Mutuelle aide à domicile (IDCC 2941) : 58 % employeur et prévoyance à 5,18 %
La convention de la branche de l'aide à domicile (IDCC 2941) impose aux associations et structures non lucratives une complémentaire santé « Base prime » financée à 58 % par l'employeur, et l'un des régimes de prévoyance les plus lourds du secteur associatif : 5,18 % du salaire, maintien de salaire à 90 %, capital décès de 200 %.
La branche en bref
IDCC 2941- Convention
- Branche de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile (BAD), 21 mai 2010
- IDCC
- 2941 (à ne pas confondre avec l'IDCC 3127 des entreprises de services à la personne)
- Régime santé
- Titre VII chapitre II, instauré en 2015, révisé en 2023 (garanties) et 2024 (cotisations, effet 1ᵉʳ avril 2025)
- Régime prévoyance
- Titre VII chapitre I, taux de 5,18 % depuis le 1ᵉʳ juin 2023
- Organismes historiques
- AG2R Prévoyance, Malakoff Humanis (ex-Aprionis), UNPMF/Harmonie, Macif-Mutualité, OCIRP
- Organisme imposé
- Aucun : la clause de désignation de 2010 a cessé ses effets le 22 mai 2015
- 58 % / 42 %
- répartition de la cotisation santé Base prime, plus favorable que le 50 % légal
- 1,314 % du PMSS
- cotisation Base prime pour le salarié seul, soit environ 52 € par mois en 2025
- 5,18 %
- cotisation prévoyance sur le salaire brut, dont 3,61 % à la charge de l'employeur
- 200 %
- du salaire annuel brut en capital décès, dès l'embauche et sans ancienneté
Une participation employeur de 58 %, pas 50 %
La branche a fixé la répartition de la Base prime à 58 % pour l'employeur et 42 % pour le salarié. Un contrat souscrit ailleurs doit respecter une part salariale au plus égale à 42 %, pas seulement le minimum légal de 50 %.
Plus aucun organisme imposé depuis 2015
Les articles 12 et 29 parlent encore d'organismes « désignés », mais la désignation de 2010 a cessé de produire effet le 22 mai 2015. Chaque structure choisit son assureur, après consultation du CSE.
La prévoyance pèse quatre fois plus que la santé
5,18 % du salaire brut, dont l'incapacité intégralement supportée par le salarié : maintien de salaire à 90 %, indemnités à 70 %, invalidité à 70 ou 75 %, capital décès de 200 %, rente éducation OCIRP et fonds social de branche.
Vos obligations
Ce que la convention IDCC 2941 impose au-delà de la loi
Toute structure employeuse du secteur privé, association comprise, doit financer à 50 % au minimum une complémentaire santé collective conforme au panier de soins ANI. La convention de la branche de l'aide à domicile va plus loin sur les deux tableaux : son titre VII impose depuis 2015 un régime frais de santé « Base prime » financé à 58 % par l'employeur, et depuis 2010 un régime de maintien de salaire et de prévoyance qui couvre chaque salarié dès son premier jour.
Le régime santé a été remis à plat deux fois récemment. L'avenant du 7 juillet 2023 a redéfini les trois niveaux de garanties (Base prime, Confort, Confort Plus) et l'avenant du 27 septembre 2024 a fixé les cotisations en vigueur, réécrit les cas de dispense et précisé les conditions dans lesquelles une structure peut conserver un contrat souscrit ailleurs. Ses dispositions tarifaires s'appliquent depuis le 1ᵉʳ avril 2025 aux adhérents de l'USB-Domicile, et depuis leur extension aux autres structures.
La prévoyance, elle, a été alourdie par étapes : 4,41 % du salaire en 2019, 4,60 % en 2021, puis 5,18 % depuis le 1ᵉʳ juin 2023, la branche justifiant cette progression par un risque invalidité « majeur, eu égard à l'âge moyen et à l'ancienneté des salariés ». En contrepartie, l'employeur porte l'essentiel de la cotisation invalidité et le salarié la totalité de l'incapacité.
| Disposition | Ce que ça implique | Statut |
|---|---|---|
| Complémentaire santé pour tous les salariés | Socle légal ANI applicable à toute structure employeuse depuis le 1ᵉʳ janvier 2016 | Obligatoire (loi) |
| Régime santé « Base prime » (titre VII, chap. II) | Garanties de branche pour tous les salariés dès l'embauche ; Confort ou Confort Plus si la structure le décide | Imposé par la branche |
| Répartition 58 % employeur / 42 % salarié | Sur la Base prime ; un régime amélioré ne peut pas augmenter la part salariale au-delà de celle de la Base prime | Imposé par la branche |
| Maintien de salaire à 90 % du brut (art. 1) | Après 6 mois d'ancienneté, 3 jours de carence en maladie, 60 ou 90 jours par année mobile selon l'ancienneté | Imposé par la branche |
| Prévoyance à 5,18 % du salaire brut (art. 11.1) | Incapacité, invalidité, décès, rente éducation, portabilité et fonds social ; 3,61 % employeur, 1,57 % salarié | Imposé par la branche |
| Fonds social de branche | 0,60 % des cotisations prévoyance, aides individuelles de 500 à 1 500 € (ALD, hospitalisation, handicap, aidant, véhicule) | Imposé par la branche |
| Choix de l'organisme assureur | Libre depuis le 22 mai 2015, après consultation du CSE ; garanties au moins équivalentes acte par acte | Vous restez libre |
Régime santé
Base prime, Confort, Confort Plus : les trois niveaux de l'IDCC 2941
Le régime comprend trois formules. La Base prime est le régime conventionnel obligatoire ; les formules Confort et Confort Plus sont des améliorations que la structure peut adopter à titre collectif obligatoire pour tout son personnel, ou que chaque salarié peut souscrire individuellement, à ses frais, en complément du niveau retenu par son employeur.
Les garanties, exprimées sécurité sociale incluse, figurent dans les grilles annexées à l'avenant du 7 juillet 2023, publiées au Bulletin officiel des conventions collectives (n° 2023/46). Elles respectent le cahier des charges du contrat responsable et le 100 % Santé en optique, dentaire et audiologie, et sont revues sans délai en cas de changement de la réglementation. Le régime tient compte du régime local d'Alsace-Moselle avec une cotisation réduite.
Le conjoint et les enfants à charge peuvent être couverts par une extension facultative souscrite par le salarié, au même niveau de garanties que le sien. Sa cotisation est à la charge exclusive du salarié et réglée directement à l'organisme, avec la gratuité à partir du troisième enfant. Rien n'oblige l'employeur à participer, mais il peut le décider dans l'acte de mise en place.
| Niveau | Ce que prévoit la convention | Statut |
|---|---|---|
| Base prime | Régime conventionnel obligatoire pour tous les salariés dès l'embauche ; grille annexée à l'avenant du 7 juillet 2023 | Imposé par la branche |
| Confort et Confort Plus en collectif | La structure peut les retenir à la place de la Base prime pour tout le personnel, sans augmenter la part salariale au-delà de 42 % | Vous restez libre |
| Confort et Confort Plus en individuel | Chaque salarié peut monter d'un niveau à ses frais, effet le premier jour du mois suivant la demande | Vous restez libre |
| Conjoint et enfants | Extension facultative au même niveau que le salarié, à sa charge exclusive, gratuite à partir du 3ᵉ enfant | Vous restez libre |
| Contrat responsable et 100 % Santé | Les trois formules répondent aux critères de contrat solidaire et responsable | Obligatoire (loi) |
| Suspension du contrat de travail | Garanties maintenues tant que le salarié perçoit un maintien de salaire, des indemnités journalières ou une rente ; l'employeur continue de payer la Base prime | Imposé par la branche |
| Portabilité | Maintien gratuit jusqu'à 12 mois après la rupture, financé par une cotisation dédiée de 0,31 % en prévoyance | Obligatoire (loi) |
Budget
Combien coûtent la mutuelle et la prévoyance dans l'aide à domicile
La cotisation santé est exprimée en pourcentage du plafond mensuel de la sécurité sociale, taxe de solidarité additionnelle comprise, et se revalorise chaque 1ᵉʳ janvier. Pour la Base prime, elle est fixée à 1,314 % du PMSS pour le salarié seul (0,852 % en Alsace-Moselle). Avec un PMSS de 3 925 € en 2025, cela représente 51,57 € par mois, dont 29,91 € pour l'employeur (58 %) et 21,66 € pour le salarié.
Si la structure retient une formule améliorée à titre obligatoire, la cotisation passe à 1,719 % du PMSS en Confort et 1,968 % en Confort Plus, soit environ 67 € et 77 € par mois. La convention exige alors que la part salariale reste inférieure ou égale à celle de la Base prime : concrètement, c'est l'employeur qui absorbe la différence.
La prévoyance est autrement plus lourde : 5,18 % du salaire brut sur les tranches 1 et 2, dans la limite de quatre plafonds. Pour une aide à domicile rémunérée 1 900 € brut par mois, elle représente 98,42 €, dont 68,59 € pour l'employeur et 29,83 € pour le salarié. Au total, entre santé et prévoyance, comptez près de 100 € par mois et par salarié à temps plein à la charge de la structure.
| Garantie | Employeur / salarié | Statut |
|---|---|---|
| Maintien de revenu | 1,51 % employeur, y compris le remboursement forfaitaire de 8 % de charges patronales | Imposé par la branche |
| Incapacité temporaire | 1,12 % intégralement à la charge du salarié | Imposé par la branche |
| Invalidité | 1,82 % dont 1,47 % employeur et 0,35 % salarié | Imposé par la branche |
| Décès et maintien de la garantie décès | 0,29 % + 0,02 % employeur | Imposé par la branche |
| Rente éducation | 0,08 % employeur, garantie assurée par l'OCIRP | Imposé par la branche |
| Mutualisation du passif | 0,03 % employeur | Imposé par la branche |
| Portabilité | 0,31 % dont 0,21 % employeur et 0,10 % salarié | Imposé par la branche |
| Total | 5,18 % du salaire brut : 3,61 % employeur, 1,57 % salarié | Imposé par la branche |
Régime prévoyance
Maintien de salaire et prévoyance aide à domicile (IDCC 2941)
Le chapitre I du titre VII organise une couverture en quatre étages : le maintien de salaire à la charge de l'employeur, l'incapacité qui prend le relais, l'invalidité et le décès. Les trois derniers bénéficient à tout salarié quel que soit son nombre d'heures et, pour le décès et la rente éducation, sans aucune condition d'ancienneté.
Spécificité précieuse dans une branche où les temps partiels sont majoritaires : les prestations sont calculées indemnités de la sécurité sociale reconstituées pour les salariés qui n'ouvrent pas droit aux indemnités journalières faute d'heures suffisantes. Un intervenant à 60 heures par mois est donc indemnisé comme s'il avait ses droits.
L'invalidité est la garantie que la branche considère comme son risque majeur : 70 % du salaire brut de référence en 2ᵉ catégorie, 75 % en 3ᵉ catégorie ou en accident du travail à plus de 66 %, sécurité sociale comprise, jusqu'à la liquidation de la retraite. C'est elle qui explique le poids de la cotisation employeur.
| Garantie | Niveau prévu par la convention | Statut |
|---|---|---|
| Maintien de salaire (art. 1) | 90 % du brut, sécurité sociale comprise, après 6 mois d'ancienneté ; carence 3 jours (0 en AT-MP) ; 60 jours par année mobile, 90 jours après 20 ans d'ancienneté | Imposé par la branche |
| Incapacité temporaire (art. 2) | 70 % du brut à l'issue du maintien de salaire, ou dès le 31ᵉ jour sans 6 mois d'ancienneté, jusqu'au 1 095ᵉ jour ; financée par le seul salarié | Imposé par la branche |
| Invalidité et IPP (art. 3) | 70 % du brut en 2ᵉ catégorie, 75 % en 3ᵉ catégorie ou IPP ≥ 66 %, 3/5 de la rente en 1ʳᵉ catégorie ; après 6 mois d'ancienneté | Imposé par la branche |
| Capital décès ou PTIA (art. 5) | 200 % du salaire annuel brut de référence, tranches A et B, sans condition d'ancienneté ni d'heures | Imposé par la branche |
| Rente éducation (art. 6) | 10 % du salaire de référence par enfant jusqu'à 17 ans révolus, 15 % de 18 à 25 ans, à vie en cas d'invalidité ; assurée par l'OCIRP | Imposé par la branche |
| Salaire de référence | Salaire brut moyen des 12 derniers mois, tranches A et B, reconstitué si la période est incomplète ; revalorisation annuelle des rentes | Imposé par la branche |
| Fonds social de branche (art. 14.1) | Aides jusqu'à 1 000 € en cas d'affection de longue durée, 500 à 700 € pour une hospitalisation de 3 jours, 1 500 € pour un handicap reconnu ou un véhicule professionnel | Imposé par la branche |
| Prévoyance des cadres | Le régime de branche couvre cadres et non-cadres aux mêmes taux ; l'obligation ANI de 1,50 % de la tranche A est absorbée par la cotisation employeur de 3,61 % | Obligatoire (loi) |
Cas de dispense
Quels salariés peuvent refuser d'adhérer
L'affiliation à la Base prime est obligatoire dès l'embauche. L'article 17.2, réécrit en 2024, énumère six cas de dispense, tous à l'initiative du salarié, qui doit formuler une demande écrite « traduisant un consentement libre et éclairé » et mentionnant les garanties auxquelles il renonce, dans les 30 jours suivant la proposition d'affiliation. La convention précise qu'aucune autre dispense ne peut être accordée.
| Situation du salarié | Condition à respecter | Statut |
|---|---|---|
| A. CDD et apprentis | Sans condition pour un contrat de moins de 12 mois ; justificatif écrit d'une couverture individuelle pour 12 mois et plus | Imposé par la branche |
| B. Temps partiel et apprentis | Si l'ensemble des cotisations de protection sociale complémentaire atteint 10 % de la rémunération brute | Imposé par la branche |
| C. Complémentaire santé solidaire | Jusqu'à la date à laquelle le salarié perd le bénéfice de cette couverture | Obligatoire (loi) |
| D. Contrat individuel en cours | À la mise en place du régime ou à l'embauche, jusqu'à l'échéance annuelle du contrat | Imposé par la branche |
| E. Couvert par ailleurs, y compris comme ayant droit | Par un régime collectif obligatoire ; justificatif à fournir chaque année | Imposé par la branche |
| F. Couverture au titre d'un autre emploi | Régime local d'Alsace-Moselle, IEG, fonction publique territoriale, contrat Madelin | Imposé par la branche |
Choix de l'assureur
AG2R, Malakoff Humanis, Harmonie… que vaut la « désignation » de l'IDCC 2941
C'est le point le plus trompeur de cette convention. Les articles 12 et 29 du titre VII « désignent » encore AG2R Prévoyance, Aprionis (devenu Malakoff Humanis), l'UNPMF (aujourd'hui Harmonie Mutuelle) et Macif-Mutualité, l'OCIRP pour la rente éducation et CNP comme réassureur. Une lecture rapide laisse croire que l'adhésion y est obligatoire.
Elle ne l'est plus. Le Conseil constitutionnel a jugé les clauses de désignation contraires à la Constitution le 13 juin 2013, et la note officielle publiée sous l'article 29.1 le dit expressément : la désignation issue de l'accord du 21 mai 2010 « a cessé de produire ses effets le 22 mai 2015. Depuis cette date les entreprises de la branche sont libres de recourir à l'organisme complémentaire de leur choix ». L'avenant de 2024 a d'ailleurs réécrit l'article 28.2 en parlant simplement d'« un organisme assureur », après consultation du CSE.
Cette liberté a un cadre précis. Une structure qui conserve ou souscrit un contrat hors mutualisation de branche doit garantir des prestations au moins équivalentes, acte par acte, à la Base prime, avec une part salariale au plus égale à 42 %, et fournir chaque année aux représentants du personnel une copie du contrat et une attestation de l'assureur. Le réseau ADMR reste pour sa part contractuellement rattaché à AG2R pour la prévoyance, par un accord propre à l'union nationale.
Ce qui est vérifiable
- La clause de désignation de 2010 a cessé ses effets le 22 mai 2015, nota officiel sous l'article 29.1
- L'article 28.2 réécrit en 2024 impose seulement « un organisme assureur », choisi après consultation du CSE
- L'équivalence se juge acte par acte sur la Base prime, avec une part salariale plafonnée à 42 %
- Les organismes historiques restent gestionnaires du fonds social et de la mutualisation de branche
Ce qu'il faut vérifier avant de signer ailleurs
- Le contrat santé reprend-il la grille Base prime du BOCC 2023/46 ligne à ligne ?
- La prévoyance reconstitue-t-elle les droits sécurité sociale des salariés à faible temps de travail ?
- Le maintien de salaire rembourse-t-il l'employeur, charges patronales forfaitaires de 8 % comprises ?
- L'assureur accepte-t-il de transmettre chaque année comptes de résultat et statistiques, comme l'exige l'article 12.1 ?
Formalisation
Mettre le régime en place dans les règles
La convention impose d'abord la consultation du CSE sur le choix de l'organisme lorsqu'il existe. Ensuite, comme dans toute structure, un acte fondateur écrit est indispensable pour sécuriser l'exonération de votre participation : accord collectif, référendum ou décision unilatérale de l'employeur. Il doit indiquer le niveau retenu (Base prime, Confort ou Confort Plus), la répartition 58/42 ou plus favorable, les cas de dispense et l'organisme.
L'article 28.2 ajoute des formalités propres à la branche : bulletin d'adhésion signé, affiliation de l'ensemble du personnel, remise contre accusé de réception de la notice d'information à chaque salarié et à chaque mise à jour, état récapitulatif du personnel avec la situation de famille. Les cotisations sont appelées trimestriellement à terme échu.
Enfin, lorsqu'une structure rejoint un régime alors que des salariés sont déjà en arrêt de travail, elle doit les déclarer à l'assureur sur une liste des risques en cours (art. 8). C'est ce qui garantit la reprise des indemnisations et des revalorisations, et évite un vide de couverture au moment du changement d'assureur.

Récapitulatif : ce qui s'impose et ce qui reste ouvert
Trois niveaux de règles se superposent pour une structure de l'aide à domicile. Les distinguer évite autant la non-conformité que le sur-équipement inutile.
Imposé par la loi
S'applique à toute structure employeuse
- Complémentaire santé collectiveDepuis le 1ᵉʳ janvier 2016, associations comprises
- Contrat responsable et 100 % SantéCondition des exonérations sociales et fiscales
- Portabilité jusqu'à 12 moisSanté et prévoyance, article L. 911-8 du code de la sécurité sociale
- Prévoyance des cadres à 1,50 % de la tranche AAbsorbée par la cotisation employeur de branche
Imposé par la convention
Titre VII de la CCN du 21 mai 2010
- Base prime financée à 58 % par l'employeur1,314 % du PMSS, part salariale plafonnée à 42 %
- Maintien de salaire à 90 %Après 6 mois d'ancienneté, 60 à 90 jours par an
- Prévoyance à 5,18 % du salaireCapital décès 200 %, invalidité 70/75 %, rente éducation OCIRP
- Fonds social et frais plafonnés0,60 % des cotisations au fonds social, frais de gestion ≤ 10,50 %
Vous restez libre
Rien ne vous est imposé sur ces points
- Le choix de l'organisme assureurDésignation caduque depuis le 22 mai 2015
- Le niveau collectif : Base prime, Confort ou Confort PlusSans alourdir la part salariale
- La couverture des ayants droitFacultative, à la charge du salarié sauf décision contraire
- Une participation supérieure à 58 %Levier d'attractivité dans un secteur en tension
Mettre votre entreprise en règle, étape par étape
Vérifiez votre IDCC
2941 pour les structures non lucratives de la BAD, 3127 pour les entreprises de services à la personne : les deux régimes n'ont rien en commun.
Consultez le CSE
La convention impose une consultation préalable sur le choix de l'organisme assureur lorsqu'un CSE existe.
Auditez votre contrat actuel
Comparez-le acte par acte à la Base prime et vérifiez que la prévoyance couvre maintien de salaire, incapacité, invalidité, décès et rente éducation.
Comparez à garanties conformes
Mutualisation de branche ou autre assureur, exigez une confirmation écrite d'équivalence et une part salariale au plus égale à 42 %.
Formalisez et informez
Acte fondateur, bulletin d'adhésion, notice remise contre accusé de réception, liste des risques en cours, demandes de dispense sous 30 jours.
Pour formaliser la mise en place, utilisez le modèle de DUE prêt à personnaliser.
Questions fréquentes, Aide à domicile
Oui, à double titre. La loi l'impose à tout employeur privé depuis 2016, et le titre VII de la convention de la branche de l'aide à domicile (IDCC 2941) ajoute un régime de branche, la « Base prime », que l'employeur finance à 58 % et auquel tous les salariés sont affiliés dès leur embauche, sauf dispense écrite dans les cas prévus.
La Base prime coûte 1,314 % du plafond mensuel de la sécurité sociale pour le salarié seul, taxe comprise, soit 51,57 € par mois en 2025 : 29,91 € pour l'employeur et 21,66 € pour le salarié. Les formules Confort et Confort Plus retenues à titre collectif sont à 1,719 % et 1,968 % du PMSS. En Alsace-Moselle, la Base prime est à 0,852 %.
Aucun. La convention désignait en 2010 AG2R Prévoyance, Aprionis, l'UNPMF et Macif-Mutualité, mais cette clause a cessé de produire ses effets le 22 mai 2015 à la suite de la décision du Conseil constitutionnel de 2013. Depuis, chaque structure choisit librement son assureur, après consultation du CSE, à condition d'offrir des garanties au moins équivalentes à la Base prime avec une part salariale au plus égale à 42 %.
5,18 % du salaire brut sur les tranches 1 et 2 depuis le 1ᵉʳ juin 2023, répartis en 3,61 % pour l'employeur et 1,57 % pour le salarié. Le salarié finance seul l'incapacité temporaire (1,12 %), l'employeur porte l'essentiel de l'invalidité (1,47 % sur 1,82 %) ainsi que le maintien de revenu, le décès, la rente éducation et le fonds social.
Maintien de salaire à 90 % du brut après 6 mois d'ancienneté, indemnités d'incapacité à 70 % jusqu'au 1 095ᵉ jour, rente d'invalidité de 70 % en 2ᵉ catégorie et 75 % en 3ᵉ catégorie, capital décès de 200 % du salaire annuel brut dès l'embauche, rente éducation de 10 à 15 % par enfant assurée par l'OCIRP, et un fonds social de branche versant des aides de 500 à 1 500 €.
Oui, si l'ensemble de ses cotisations de protection sociale complémentaire, santé et prévoyance réunies, atteint 10 % de sa rémunération brute. Elle doit en faire la demande par écrit dans les 30 jours suivant la proposition d'affiliation, en précisant les garanties auxquelles elle renonce. Les CDD de moins de 12 mois peuvent aussi être dispensés sans justificatif.
Probablement pas. L'IDCC 2941 couvre les structures privées à but non lucratif de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile. Les entreprises commerciales de services à la personne relèvent de la convention des entreprises de services à la personne (IDCC 3127), qui prévoit son propre régime santé avec des taux différents. L'IDCC figure sur vos bulletins de paie.
Non. L'extension aux ayants droit est facultative, souscrite par le salarié et à sa charge exclusive, réglée directement à l'organisme. Au tarif 2025 de la branche, elle représente 72,61 € par mois pour un conjoint et 34,23 € par enfant sur la Base prime, la cotisation étant gratuite à partir du troisième enfant. L'employeur peut décider d'y participer dans l'acte de mise en place.
La structure doit le déclarer au nouvel assureur sur une liste des risques en cours (art. 8 du titre VII). Le nouvel organisme prend alors en charge l'indemnisation intégrale s'il n'y avait aucun assureur précédent, ou les revalorisations futures des prestations déjà en cours de service, ainsi que l'éventuel différentiel de garantie décès. Sans cette déclaration, le salarié risque une rupture d'indemnisation.
Un contrat conforme à la convention de l'aide à domicile
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Autres conventions collectives
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Sources : Convention collective nationale de la branche de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile du 21 mai 2010, IDCC 2941, titre VII (Légifrance, KALICONT000025805800) · Avenant du 21 janvier 2021 relatif au régime de prévoyance : maintien de salaire, invalidité et cotisations (Légifrance, KALITEXT000043941329) · Avenant du 7 juillet 2023 relatif au régime de complémentaire santé, grilles Base prime, Confort et Confort Plus (Légifrance, KALITEXT000049067660 ; BOCC 2023/46) · Avenant du 27 septembre 2024 relatif au régime complémentaire de santé : cotisations, répartition 58/42 et dispenses (Légifrance, KALITEXT000051315026) · Article 11.1 du titre VII, taux de cotisation prévoyance de 5,18 % en vigueur au 1ᵉʳ juin 2023 (Légifrance, arrêté d'extension du 26 juillet 2023) · Fiche « Cotisations 2025 » de la branche de l'aide à domicile, PMSS 3 925 € (aideadomicile-labranche.fr) · Articles L. 911-1, L. 911-7, L. 911-8, L. 912-1, R. 871-2, D. 911-2 et D. 911-3 du code de la sécurité sociale ; décision n° 2013-672 DC du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013