Convention collectiveIDCC 493

    Mutuelle négoce de vins et spiritueux (IDCC 493) : des garanties minimales de branche, financées à 50 / 50, sans tarif conventionnel ni assureur recommandé

    La convention des vins, cidres, jus de fruits, sirops, spiritueux et liqueurs de France (IDCC 493) encadre la protection sociale par deux accords du 9 octobre 2020, étendus en 2021 et révisés le 29 mars 2024. Tous les salariés, cadres et non-cadres, sont couverts dès leur entrée dans l'entreprise par un tableau de garanties santé et par une prévoyance complète : incapacité et invalidité à 75 % du salaire, capital décès de 150 à 250 %, rentes de conjoint, d'éducation et de handicap. La branche fixe les garanties et le partage des cotisations, pas leur prix.

    Les accords le disent dès leur article 1ᵉʳ : le choix de l'organisme assureur incombe à l'employeur, après avis des représentants du personnel lorsqu'ils existent. Il n'existe ni organisme recommandé, ni taux de cotisation de branche : le tarif dépend du contrat que vous négociez.

    La branche en bref

    IDCC 493
    Convention
    Convention collective nationale des vins, cidres, jus de fruits, sirops, spiritueux et liqueurs de France du 13 février 1969, étendue ; révisée par l'avenant du 5 novembre 2012, qui n'a pas été étendu
    IDCC
    493 — industries et commerces en gros des vins, cidres, spiritueux, sirops, jus de fruits et boissons diverses ; les maisons de Champagne appliquent en outre la convention régionale du champagne
    Régime santé
    Accord du 9 octobre 2020, étendu par arrêté du 2 juillet 2021, modifié par l'avenant du 29 mars 2024, étendu par arrêté du 29 janvier 2025
    Régime prévoyance
    Accord du 9 octobre 2020, étendu par arrêté du 2 juillet 2021, modifié par l'avenant du 29 mars 2024, étendu par arrêté du 4 décembre 2024
    Organisme recommandé
    Aucun : l'article 1ᵉʳ des deux accords confie le choix de l'assureur à l'employeur, après avis des représentants du personnel
    Cotisation de branche
    Aucun taux conventionnel : seule la répartition est fixée, 50 % employeur et 50 % salarié, que l'entreprise ne peut qu'améliorer en faveur du salarié
    50 %
    de la cotisation santé et de la cotisation prévoyance de base à la charge de l'employeur au minimum, le solde étant retenu sur la paie du salarié
    75 %
    du salaire brut en incapacité de travail et en invalidité de 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie, sécurité sociale comprise, et 45 % en invalidité de 1ʳᵉ catégorie
    150 à 250 %
    du salaire annuel brut en capital décès selon la situation de famille, plus 50 % par enfant supplémentaire et 4 005 € d'allocation obsèques en 2026
    30 à 82 jours
    de maintien de salaire à 100 % pour un ouvrier ou un employé après un an d'ancienneté, suivis de 45 à 82 jours à 75 % ; jusqu'à 6 mois à 100 % pour un cadre

    Des garanties imposées, un prix libre

    Les accords du 9 octobre 2020 fixent un tableau de garanties santé et une grille de prévoyance que tout contrat doit au moins reprendre. Ils ne fixent en revanche aucun taux : la cotisation est celle de l'assureur que vous retenez, et elle se partage à 50 / 50 entre l'entreprise et le salarié, sauf répartition plus favorable.

    Tous les salariés dès l'entrée, cadres et non-cadres

    Aucune condition d'ancienneté, ni en santé ni en prévoyance. Les contrats de trois mois au plus et les temps partiels de quinze heures au plus par semaine relèvent du versement santé. Sept cas de dispense sont prévus, sur demande écrite dans les quinze jours de l'embauche.

    Une prévoyance qui prend le relais d'un maintien de salaire généreux

    La convention maintient le salaire à 100 % puis à 75 %, avec des durées qui diffèrent pour les ouvriers et employés, les agents de maîtrise et les cadres. La prévoyance intervient « en relais et complément » à 75 % du salaire, ou après 90 jours d'arrêt continu pour un salarié de moins d'un an d'ancienneté.

    Vos obligations

    Ce que la convention des vins et spiritueux (IDCC 493) impose au-delà de la loi

    La loi impose à tout employeur une complémentaire santé collective couvrant au moins le panier de soins ANI, financée à 50 %. Dans le négoce des vins et spiritueux, la branche a d'abord créé en 2003 une prévoyance réservée aux non-cadres, puis conclu le 1ᵉʳ avril 2015 deux accords sur la santé et la prévoyance. Tous ces textes sont aujourd'hui abrogés et remplacés par deux accords du 9 octobre 2020, étendus par arrêté du 2 juillet 2021 publié au Journal officiel du 14 juillet 2021. Ils s'appliquent depuis le 1ᵉʳ janvier 2021 aux entreprises adhérentes des organisations signataires et depuis le 1ᵉʳ août 2021 à toutes les autres.

    Ces accords ont une logique propre, différente de celle des branches qui mutualisent leur régime chez un assureur. Ils définissent des garanties minimales obligatoires, en santé comme en prévoyance, ouvertes à l'ensemble des salariés cadres et non cadres dès leur entrée dans les effectifs. Ils y ajoutent des grilles optionnelles, plus généreuses, proposées « à titre indicatif » aux entreprises qui veulent aller plus loin. Ils fixent enfin une répartition par défaut des cotisations, 50 % pour l'employeur et 50 % pour le salarié. Ils ne contiennent ni taux de cotisation, ni organisme recommandé : une maison de négoce de dix salariés et un producteur de sirops de deux cents salariés sont soumis aux mêmes garanties, mais pas au même tarif.

    Deux avenants du 29 mars 2024 ont mis les textes à jour. Celui qui porte sur la prévoyance, étendu par arrêté du 4 décembre 2024, précise que les indemnités journalières complémentaires interviennent « en relais et complément » du maintien de salaire conventionnel et ajoute une seconde grille optionnelle. Celui qui porte sur la santé, étendu par arrêté du 29 janvier 2025, intègre le forfait patient urgences, le transport sanitaire et les séances chez le psychologue. Un accord du 28 juin 2024, étendu le 4 décembre 2024, définit les salariés qui entrent dans la catégorie des cadres pour la protection sociale complémentaire.

    Vos obligations en synthèse
    DispositionCe que ça impliqueStatut
    Complémentaire santéTous les salariés dès l'entrée dans les effectifs, garanties au moins égales au tableau de l'article 3.1, chez l'assureur de votre choixImposé par la branche
    Financement santéPas de tarif conventionnel ; 50 % employeur et 50 % salarié, répartition que l'entreprise ne peut modifier qu'en faveur du salariéImposé par la branche
    Prévoyance pour tout le personnelIncapacité 75 %, invalidité 45 ou 75 %, décès 150 à 250 %, double effet, obsèques 1 PMSS, rente de conjoint 10 %, rente éducation 8 à 12 %, rente handicap 500 € par moisImposé par la branche
    Financement prévoyancePas de taux conventionnel ; 50 % employeur et 50 % salarié, sous réserve de l'obligation propre aux cadresImposé par la branche
    Prévoyance des cadres à 1,50 % de la tranche 1À la charge exclusive de l'employeur, affectée pour plus de la moitié au décès : obligation de l'ANI du 17 novembre 2017, rappelée par l'article 4 de l'accordObligatoire (loi)
    Maintien de salaire conventionnelAprès 1 an d'ancienneté : 100 % puis 75 %, durées distinctes pour les ouvriers et employés, les agents de maîtrise et les cadresImposé par la branche
    Choix de l'assureur et du niveau de garantiesLibre : aucun organisme recommandé, régimes optionnels simplement indicatifsVous restez libre
    Attention
    La convention existe en deux versions. Le texte du 13 février 1969 est étendu et s'impose à toutes les entreprises de la branche. Sa révision par l'avenant du 5 novembre 2012 n'a pas été étendue : elle ne lie que les entreprises adhérentes de l'organisation patronale signataire. La différence se voit surtout sur le délai de carence du maintien de salaire, détaillé plus bas.

    Régime santé

    Mutuelle du négoce de vins et spiritueux (IDCC 493) : garanties, bénéficiaires et dispenses

    Le régime de base couvre l'ensemble des salariés, cadres et non cadres, à compter de leur date d'entrée dans les effectifs. Sont également bénéficiaires les salariés dont le contrat est suspendu pour maladie ou accident et indemnisés par la sécurité sociale, ceux qui perçoivent un maintien de salaire ou des indemnités journalières complémentaires financées au moins en partie par l'entreprise, et les mandataires sociaux assimilés à des salariés, sous réserve d'une décision du conseil d'administration lorsqu'ils n'ont pas de contrat de travail. Seule la couverture du salarié « isolé » est obligatoire. Le conjoint et les enfants peuvent être couverts par une extension « duo » ou « famille », souscrite collectivement par l'employeur ou individuellement par le salarié : l'accord en définit les bénéficiaires, pas le prix.

    Le tableau de l'article 3.1 exprime les remboursements en complément de la sécurité sociale, sauf pour les paniers 100 % Santé. En médecine de ville, il prévoit 60 % de la base de remboursement pour les consultations, les actes de spécialistes, l'imagerie, les analyses et les auxiliaires médicaux, 40 % lorsque le médecin n'adhère pas à un dispositif de pratique tarifaire maîtrisée. À l'hôpital, les frais de séjour sont pris aux frais réels en établissement conventionné, les honoraires à 300 % de la base, 200 % hors dispositif, le forfait journalier sans limite de durée, la chambre particulière à 70 € par jour et le lit d'accompagnant d'un enfant de moins de 16 ans à 25 € par jour. En dentaire, les prothèses à honoraires libres sont remboursées à 300 % de la base et l'orthodontie prise en charge à 110 % ; l'implantologie et la parodontologie ne figurent que dans le régime optionnel. En optique, hors équipements 100 % Santé, chaque verre est remboursé 80 €, 150 € ou 250 € selon sa complexité, la monture 100 € pour un adulte et 50 € pour un enfant, les lentilles 150 € par an et la chirurgie 200 € par œil.

    S'y ajoutent des forfaits : 50 € par an pour les médicaments prescrits non remboursés, 50 € pour les vaccins non remboursés, 50 € pour l'ostéodensitométrie, 156,45 € d'allocation maternité, 156,45 € par an pour une cure thermale, trois séances de médecine douce à 30 € par an. Les aides auditives hors 100 % Santé sont prises à 150 % de la base, dans la limite légale de 1 700 € par oreille. L'arrêté d'extension du 29 janvier 2025 n'a validé ce tableau que sous réserve du respect du panier de soins minimal de l'article D. 911-1 du code de la sécurité sociale : le contrat doit donc couvrir, en tout état de cause, l'intégralité du ticket modérateur.

    Les dispenses sont à l'initiative du salarié, par écrit, dans les quinze jours de la mise en place du régime ou de l'embauche. Sept cas sont prévus : CDD ou contrat de mission d'au moins douze mois avec une couverture individuelle justifiée ; CDD ou contrat de mission de moins de douze mois, sans condition ; salariés à temps partiel et apprentis dont la cotisation atteindrait 10 % de la rémunération brute ; bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ; salariés couverts par un contrat individuel lors de la mise en place ou de l'embauche, jusqu'à son échéance ; contrats dont la couverture collective durerait moins de trois mois, avec un contrat responsable par ailleurs ; salariés déjà couverts à titre collectif et obligatoire, y compris comme ayants droit, par un contrat Madelin, le régime local d'Alsace-Moselle, le régime des industries électriques et gazières ou une mutuelle de la fonction publique. Ce dernier cas se justifie chaque année.

    Garanties minimales du régime de base (en complément de la sécurité sociale, tableau de l'article 3.1 modifié le 29 mars 2024)
    PosteNiveau conventionnel de baseStatut
    HospitalisationFrais de séjour aux frais réels en établissement conventionné ; honoraires 300 % BR (200 % hors DPTAM) ; forfait journalier sans limite ; chambre particulière 70 € et lit d'accompagnant 25 € par jour ; forfait patient urgencesImposé par la branche
    Soins courantsConsultations, spécialistes, imagerie, analyses, auxiliaires : 60 % BR (40 % hors DPTAM) ; pharmacie et transport remboursés : ticket modérateur ; psychologues remboursés : ticket modérateurImposé par la branche
    Dentaire100 % Santé sans reste à charge ; soins : ticket modérateur ; prothèses à honoraires libres et inlays-onlays 300 % BR ; orthodontie remboursée 110 % BR ; implants et parodontologie : néantImposé par la branche
    OptiqueClasse A sans reste à charge ; verre simple 80 €, complexe 150 €, très complexe 250 € ; monture 100 € (enfant 50 €) ; lentilles 150 € par an ; chirurgie 200 € par œilImposé par la branche
    Aides auditives et appareillageClasse I sans reste à charge ; classe II 150 % BR, plafond légal 1 700 € par oreille tous les 4 ans ; orthopédie et prothèses 100 % BRImposé par la branche
    ForfaitsMaternité 156,45 € ; cure thermale 156,45 € par an ; médicaments non remboursés 50 € ; vaccins non remboursés 50 € ; ostéodensitométrie 50 € ; médecine douce 3 x 30 € par anImposé par la branche
    Régime optionnel indicatif300 % BR en ville, honoraires hospitaliers aux frais réels, prothèses dentaires 450 %, orthodontie 350 %, implants 750 € par an, verres 160 à 350 €, médecine douce 5 x 50 €Vous restez libre
    Attention
    Les salariés dont le contrat dure trois mois au plus, nombreux pendant les vendanges et les mises en bouteille, et ceux qui travaillent quinze heures au plus par semaine relèvent exclusivement du « versement santé » : ils ne sont pas affiliés au contrat collectif, mais l'employeur leur verse une aide calculée selon l'article D. 911-8 du code de la sécurité sociale, à condition qu'ils justifient d'un contrat responsable souscrit par ailleurs.

    Cotisations santé

    Combien coûte la mutuelle d'une maison de négoce (IDCC 493), et qui paie quoi

    C'est la particularité de cette branche : aucun texte ne fixe le montant de la cotisation. L'accord du 9 octobre 2020 ne contient ni taux exprimé en pourcentage du plafond de la sécurité sociale, ni montant en euros, et l'avenant du 29 mars 2024 n'en ajoute pas. Le prix de la mutuelle résulte donc du contrat que l'entreprise négocie avec l'assureur de son choix, en fonction de son effectif, de l'âge moyen de ses salariés, de sa région et du niveau de garanties retenu. Toute page qui annoncerait un « tarif conventionnel » pour l'IDCC 493 serait inexacte.

    Ce que l'article 4 fixe, c'est la répartition. À défaut d'accord collectif, d'accord référendaire ou de décision unilatérale prévoyant autre chose, la cotisation du salarié isolé est prise en charge à 50 % par l'employeur et 50 % par le salarié. L'accord précise que cette répartition « ne pourrait être qu'améliorée au bénéfice du salarié » : l'entreprise peut payer 60 %, 80 % ou la totalité, jamais moins de la moitié. À titre d'illustration, et sans que ce chiffre ait la moindre valeur conventionnelle, un contrat facturé 1 % du plafond mensuel coûterait 40,05 € par mois en 2026, soit 20,03 € pour l'employeur et 20,02 € pour le salarié.

    Les extensions duo et famille ne sont pas soumises à cette répartition : lorsqu'elles sont souscrites individuellement par le salarié, elles restent à sa charge ; lorsque l'employeur les rend collectives et obligatoires, il en fixe le financement dans son acte de mise en place. Pendant une suspension du contrat indemnisée, qu'il s'agisse d'un maintien de salaire, d'indemnités journalières complémentaires ou, depuis l'avenant de 2024, d'un revenu de remplacement comme l'allocation d'activité partielle, les garanties sont maintenues et chacun continue de payer sa part. Pendant un congé non rémunéré, le salarié peut demander à rester couvert en réglant l'intégralité de la cotisation. La portabilité des anciens salariés indemnisés par l'assurance chômage, douze mois au plus, est financée par mutualisation, sans cotisation supplémentaire.

    Financement de la complémentaire santé (article 4 de l'accord du 9 octobre 2020)
    PosteRègleStatut
    Montant de la cotisationNon fixé par la branche : tarif du contrat négocié par l'entrepriseVous restez libre
    Part de l'employeur, salarié isolé50 % au minimum de la cotisation du régime de baseImposé par la branche
    Part du salarié50 % au maximum, retenus sur la paieImposé par la branche
    Répartition plus favorablePossible par accord collectif, référendum ou décision unilatérale, uniquement au bénéfice du salariéVous restez libre
    Conjoint et enfants (duo, famille)Extension facultative, à la charge du salarié sauf si l'employeur la rend collectiveVous restez libre
    Versement santéContrats de 3 mois au plus et temps partiels de 15 heures au plus : aide calculée selon l'article D. 911-8, à la place de l'affiliationObligatoire (loi)
    Suspension du contrat indemniséeGaranties maintenues, cotisations partagées comme en activité, activité partielle comprise depuis 2024Imposé par la branche
    Attention
    L'absence de tarif de branche a une conséquence pratique : deux entreprises voisines peuvent payer des prix très différents pour les mêmes garanties. Faites chiffrer le tableau de l'article 3.1 ligne à ligne, et demandez séparément le prix du régime optionnel : l'écart est souvent faible au regard du gain sur les dépassements d'honoraires et le dentaire.

    Arrêt de travail

    Maintien de salaire : trois barèmes, pour les ouvriers et employés, les agents de maîtrise et les cadres

    La convention traite la maladie dans trois textes. Pour les ouvriers et employés, l'article 27 du texte de 1969, étendu, s'applique au personnel permanent ayant au moins un an d'ancienneté, sous réserve d'une prise en charge par la sécurité sociale. En maladie ou accident de trajet, le salaire est maintenu à 100 % pendant 30 jours puis à 75 % pendant 45 jours ; ces durées passent à 45 et 60 jours après cinq ans, 55 et 60 jours après quinze ans, 72 et 72 jours après vingt-cinq ans, 82 et 82 jours après trente ans. L'indemnisation court à compter du onzième jour d'absence en maladie et du premier jour en accident du travail, cas dans lequel la condition d'ancienneté est ramenée à la période d'essai. Les indemnités journalières de la sécurité sociale sont déduites, ainsi que celles de la prévoyance pour la part financée par l'employeur, et le total ne peut pas dépasser le salaire net d'activité. Les indemnités déjà versées au cours des douze mois précédents s'imputent sur les durées.

    La version révisée par l'avenant du 5 novembre 2012 reprend le même barème à son article III.9.1, mais fait partir l'indemnisation du huitième jour et ajoute que l'ensemble ne peut pas être moins favorable que le maintien légal de l'article D. 1226-2 du code du travail. Cette révision n'étant pas étendue, elle ne lie que les entreprises adhérentes. Pour les autres, la règle est la suivante : le texte de 1969 s'applique, mais le maintien légal, qui débute au huitième jour à 90 % du salaire brut, s'impose chaque fois qu'il est plus favorable. En pratique, un employeur non adhérent verse donc le complément légal du huitième au dixième jour, puis le barème conventionnel à 100 %.

    Les agents de maîtrise et agents techniques relèvent de l'annexe V : après un an de présence continue, 100 % du premier au soixantième jour et 75 % du soixante et unième au cent vingtième ; après trois ans, 100 % jusqu'au quatre-vingt-dixième jour et 75 % jusqu'au cent cinquantième. Les cadres relèvent de l'annexe I : deux mois à 100 % et deux mois à 75 % après un an de présence comme cadre, trois mois à 100 % après trois ans, quatre après cinq ans, cinq après dix ans, six après quinze ans, toujours suivis de deux mois à 75 %, auxquels s'ajoutent un mois à 50 % après quinze ans et quatre mois à 50 % après vingt ans. Ces deux annexes ne prévoient pas de délai de carence, et le texte révisé confirme que l'indemnisation démarre au premier jour d'absence. Les durées s'apprécient par année civile. En accident du travail ou de trajet, la condition d'un an est réduite à la période d'essai.

    Maintien de salaire conventionnel (texte étendu de 1969 et ses annexes I et V, IJSS déduites)
    Catégorie et anciennetéDurée et tauxStatut
    Ouvriers et employés, 1 à 5 ans30 jours à 100 % puis 45 jours à 75 %, à compter du 11ᵉ jour en maladie, du 1ᵉʳ jour en accident du travailImposé par la branche
    Ouvriers et employés, 5 à 25 ans45 + 60 jours après 5 ans ; 55 + 60 jours après 15 ansImposé par la branche
    Ouvriers et employés, 25 ans et plus72 + 72 jours après 25 ans ; 82 + 82 jours après 30 ansImposé par la branche
    Agents de maîtrise et agents techniquesAprès 1 an : 60 jours à 100 % puis 60 jours à 75 % ; après 3 ans : 90 jours puis 60 jours ; dès le 1ᵉʳ jourImposé par la branche
    Cadres, 1 à 15 ans2, 3, 4 ou 5 mois à 100 % après 1, 3, 5 ou 10 ans, puis 2 mois à 75 % ; dès le 1ᵉʳ jourImposé par la branche
    Cadres, 15 ans et plus6 mois à 100 %, 2 mois à 75 %, puis 1 mois à 50 % après 15 ans et 4 mois à 50 % après 20 ansImposé par la branche
    Entreprises adhérentes (révision de 2012, non étendue)Même barème, indemnisation des ouvriers et employés dès le 8ᵉ jour, clause de sauvegarde par rapport au maintien légalImposé par la branche
    Du 8ᵉ au 10ᵉ jour, entreprises non adhérentesMaintien légal à 90 % du brut après 1 an d'ancienneté, plus favorable que le texte de 1969 sur ces trois joursObligatoire (loi)
    Attention
    Pour un salarié de moins d'un an d'ancienneté, il n'y a pas de maintien conventionnel hors accident du travail : la prévoyance de branche l'indemnise à 75 % après 90 jours d'arrêt continu. Pour un agent de maîtrise ou un cadre, l'absence de carence fait porter sur l'entreprise le coût des trois premiers jours, que la sécurité sociale n'indemnise pas.

    Régime prévoyance

    Prévoyance du négoce de vins et spiritueux (IDCC 493) : incapacité, invalidité, décès et rentes

    L'accord du 9 octobre 2020 a mis fin à une situation ancienne, dans laquelle seuls les non-cadres ayant six mois d'ancienneté bénéficiaient d'un régime conventionnel. Le régime de base couvre désormais tous les salariés, cadres et non cadres, dès leur entrée dans les effectifs, avec un tableau de garanties identique pour tous. Les prestations se calculent sur le salaire de référence : les salaires bruts des douze mois civils précédant l'événement, primes, gratifications et rappels compris, dans la limite de quatre plafonds de la sécurité sociale, soit 192 240 € en 2026.

    En incapacité de travail, le salarié perçoit 75 % du salaire brut de référence, indemnités journalières de la sécurité sociale comprises. Pour celui qui a au moins un an d'ancienneté, la garantie joue « en relais et complément » du maintien de salaire conventionnel : l'avenant du 29 mars 2024 a ajouté les mots « et complément », ce qui signifie que la prévoyance complète aussi la période où le maintien tombe à 75 % ou à 50 %, et pas seulement la période qui suit. Pour celui qui a moins d'un an d'ancienneté, elle joue après 90 jours d'arrêt continu. Le versement cesse au plus tard au 1 095ᵉ jour d'arrêt, à la reprise, à l'attribution d'une pension d'invalidité ou à la liquidation de la retraite. En invalidité, la rente est de 45 % du salaire en 1ʳᵉ catégorie et de 75 % en 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie, pension de la sécurité sociale comprise. Dans tous les cas, le total perçu ne peut pas dépasser le salaire net d'activité.

    En cas de décès, quelle qu'en soit la cause, le capital est de 150 % du salaire annuel brut pour un salarié célibataire, veuf, divorcé ou séparé sans enfant à charge, 200 % pour un salarié marié, pacsé ou en concubinage sans enfant, 250 % pour tout salarié ayant un enfant à charge, majoré de 50 % par enfant supplémentaire. Pour un salaire de 2 200 € brut par mois, cela représente 39 600 €, 52 800 € ou 66 000 €, plus 13 200 € par enfant au-delà du premier. Le capital est versé par anticipation en cas d'invalidité absolue et définitive. Le double effet verse aux enfants un second capital égal si le conjoint décède à son tour avant sa retraite. L'allocation obsèques, un plafond mensuel, soit 4 005 € en 2026, dans la limite des frais engagés, est due au décès du salarié, de son conjoint ou d'un enfant à charge.

    Trois rentes complètent l'ensemble. La rente de conjoint, viagère, est de 10 % du salaire annuel. La rente éducation est de 8 % du salaire par enfant jusqu'à 16 ans, 10 % de 16 à 18 ans et 12 % de 18 à 26 ans en cas d'études, d'apprentissage, d'alternance ou d'inscription comme demandeur d'emploi avant un premier emploi ; elle devient viagère pour un enfant invalide. La rente de survie handicap verse 500 € par mois, à vie, à chaque enfant handicapé du salarié décédé ou en invalidité absolue et définitive. Le concubin est assimilé au conjoint s'il a été déclaré à l'affiliation ou dans les six mois de la vie commune.

    Garanties minimales de prévoyance (article 3.3, en % du salaire brut de référence limité à 4 PASS)
    GarantieRégime de base · régimes optionnels n° 1 et n° 2Statut
    Incapacité de travail75 % sécurité sociale comprise, en relais et complément du maintien de salaire ou après 90 jours continus avant 1 an d'ancienneté · 80 % · 85 %Imposé par la branche
    Invalidité1ʳᵉ catégorie 45 %, 2ᵉ et 3ᵉ catégories 75 % · 48 % et 80 % · 51 % et 85 %Imposé par la branche
    Capital décès toutes causes150 % sans conjoint ni enfant, 200 % en couple, 250 % avec un enfant · 250, 300 et 400 % · 400 % dans tous les casImposé par la branche
    Majoration par enfant supplémentaire+ 50 % du salaire annuel · + 100 % · + 100 %Imposé par la branche
    Invalidité absolue et définitive, double effetCapital décès versé par anticipation ; second capital de 100 % aux enfants au décès du conjointImposé par la branche
    Allocation obsèques1 PMSS = 4 005 € en 2026 (salarié, conjoint, enfant à charge) · 150 % du PMSS = 6 007,50 €Imposé par la branche
    RentesConjoint 10 % à vie ; éducation 8 %, 10 % puis 12 % selon l'âge (optionnel : 10, 15 et 20 %) ; handicap 500 € par mois à vieImposé par la branche

    Cotisations prévoyance

    Taux de prévoyance et répartition employeur-salarié : ce que dit l'accord, ce qu'il ne dit pas

    Comme pour la santé, l'accord de prévoyance ne fixe aucun taux de cotisation. L'ancien régime des non-cadres, qui libérait l'employeur dès lors qu'il supportait une cotisation de 0,4 % de la tranche A, figurait à l'annexe VI de la convention : cette annexe est abrogée et l'accord de 2020 ne reprend aucun chiffre. Le taux est donc celui du contrat souscrit. Il dépend de la pyramide des âges, de la proportion de cadres, du niveau de garanties retenu, base ou option, et de la sinistralité de l'entreprise lorsqu'elle est assez grande pour être tarifée sur ses propres résultats.

    L'article 4 fixe la répartition par défaut : 50 % à la charge de l'employeur et 50 % à la charge du salarié, pour les non-cadres comme pour les cadres. Une décision unilatérale ne peut s'en écarter qu'au bénéfice du salarié. À titre d'illustration, et sans valeur conventionnelle, un contrat non-cadre facturé 1 % du salaire représenterait 22 € par mois pour un salaire de 2 200 € brut, soit 11 € pour l'entreprise et 11 € retenus sur la paie.

    Pour les cadres et assimilés, l'accord rappelle l'obligation issue de l'ANI du 17 novembre 2017 : l'employeur prend à sa charge exclusive une cotisation de 1,50 % de la tranche 1, dont plus de la moitié doit couvrir le décès. Pour un cadre rémunéré au plafond ou au-delà, cela représente 60,08 € par mois en 2026. L'accord autorise l'employeur à imputer sur ce 1,50 % tout ou partie de la cotisation qu'il affecte à la complémentaire santé du cadre, afin de vérifier que le seuil est atteint. L'accord du 28 juin 2024 précise qui est concerné : les ingénieurs et cadres à partir de la position 7A relèvent de l'article 2.1 de l'ANI, les agents de maîtrise et agents techniques des positions 6A et 6B de l'article 2.2, sous réserve de l'agrément de la commission paritaire de l'APEC.

    Financement de la prévoyance (article 4 de l'accord du 9 octobre 2020 ; PMSS 2026 = 4 005 €)
    CatégorieRègleStatut
    Taux de cotisationNon fixé par la branche : tarif du contrat, à garanties au moins égales à l'article 3.3Vous restez libre
    Non-cadres50 % employeur et 50 % salarié, répartition améliorable uniquement en faveur du salariéImposé par la branche
    Cadres et assimilés, tranche 11,50 % à la charge exclusive de l'employeur, plus de la moitié affectée au décès : jusqu'à 60,08 € par mois en 2026Obligatoire (loi)
    Cadres, au-delà du 1,50 %Surplus éventuel et tranche 2 partagés à 50 / 50 par défautImposé par la branche
    Imputation de la santéLa part patronale de la mutuelle du cadre peut être prise en compte pour vérifier le 1,50 %Imposé par la branche
    Catégorie des cadres (accord du 28 juin 2024)7A et au-delà : article 2.1 ; 6A et 6B : article 2.2 ; 4A à 5C : intégration facultative, à inscrire dans l'acte de mise en placeImposé par la branche
    Régimes optionnels n° 1 et n° 2Indicatifs : l'entreprise choisit d'y souscrire et en fixe le financementVous restez libre
    Attention
    Si votre contrat de prévoyance date d'avant 2021, vérifiez trois points : il doit couvrir les cadres comme les non-cadres dès l'embauche, et non plus après six mois ; il doit comporter la rente de conjoint, la rente éducation et la rente handicap de 500 € ; l'incapacité doit compléter le maintien de salaire, et pas seulement lui succéder.

    Choix de l'assureur

    Aucun organisme recommandé : comment choisir, et le cas particulier des vins de Champagne

    Les deux accords contiennent la même phrase : « Le choix de l'organisme assureur incombe à l'employeur, qui recueille préalablement l'avis des représentants du personnel lorsqu'ils existent. » La branche n'a donc ni désigné ni recommandé d'organisme au sens de l'article L. 912-1 du code de la sécurité sociale, et n'a pas constitué de fonds de solidarité mutualisé. Elle s'est dotée d'une commission paritaire de suivi, réunie au moins une fois par an, qui observe la mise en œuvre des accords et peut proposer des évolutions de garanties. Mutuelle, institution de prévoyance ou société d'assurance : tous les organismes sont sur un pied d'égalité, pourvu que le contrat verse « au moins » les garanties minimales obligatoires.

    Cette liberté suppose un peu de méthode. En santé, demandez à l'assureur une attestation de conformité au tableau de l'article 3.1 dans sa version du 29 mars 2024, forfait patient urgences et psychologues compris. En prévoyance, vérifiez la présence des huit garanties de l'article 3.3, la mention « en relais et complément » du maintien de salaire et l'absence de condition d'ancienneté. Faites chiffrer les régimes optionnels : la branche les a conçus comme des repères, avec une incapacité à 80 ou 85 % et un capital décès porté jusqu'à 400 % du salaire. L'acte de mise en place, par exemple une décision unilatérale, doit viser les accords du 9 octobre 2020, reprendre la répartition retenue et les sept cas de dispense.

    Si vous réservez des garanties aux cadres, l'accord du 28 juin 2024 vous offre une faculté : intégrer à cette catégorie les agents de maîtrise et agents techniques des positions 4A à 5C, sous réserve de l'agrément de l'APEC. Ce choix doit être écrit dans l'acte qui institue le régime, faute de quoi les exonérations sociales sont fragilisées. Les maisons de Champagne constituent un cas à part : elles appliquent la convention régionale du champagne, qui possède ses propres régimes de prévoyance pour les non-cadres (articles C. 31 et suivants) et pour les cadres (articles C. 32 et suivants). L'accord tripartite du 4 décembre 2024, étendu par arrêté du 5 mars 2025, y a redéfini les catégories : ingénieurs et cadres à partir de la position Ia pour l'article 2.1, techniciens et agents d'encadrement de coefficient 300 à 325 pour l'article 2.2, intégration facultative des coefficients 241 à 299, et maintien possible des coefficients 210 à 240 qui relevaient de l'ancien article 36 jusqu'au 31 décembre 2024.

    Ce que la branche fixe et ce qu'elle laisse à l'entreprise
    CritèreRègleStatut
    Organisme assureurLibre choix de l'employeur, après avis du CSE lorsqu'il existe ; aucun organisme recommandéVous restez libre
    Garanties santéAu moins le tableau de l'article 3.1, ligne à ligne, et en tout état de cause le panier de soins légalImposé par la branche
    Garanties prévoyanceAu moins les huit garanties de l'article 3.3, pour tous les salariés dès l'entréeImposé par la branche
    Niveau optionnelUn régime optionnel en santé, deux en prévoyance, proposés à titre indicatifVous restez libre
    Catégories cadres et non-cadresDéfinies par l'accord du 28 juin 2024 ; positions 4A à 5C intégrables sur décision de l'entreprise, avec agrément de l'APECImposé par la branche
    FormalismeDUE, accord collectif ou référendum visant les accords du 9 octobre 2020 ; notices remises aux salariés ; dispenses écritesObligatoire (loi)
    Maisons de ChampagneRégimes propres de la convention du champagne ; catégories redéfinies par l'accord du 4 décembre 2024Imposé par la branche

    Récapitulatif : ce qui s'impose et ce qui reste ouvert

    Dans le négoce des vins, cidres, jus de fruits, sirops, spiritueux et liqueurs, la branche impose des garanties minimales et un partage des cotisations à parts égales, mais laisse à chaque entreprise le choix de l'assureur, du prix et du niveau de couverture.

    Obligatoire (loi)

    Imposé par la loi

    S'applique à toute entreprise employeur

    • Contrat responsable et panier de soins ANIPlancher légal, que l'arrêté d'extension du 29 janvier 2025 rappelle expressément
    • Prévoyance des cadres à 1,50 % de la tranche 1À la charge de l'employeur, jusqu'à 60,08 € par mois en 2026
    • Portabilité jusqu'à 12 moisSanté et prévoyance, financée par mutualisation
    • Maintien légal dès le 8ᵉ jourS'impose aux entreprises non adhérentes lorsque le texte de 1969 est moins favorable
    Imposé par la branche

    Imposé par la convention

    Accords du 9 octobre 2020, avenants du 29 mars 2024, accord du 28 juin 2024

    • Santé pour tous dès l'entréeTableau de l'article 3.1 : honoraires hospitaliers 300 %, prothèses dentaires 300 %, verres 80 à 250 €
    • Prévoyance cadres et non-cadresIncapacité et invalidité 75 %, décès 150 à 250 %, trois rentes, obsèques 4 005 €
    • Répartition 50 / 50En santé comme en prévoyance, améliorable uniquement en faveur du salarié
    • Maintien de salaire à 100 % puis 75 %30 à 82 jours pour les ouvriers et employés, 60 à 90 jours pour la maîtrise, 2 à 6 mois pour les cadres
    Vous restez libre

    Vous restez libre

    Rien ne vous est imposé sur ces points

    • L'assureurAucun organisme recommandé, avis des représentants du personnel seulement
    • Le tarifAucun taux de branche : à négocier, à garanties au moins égales
    • Les régimes optionnelsGrilles indicatives : incapacité à 80 ou 85 %, décès jusqu'à 400 %
    • La couverture du conjoint et des enfantsExtensions duo et famille, collectives ou individuelles

    Mettre votre entreprise en règle, étape par étape

    1. Vérifiez votre IDCC

      493 pour le négoce et la production de vins, cidres, spiritueux, jus et sirops (codes 11.01Z, 11.02A, 11.02B, 11.03Z, 11.04Z, 11.07B, 10.32Z, 20.14Z, 46.34Z) ; le commerce de détail de boissons (47.25Z) ne figure pas dans cette liste et relève en principe de la convention du commerce de détail alimentaire non spécialisé (IDCC 1505), qui a sa propre fiche.

    2. Partez des accords du 9 octobre 2020

      Tableau santé de l'article 3.1 et grille de prévoyance de l'article 3.3, dans leur version du 29 mars 2024.

    3. Mettez les assureurs en concurrence

      Aucun organisme recommandé : faites chiffrer la base et les options, et exigez une attestation de conformité.

    4. Fixez le financement

      50 % au moins pour l'employeur en santé et en prévoyance, 1,50 % de la tranche 1 à votre charge pour les cadres et assimilés.

    5. Formalisez et informez

      DUE ou accord, avis du CSE, notices, dispenses écrites dans les quinze jours, catégories de l'accord du 28 juin 2024.

    Pour formaliser la mise en place, utilisez le modèle de DUE prêt à personnaliser.

    Questions fréquentes, Vins, cidres, jus de fruits, spiritueux

    Oui, pour tous les salariés, cadres et non cadres, dès leur entrée dans les effectifs. L'accord du 9 octobre 2020, étendu par arrêté du 2 juillet 2021, impose un régime de base dont le tableau de garanties figure à l'article 3.1. Seuls les contrats de trois mois au plus et les temps partiels de quinze heures au plus par semaine en sont exclus : ils relèvent du versement santé.

    Des garanties de branche à respecter, un tarif à négocier

    Décrivez votre maison en 3 minutes : un conseiller vérifie la conformité de votre mutuelle et de votre prévoyance aux accords du 9 octobre 2020, chiffre le régime de base et les options, et vous accompagne sur la DUE et les catégories de salariés.

    Comparer les offres

    Autres conventions collectives

    Sources : Convention collective nationale des vins, cidres, jus de fruits, sirops, spiritueux et liqueurs de France du 13 février 1969, IDCC 493, étendue : article 27, annexe I « Ingénieurs et cadres » et annexe V « Agents de maîtrise et agents techniques » ; version révisée par l'avenant du 5 novembre 2012, non étendue, articles III.9.1 à III.9.3 (Légifrance, KALICONT000005635438) · Accord du 9 octobre 2020 relatif à un régime complémentaire frais de santé, étendu par arrêté du 2 juillet 2021 (JORF du 14 juillet 2021), tableaux publiés au BOCC 2020-51 ; avenant du 29 mars 2024, étendu par arrêté du 29 janvier 2025 (JORF du 14 février 2025) · Accord du 9 octobre 2020 relatif à un régime de prévoyance, étendu par arrêté du 2 juillet 2021 ; avenant du 29 mars 2024, étendu par arrêté du 4 décembre 2024 (JORF du 12 décembre 2024) ; accord du 28 juin 2024 sur la catégorie objective de salariés, étendu par arrêté du 4 décembre 2024 ; accord du 4 décembre 2024 relatif aux vins de Champagne, étendu par arrêté du 5 mars 2025 · Articles L. 911-1, L. 911-7, L. 911-7-1, L. 911-8, L. 912-1, R. 242-1-1, D. 911-1, D. 911-2 et D. 911-8 du code de la sécurité sociale ; articles L. 1226-1 et D. 1226-1 à D. 1226-3 du code du travail ; ANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres ; plafond de la sécurité sociale 2026 (PMSS 4 005 €, PASS 48 060 €)