Mutuelle commerce de détail alimentaire (IDCC 2216) : pas de régime santé de branche et une prévoyance à 0,56 %
La convention du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire (IDCC 2216) ne prévoit aucun régime frais de santé : c'est le socle légal, financé à 50 % au minimum, qui s'applique à vos salariés. Elle impose en revanche aux non-cadres un régime de prévoyance invalidité-décès financé à 0,56 % du salaire, dont 0,31 % pour l'employeur.
La branche en bref
IDCC 2216- Convention
- Commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire du 12 juillet 2001
- IDCC
- 2216 (brochure 3305)
- Régime santé
- Aucun régime de branche : socle légal ANI et contrat responsable uniquement
- Régime prévoyance
- Titre XIII, accord du 28 septembre 2006, révisé en 2012, 2015 et 2018 (effet 1ᵉʳ janvier 2019)
- Organisme historique
- ISICA Prévoyance (aujourd'hui AG2R Prévoyance), désigné en 2006
- Organisme imposé
- Aucun : désignation caduque, libre choix à garanties équivalentes
- 50 % minimum
- participation employeur sur la mutuelle, seule règle applicable faute de régime de branche
- 0,56 %
- cotisation prévoyance des non-cadres sur tranches 1 et 2, dont 0,31 % employeur et 0,25 % salarié
- 50 à 100 %
- du salaire de référence en capital décès selon la situation de famille, + 50 % par enfant à charge
- 1 an
- d'ancienneté dans l'entreprise avant l'ouverture des droits et le début des cotisations
En santé, rien de plus que la loi
Aucun accord de branche n'a jamais été conclu sur la complémentaire santé dans la grande distribution alimentaire. Le panier de soins ANI, le contrat responsable et la participation employeur de 50 % sont vos seules références ; les enseignes négocient leurs propres accords d'entreprise.
Une prévoyance ciblée : décès et invalidité
Le titre XIII couvre les non-cadres pour le décès, les frais d'obsèques, la rente éducation et l'invalidité, avec un capital modulé selon la famille. Il ne prévoit pas d'indemnités journalières d'incapacité temporaire : c'est la principale différence avec les autres branches du commerce.
Les cadres n'ont pas de régime de branche
Le titre XIII ne vise que les non-cadres. Pour vos cadres (niveaux 7 à 9), seule l'obligation ANI de 1,50 % de la tranche 1 s'applique ; depuis 2025, les niveaux 5 et 6 peuvent leur être rattachés pour la protection sociale.
Vos obligations
Ce que la convention IDCC 2216 impose au-delà de la loi
Toute entreprise du secteur privé doit financer à 50 % au minimum une complémentaire santé collective conforme au panier de soins ANI, pour tous ses salariés dès l'embauche. Dans le commerce à prédominance alimentaire, cette obligation légale est aussi la seule obligation en santé : la convention collective ne contient aucun régime frais de santé, ni désigné, ni recommandé, ni même minimal. La base officielle des conventions collectives ne recense aucun accord de branche sur le sujet.
Cette absence s'explique par la structure de la branche : quelques grandes enseignes intégrées ou franchisées y emploient la majorité des salariés et disposent de leurs propres accords d'entreprise, souvent plus généreux que ce qu'une négociation de branche aurait produit. Pour un supermarché indépendant, une supérette ou un grossiste, cela signifie une liberté totale de choix, mais aussi l'absence de tarif mutualisé et de garanties de référence.
La prévoyance est l'exception. Le titre XIII de la convention, issu de l'accord du 28 septembre 2006, impose à toutes les entreprises un régime « invalidité-décès » pour les salariés non cadres ayant un an d'ancienneté : capital décès, frais d'obsèques, rente éducation et rente d'invalidité. Son financement a été porté à 0,56 % au 1ᵉʳ janvier 2019 par l'avenant du 14 décembre 2018, étendu le 3 décembre 2019.
| Disposition | Ce que ça implique | Statut |
|---|---|---|
| Complémentaire santé pour tous les salariés | Socle légal ANI et contrat responsable, financés à 50 % au minimum, dès l'embauche et sans ancienneté | Obligatoire (loi) |
| Régime santé de branche | Inexistant : aucun accord frais de santé n'a été conclu dans la branche | Vous restez libre |
| Prévoyance invalidité-décès des non-cadres (titre XIII) | Capital décès, obsèques, rente éducation, invalidité, après 1 an d'ancienneté dans l'entreprise | Imposé par la branche |
| Cotisation prévoyance de 0,56 % | Sur tranches 1 et 2 limitées à 4 plafonds, 0,31 % employeur et 0,25 % salarié, due dès le mois du 1ᵉʳ anniversaire | Imposé par la branche |
| Prévoyance des cadres | Aucun régime de branche : 1,50 % de la tranche 1 à la charge de l'employeur au titre de l'ANI, affecté en priorité au décès | Obligatoire (loi) |
| Portabilité | Maintien gratuit des garanties de prévoyance pendant le chômage indemnisé, jusqu'à 12 mois (art. 13.18) | Obligatoire (loi) |
| Choix de l'organisme assureur | ISICA Prévoyance désigné en 2006 ; désignation caduque, contrat existant admis à garanties équivalentes (art. 13.15) | Vous restez libre |
Régime santé
Mutuelle en grande distribution alimentaire (IDCC 2216) : ce qui s'applique vraiment
Faute de régime conventionnel, votre couverture santé relève entièrement du droit commun. Le contrat doit être collectif, obligatoire et responsable, couvrir au minimum le panier de soins de l'article D. 911-1 du code de la sécurité sociale et respecter les planchers et plafonds du contrat responsable, dont le 100 % Santé en optique, dentaire et audiologie. La participation de l'employeur ne peut être inférieure à 50 % de la cotisation du régime obligatoire.
Les métiers de la branche ont des besoins bien identifiés : caisse et mise en rayon à forte pénibilité physique, horaires matinaux, part importante de temps partiels et d'étudiants, turnover élevé. Les contrats adaptés au secteur renforcent l'hospitalisation, l'ostéopathie et les médecines douces, et prévoient une gestion simple des dispenses et des entrées-sorties. C'est un choix d'entreprise, pas une obligation.
Les grandes enseignes ont chacune leur accord : un salarié qui passe d'un groupe intégré à un indépendant change de couverture, parfois nettement. Pour un indépendant qui recrute, une mutuelle d'un niveau comparable à celui des enseignes est un argument concret ; pour un franchisé, le contrat-cadre du réseau est souvent la solution la plus simple, sans être obligatoire.
| Règle | Statut dans la branche | Statut |
|---|---|---|
| Panier de soins ANI et contrat responsable | Seul minimum applicable, pour tous les salariés dès l'embauche | Obligatoire (loi) |
| Participation employeur | 50 % de la cotisation du régime obligatoire au minimum, davantage par accord ou décision unilatérale | Obligatoire (loi) |
| Grille de garanties de branche | Aucune : ni tableau minimal, ni organisme, ni taux conventionnel | Vous restez libre |
| Accords d'enseigne | Fréquents dans les groupes intégrés ; ils ne s'appliquent qu'aux entreprises qui les ont signés | Vous restez libre |
| Couverture des ayants droit | Facultative, à la charge du salarié sauf décision de l'employeur formalisée | Vous restez libre |
| Portabilité santé | Maintien gratuit jusqu'à 12 mois pendant le chômage indemnisé, article L. 911-8 | Obligatoire (loi) |
Régime prévoyance
Prévoyance invalidité-décès (IDCC 2216) : ce que couvre le titre XIII
Le régime bénéficie à l'ensemble des salariés non cadres ayant un an d'ancienneté dans l'entreprise, quel que soit leur contrat. Les non-cadres sont ceux qui ne relèvent pas de l'article 2.1 de l'ANI du 17 novembre 2017, soit les niveaux 1 à 6 de la classification ; les cadres des niveaux 7 à 9 en sont exclus et doivent être couverts par un contrat propre. Le salaire de référence est la rémunération brute des douze derniers mois, limitée à quatre plafonds.
Le capital décès est modulé par la situation de famille : 100 % du salaire de référence pour un salarié marié, pacsé depuis deux ans ou en concubinage notarié, 50 % pour un célibataire, et dans les deux cas + 50 % par enfant à charge, sans plafond. Un parent de trois enfants en couple perçoit ainsi 250 % de son salaire annuel. Le capital est versé par anticipation en invalidité absolue et définitive, et doublé au profit des enfants si le conjoint décède à son tour.
L'invalidité, réformée en 2019, est indemnisée à 42 % du salaire de référence en 1ʳᵉ catégorie ou incapacité permanente de 33 à 66 %, et 65 % en 2ᵉ et 3ᵉ catégorie ou incapacité supérieure à 66 %, sécurité sociale déduite, jusqu'à la retraite. En revanche, aucune indemnité journalière d'incapacité temporaire n'est prévue par la branche : entre la fin du maintien de salaire conventionnel et un éventuel passage en invalidité, le salarié ne perçoit que la sécurité sociale, sauf contrat d'entreprise plus favorable.
| Garantie | Niveau prévu par la convention | Statut |
|---|---|---|
| Capital décès, salarié en couple | 100 % du salaire de référence sans enfant, 150 % avec un enfant, 200 % avec deux, + 50 % par enfant supplémentaire | Imposé par la branche |
| Capital décès, salarié seul | 50 % du salaire de référence sans enfant, 100 % avec un enfant, 150 % avec deux, + 50 % par enfant supplémentaire | Imposé par la branche |
| Invalidité absolue et définitive | Capital décès versé par anticipation en 3ᵉ catégorie ou incapacité totale avec tierce personne | Imposé par la branche |
| Double effet | Second capital identique aux enfants encore à charge au décès du conjoint non remarié | Imposé par la branche |
| Frais d'obsèques | Un plafond mensuel de la sécurité sociale, dans la limite des frais engagés | Imposé par la branche |
| Rente éducation (OCIRP) | 4 % du salaire de référence par enfant de moins de 11 ans, 6 % de 11 à 18 ans, 9 % de 18 à 26 ans en cas d'études ; viagère pour un enfant handicapé | Imposé par la branche |
| Invalidité et incapacité permanente | 42 % du salaire de référence en 1ʳᵉ catégorie ou IPP de 33 à 66 % ; 65 % en 2ᵉ et 3ᵉ catégorie ou IPP > 66 %, sécurité sociale déduite | Imposé par la branche |
| Incapacité temporaire de travail | Non couverte par la branche : seul le maintien de salaire conventionnel de l'employeur s'applique | Vous restez libre |
Budget
Combien coûtent la mutuelle et la prévoyance dans le commerce alimentaire
En santé, aucun tarif conventionnel ne s'impose. Un contrat responsable au niveau du panier de soins se négocie généralement entre 25 et 45 € par mois pour un salarié seul, soit 12 à 23 € à la charge de l'employeur ; les niveaux pratiqués par les grandes enseignes se situent plutôt entre 45 et 70 € avec une participation employeur souvent supérieure à 50 %. La pyramide des âges jeune de la branche joue en faveur des tarifs, le turnover en défaveur.
En prévoyance, la convention fixe le taux à 0,56 % du salaire brut sur les tranches 1 et 2, réparti 0,31 % pour l'employeur et 0,25 % pour le salarié : 0,13 % pour le décès, 0,01 % pour les obsèques, 0,04 % pour la rente éducation et 0,38 % pour l'invalidité. Pour un employé commercial rémunéré 1 900 € brut, cela représente 10,64 € par mois, dont 5,89 € pour l'employeur. Aucun avenant tarifaire postérieur à 2018 ne figure dans la base officielle.
Pour les cadres, l'obligation est celle de l'ANI : au moins 1,50 % de la tranche 1 à la charge exclusive de l'employeur, affecté en priorité au décès. Au total, santé et prévoyance réunies, comptez entre 18 et 30 € par mois et par salarié non cadre à la charge de l'entreprise pour un dispositif au niveau minimal, nettement plus si vous alignez votre mutuelle sur les standards des enseignes.
| Garantie | Taux sur tranches 1 et 2 | Statut |
|---|---|---|
| Décès et invalidité absolue et définitive | 0,13 % | Imposé par la branche |
| Frais d'obsèques | 0,01 % | Imposé par la branche |
| Rente éducation (OCIRP) | 0,04 % | Imposé par la branche |
| Invalidité et incapacité permanente | 0,38 % | Imposé par la branche |
| Total | 0,56 %, dont 0,31 % employeur et 0,25 % salarié | Imposé par la branche |
| Prévoyance des cadres | 1,50 % de la tranche 1 minimum, employeur seul (ANI du 17 novembre 2017) | Obligatoire (loi) |
Cas de dispense
Quels salariés peuvent refuser la mutuelle
En l'absence de régime de branche, seules les dispenses de droit commun s'appliquent, celles des articles L. 911-7 et D. 911-2 du code de la sécurité sociale, à condition d'être prévues dans l'acte de mise en place ou d'être de plein droit. Dans la grande distribution, où les étudiants à temps partiel, les CDD de renfort et les salariés déjà couverts par un conjoint sont nombreux, ces dispenses sont sollicitées en permanence. La demande est écrite, l'employeur doit pouvoir la produire et le salarié doit avoir été informé des conséquences de son choix.
| Situation du salarié | Condition à respecter | Statut |
|---|---|---|
| CDD ou contrat de mission de moins de 12 mois | Sans condition, si l'acte de mise en place le prévoit ; de plein droit pour les CDD de moins de 3 mois couverts par ailleurs | Obligatoire (loi) |
| CDD ou contrat de mission d'au moins 12 mois | Sur justificatif d'une couverture individuelle, si l'acte de mise en place le prévoit | Obligatoire (loi) |
| Temps partiel ou apprenti | Si la cotisation représenterait au moins 10 % de la rémunération brute, cas fréquent pour les étudiants | Obligatoire (loi) |
| Couvert par ailleurs, y compris comme ayant droit | Régime collectif obligatoire d'un autre employeur ou du conjoint, justificatif annuel | Obligatoire (loi) |
| Complémentaire santé solidaire ou contrat individuel | Jusqu'à la fin des droits ou l'échéance du contrat individuel | Obligatoire (loi) |
| Formalisme | Demande écrite mentionnant l'information reçue ; réaffiliation obligatoire dès que la situation cesse | Obligatoire (loi) |
Choix de l'assureur
AG2R, OCIRP ou un autre assureur : que vaut la « désignation » de l'IDCC 2216
L'article 13.12 du titre XIII imposait en 2006 l'affiliation auprès d'ISICA Prévoyance, institution depuis intégrée au groupe AG2R La Mondiale, avec l'OCIRP pour la rente éducation. Cette désignation a cessé de produire effet : les clauses de désignation sont contraires à la Constitution depuis la décision du 13 juin 2013, et le texte lui-même prévoyait à l'article 13.15 qu'une entreprise déjà assurée pouvait conserver son contrat à condition de garanties au moins équivalentes.
En santé, la question ne se pose pas : aucun organisme n'a jamais été désigné ni recommandé dans la branche. Le choix de l'assureur est totalement libre, et les seules contraintes sont celles du contrat responsable et de l'acte de mise en place.
Le vrai critère est la conformité de la prévoyance au titre XIII : capital décès modulé par la famille avec majoration de 50 % par enfant, double effet, obsèques à un PMSS, rente éducation OCIRP à 4, 6 et 9 %, invalidité à 42 et 65 %. Un contrat généraliste « décès-invalidité » standard reproduit rarement la modulation familiale à l'identique ; c'est le point à vérifier en premier.
Ce qui est vérifiable
- Aucun accord frais de santé n'existe dans le conteneur officiel de la convention
- La désignation d'ISICA de 2006 est contraire à la décision du 13 juin 2013 et l'article 13.15 admettait déjà un contrat équivalent
- Les taux et garanties de prévoyance sont fixés par la branche, dernière révision étendue le 3 décembre 2019
- L'avenant du 14 juin 2024 permet de rattacher les niveaux 5 et 6 aux cadres pour la protection sociale
Ce qu'il faut vérifier avant de signer
- Le contrat santé est-il responsable, au niveau du panier ANI, avec les dispenses écrites dans l'acte de mise en place ?
- La prévoyance reprend-elle le capital décès modulé par enfant et le double effet ?
- Vos non-cadres sont-ils couverts dès l'embauche ou seulement après un an, comme la branche le permet ?
- L'incapacité temporaire, absente du régime de branche, est-elle prise en charge par votre contrat ?
Formalisation
Mettre le régime en place dans les règles
Sans régime santé de branche, l'acte de mise en place est la pierre angulaire de votre dispositif : c'est lui qui fonde le caractère collectif et obligatoire de la mutuelle et qui ouvre les dispenses facultatives. Accord d'entreprise, référendum ou décision unilatérale de l'employeur doit fixer le niveau de garanties, la répartition de la cotisation, les catégories couvertes et les cas de dispense. Sans lui, la participation patronale est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales.
Pour la prévoyance, l'acte doit renvoyer au titre XIII, distinguer les non-cadres et les cadres, et préciser le sort des niveaux 5 et 6 que l'avenant du 14 juin 2024 permet de rattacher à la catégorie des cadres pour les garanties de protection sociale complémentaire, sans leur ouvrir les autres droits conventionnels des cadres. Lors d'un changement d'assureur, l'article 13.10 organise la reprise des salariés en incapacité ou en invalidité : transmettez l'état des risques en cours.
Enfin, la branche impose à l'employeur de signaler les périodes non rémunérées à l'assureur dans les 15 jours, sous peine de voir les garanties suspendues, et de mentionner la portabilité dans le certificat de travail. Dans un secteur à fort turnover, ces formalités méritent une procédure écrite.

Récapitulatif : ce qui s'impose et ce qui reste ouvert
Dans la distribution alimentaire, la loi fait tout en santé et la convention ne couvre qu'une partie de la prévoyance. Les distinguer évite autant la non-conformité que les tarifs « de branche » injustifiés.
Imposé par la loi
S'applique à toute entreprise du secteur privé
- Complémentaire santé dès l'embauchePanier de soins ANI, contrat responsable, 100 % Santé
- Participation employeur d'au moins 50 %Seule règle de financement applicable en santé
- Portabilité jusqu'à 12 moisSanté et prévoyance, article L. 911-8
- Prévoyance des cadres à 1,50 % de la tranche 1Aucun régime de branche pour les cadres
Imposé par la convention
Titre XIII, accord de 2006 révisé en 2018
- Prévoyance invalidité-décès des non-cadresAprès 1 an d'ancienneté dans l'entreprise
- Cotisation de 0,56 %0,31 % employeur, 0,25 % salarié, sur 4 plafonds
- Décès 50 à 100 % + 50 % par enfantObsèques 1 PMSS, rente éducation 4/6/9 %
- Invalidité 42 / 65 %Sécurité sociale déduite, jusqu'à la retraite
Vous restez libre
Rien ne vous est imposé sur ces points
- Le niveau de garanties santéAu-delà du panier légal, en fonction des standards des enseignes
- L'assureur, en santé comme en prévoyanceAucune désignation en vigueur
- L'incapacité temporaire et la couverture dès l'embaucheNon prévues par la branche, à décider dans l'entreprise
- Une participation supérieure à 50 %Levier de fidélisation dans un secteur à fort turnover
Mettre votre entreprise en règle, étape par étape
Vérifiez votre IDCC
2216 pour le commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire ; les commerces alimentaires spécialisés (boucherie, boulangerie, fruits et légumes) relèvent d'autres conventions.
Ne cherchez pas de régime santé de branche
Il n'existe pas. Bâtissez votre mutuelle sur le panier ANI et le contrat responsable, en formalisant les dispenses.
Auditez votre prévoyance
Comparez-la au titre XIII garantie par garantie et décidez du sort de l'incapacité temporaire et des salariés de moins d'un an.
Comparez à garanties conformes
AG2R, OCIRP ou autre assureur, exigez une confirmation écrite de conformité au titre XIII et au contrat responsable.
Formalisez et informez
Décision unilatérale ou accord, notice à chaque salarié, état des risques en cours, procédure de déclaration des absences.
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Questions fréquentes, Commerce de détail alimentaire
Oui, en vertu de la loi : tout employeur privé doit proposer depuis 2016 une complémentaire santé collective, responsable, couvrant le panier de soins ANI et financée à 50 % au minimum. La convention du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire (IDCC 2216) n'ajoute aucune obligation : elle ne contient aucun régime frais de santé.
Il n'y en a pas. Aucun accord de branche ne fixe de taux, de garanties ni d'organisme en santé. Le prix de votre contrat est librement négocié, avec une seule contrainte : la participation de l'employeur ne peut être inférieure à 50 % de la cotisation du régime obligatoire. Comptez 25 à 45 € par mois pour un contrat de base, davantage pour s'aligner sur les enseignes.
0,56 % du salaire brut sur les tranches 1 et 2 limitées à quatre plafonds, pour les salariés non cadres ayant un an d'ancienneté, répartis 0,31 % pour l'employeur et 0,25 % pour le salarié, depuis le 1ᵉʳ janvier 2019. Pour les cadres, la branche ne prévoit rien : seule l'obligation ANI de 1,50 % de la tranche 1 à la charge de l'employeur s'applique.
Un capital décès de 100 % du salaire de référence s'il vit en couple, 50 % s'il est seul, majoré de 50 % par enfant à charge ; une allocation d'obsèques d'un plafond mensuel ; une rente éducation de 4 à 9 % par enfant ; une rente d'invalidité de 42 % en 1ʳᵉ catégorie et 65 % en 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie. La branche ne prévoit en revanche aucune indemnité journalière d'incapacité temporaire.
Non. ISICA Prévoyance, aujourd'hui intégré à AG2R, avait été désigné en 2006 pour la prévoyance, mais les clauses de désignation sont contraires à la Constitution depuis le 13 juin 2013 et l'article 13.15 admettait déjà un contrat équivalent souscrit ailleurs. En santé, aucun organisme n'a jamais été désigné. L'entreprise choisit librement, à garanties au moins équivalentes au titre XIII.
Oui, dans les cas de dispense du droit commun prévus par l'acte de mise en place ou de plein droit : s'il est couvert comme ayant droit par la mutuelle obligatoire d'un parent, s'il bénéficie de la complémentaire santé solidaire, s'il est en CDD de moins de 12 mois, ou si sa cotisation atteindrait 10 % de sa rémunération brute. La demande doit être écrite et conservée par l'employeur.
Par défaut, non : seuls les niveaux 7 à 9 de la classification sont cadres au sens de l'ANI de 2017. Depuis l'avenant du 14 juin 2024, applicable au plus tard au 1ᵉʳ janvier 2025, une entreprise peut rattacher les salariés des niveaux 5 et 6 à la catégorie des cadres pour ses régimes de protection sociale complémentaire, sans leur ouvrir les autres dispositions conventionnelles des cadres. Ce choix se formalise dans l'acte de mise en place.
Il perçoit le maintien de salaire conventionnel de son employeur pendant la durée prévue par la convention, puis uniquement les indemnités journalières de la sécurité sociale : le titre XIII ne prévoit pas d'incapacité temporaire. Ce n'est qu'en cas de classement en invalidité qu'une rente de 42 ou 65 % du salaire de référence est versée. Un contrat d'entreprise peut combler cet intervalle, c'est l'un des principaux arguments pour aller au-delà de la branche.
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Autres conventions collectives
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Sources : Convention collective nationale du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire du 12 juillet 2001, IDCC 2216, titre XIII « Régime de prévoyance des salariés non cadres » (Légifrance, KALICONT000005635085) · Accord du 28 septembre 2006 relatif à la prévoyance des salariés non cadres (Légifrance, KALITEXT000005643934) · Avenant du 19 décembre 2012 relatif au régime de prévoyance des collaborateurs non cadres, capital décès (Légifrance, KALITEXT000027609658) · Avenant du 10 juin 2015 relatif à la portabilité, en vigueur au 1ᵉʳ juin 2015 (Légifrance, KALITEXT000031260597) · Avenant du 14 décembre 2018 relatif au régime de prévoyance invalidité-décès, étendu par arrêté du 3 décembre 2019, en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2019 (Légifrance, KALITEXT000038544997) · Avenant du 14 juin 2024 relatif aux catégories objectives en matière de protection sociale complémentaire (Légifrance, KALITEXT000050974870) · Articles L. 911-1, L. 911-7, L. 911-8, L. 912-1, R. 242-1-1, R. 871-2, D. 911-1 et D. 911-2 du code de la sécurité sociale ; décision n° 2013-672 DC du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013 ; ANI du 17 novembre 2017