Convention collectiveIDCC 3239

    Mutuelle assistante maternelle et emploi à domicile (IDCC 3239) : aucune obligation pour le particulier employeur mais une prévoyance IRCEM automatique pour tous

    Un particulier qui emploie une assistante maternelle, une garde d'enfants ou une aide à domicile n'est pas une entreprise : la mutuelle obligatoire de 2016 ne s'applique pas à lui, et la convention du 15 mars 2021 (IDCC 3239) ne crée aucun régime santé. En revanche, tous les salariés de la branche sont couverts d'office par une prévoyance de branche gérée par l'IRCEM, financée par une cotisation de 2,24 % prélevée avec les charges CESU ou Pajemploi.

    Ce que cherchent la plupart des assistantes maternelles n'existe pas : aucun employeur ne doit leur financer une mutuelle. Leurs solutions sont une complémentaire individuelle, la complémentaire santé solidaire ou le contrat collectif de leur conjoint. La prévoyance, elle, est déjà payée.

    La branche en bref

    IDCC 3239
    Convention
    Branche du secteur des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile du 15 mars 2021, étendue, en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2022
    IDCC
    3239 — fusion des conventions des salariés du particulier employeur (2111) et des assistants maternels (2395) ; emploi direct et emploi via mandataire
    Régime santé
    Aucun : le particulier employeur n'est pas soumis à l'article L. 911-7 du code de la sécurité sociale, la branche n'a conclu aucun accord frais de santé
    Régime prévoyance
    Annexe 3 de la convention : régime unique obligatoire depuis le 1ᵉʳ janvier 2022, avenant n° 6 du 11 avril 2024 étendu le 8 novembre 2024
    Organisme
    IRCEM Prévoyance, assureur du contrat souscrit par l'APNI pour le compte de tous les particuliers employeurs ; aucune démarche d'adhésion
    Collecte
    Cotisation prélevée automatiquement par l'URSSAF avec les charges déclarées au CESU ou à Pajemploi
    0 €
    d'obligation de mutuelle pour le particulier employeur : la loi de généralisation ne vise que les entreprises
    2,24 %
    du salaire brut plafonné pour la prévoyance de branche, dont 1,20 % employeur et 1,04 % salarié
    81,8 %
    du salaire brut maintenu en incapacité dès le 8ᵉ jour d'arrêt, jusqu'à 1 095 jours, et 95 % du net en invalidité
    50 %
    du salaire annuel en capital décès, avec un minimum de 2 002,50 € en 2026, plus une rente éducation de 12 à 16 % par enfant

    Pas de mutuelle obligatoire, ni de tarif de branche

    L'obligation de financer une complémentaire santé à 50 % pèse sur les entreprises. Un particulier employeur n'en est pas une, comme la convention le rappelle : aucune mutuelle ne lui est imposée, et la branche n'a jamais négocié de régime santé. Une assistante maternelle s'assure donc individuellement.

    Une prévoyance que personne n'a à souscrire

    Le régime de branche est unique, obligatoire et déjà en place : l'APNI a souscrit le contrat auprès de l'IRCEM pour tous les particuliers employeurs, et la cotisation part avec les charges CESU ou Pajemploi. L'employeur n'a ni contrat à signer, ni notice à remettre.

    Des garanties calées sur les multi-employeurs

    Les droits s'apprécient sur l'ensemble des employeurs de la branche : six mois de salaires consécutifs, ou 40 % de l'ASPA cotisés sur quatre trimestres, ouvrent l'incapacité à 81,8 % du brut dès le 8ᵉ jour, l'invalidité à 95 % du net, un capital décès et une rente éducation.

    Vos obligations

    Ce que la convention des particuliers employeurs (IDCC 3239) impose, et ce que la loi n'impose pas

    La généralisation de la complémentaire santé, issue de l'ANI de 2013 et de l'article L. 911-7 du code de la sécurité sociale, oblige les entreprises à couvrir leurs salariés et à financer la moitié de la cotisation. Le particulier employeur, parent qui confie son enfant à une assistante maternelle ou personne âgée qui emploie une aide à domicile, n'est pas une entreprise : la convention le répète à propos de la prévention des risques (« le particulier employeur n'étant pas une entreprise »), et le syndicat des particuliers employeurs comme l'administration le confirment. Aucune mutuelle n'est due, et la branche n'a conclu aucun accord frais de santé.

    La prévoyance suit la logique inverse. La convention du 15 mars 2021, qui a fusionné au 1ᵉʳ janvier 2022 les conventions des salariés du particulier employeur et des assistants maternels, institue en annexe 3 un régime de prévoyance unique, obligatoire pour tous les particuliers employeurs et tous leurs salariés, couvrant l'incapacité, l'invalidité, le décès, une rente éducation et les maladies redoutées. Elle en confie la mise en œuvre à l'APNI, association paritaire qui souscrit le contrat auprès de l'IRCEM Prévoyance et collecte la cotisation par l'URSSAF.

    L'avenant n° 6 du 11 avril 2024, étendu le 8 novembre 2024, a précisé les conditions d'accès, relevé l'incapacité de 78 % à 81,8 % du salaire et rééquilibré la cotisation : 1,20 % pour l'employeur, 1,04 % pour le salarié, sur un total inchangé de 2,24 %. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l'avenant du 27 juin 2025 aligne le calcul des indemnités journalières reconstituées sur le nouveau plafond de 1,4 SMIC.

    Vos obligations en synthèse
    DispositionCe que ça impliqueStatut
    Complémentaire santéAucune obligation : l'article L. 911-7 ne s'applique pas au particulier employeur, aucun régime de brancheVous restez libre
    Prévoyance de branche (annexe 3)Obligatoire pour tous les salariés, quel que soit le contrat, sans démarche : contrat souscrit par l'APNI auprès de l'IRCEMImposé par la branche
    Cotisation prévoyance2,24 % du salaire brut dans la limite du plafond annuel, dont 1,20 % employeur et 1,04 % salarié, prélevés avec les charges CESU ou PajemploiImposé par la branche
    Maintien de salaireAucun : les règles légales d'indemnisation par l'employeur ne s'appliquent pas, la prévoyance s'y substitue dès le 8ᵉ jourImposé par la branche
    Indemnité conventionnelle de départ à la retraiteAnnexe 4, financée par une contribution patronale, versée par l'organisme assureurImposé par la branche
    Fonds d'action sociale2 % des cotisations de prévoyance, aides individuelles aux salariés en difficultéImposé par la branche
    Choix de l'organismeAucun : régime de branche unique, IRCEM Prévoyance, réexaminé par les partenaires sociauxImposé par la branche
    Attention
    Attention à la confusion avec les entreprises de services à la personne (IDCC 3127) et les associations d'aide à domicile (IDCC 2941) : dès que l'employeur est une société ou une association, même en mode prestataire chez le même bénéficiaire, la mutuelle devient obligatoire et d'autres régimes s'appliquent.

    Santé

    Mutuelle d'une assistante maternelle ou d'une aide à domicile (IDCC 3239) : quelles solutions

    Faute d'obligation employeur, la couverture santé d'une assistante maternelle ou d'une garde d'enfants relève de choix individuels. Trois voies existent. La complémentaire santé solidaire, gratuite ou à moins de 30 € par mois selon les revenus, est accessible à une grande partie des salariés à temps partiel de la branche. Le contrat collectif du conjoint, lorsqu'il couvre les ayants droit, est souvent la solution la moins chère. À défaut, une mutuelle individuelle, dont le prix dépend de l'âge et du niveau choisi, sans participation de personne.

    Le particulier employeur peut-il participer volontairement ? Rien ne l'interdit, mais rien ne l'y encourage : un versement de sa part serait un complément de salaire soumis à cotisations, sans les exonérations réservées aux contrats collectifs d'entreprise. Certains employeurs relevant de l'emploi via mandataire se voient proposer des contrats groupés par des courtiers ; ils restent facultatifs et à la charge du salarié.

    Les salariés cumulant plusieurs employeurs dont une entreprise, par exemple une aide à domicile employée le matin par une association et l'après-midi par un particulier, sont couverts par l'entreprise : la mutuelle obligatoire de celle-ci s'applique, et le particulier employeur n'a rien à financer.

    Solutions de couverture santé pour les salariés de la branche
    SolutionPour qui et à quel prixStatut
    Complémentaire santé solidaireSalariés aux revenus modestes : gratuite sous un plafond, sinon de 8 à 30 € par mois selon l'âge ; demande auprès de la CPAMVous restez libre
    Contrat collectif du conjointSi le contrat d'entreprise du conjoint couvre les ayants droit, souvent à un tarif famille avantageuxVous restez libre
    Mutuelle individuelleLibre choix, aucune participation employeur, pas de dispense à demanderVous restez libre
    Mutuelle de l'autre employeurLe salarié employé aussi par une entreprise ou une association y est couvert obligatoirementObligatoire (loi)
    Participation du particulier employeurPossible mais traitée comme du salaire, sans exonération : rare en pratiqueVous restez libre
    Aides du fonds social IRCEMAides ponctuelles pour frais de santé lourds, sur dossier, financées par le fonds d'action sociale de la brancheImposé par la branche
    Attention
    Une assistante maternelle agréée qui se voit proposer par un « courtier de branche » une mutuelle « obligatoire IDCC 3239 » doit savoir qu'aucun texte ne l'impose : c'est une offre commerciale, à comparer librement.

    Régime prévoyance

    Prévoyance des particuliers employeurs (IDCC 3239) : les garanties de l'annexe 3

    Le régime couvre tous les salariés de la branche dès le premier jour de contrat, mais le versement des prestations suppose une activité régulière dans la branche : six mois de salaires mensuels consécutifs provenant d'un ou plusieurs particuliers employeurs, ou un salaire cumulé sur quatre trimestres au moins égal à 40 % de l'allocation de solidarité aux personnes âgées. Trois mois suffisent pour le décès et les maladies redoutées. Ces conditions s'apprécient sur l'ensemble des employeurs, ce qui est décisif pour des salariés qui en ont souvent trois ou quatre.

    En incapacité, l'IRCEM verse dès le 8ᵉ jour d'arrêt, dès le 1ᵉʳ jour en accident du travail, une indemnité portant les ressources à 81,8 % du salaire brut de référence, indemnités journalières reconstituées déduites, dans la limite de 100 % du net, pendant 1 095 jours. Le salaire de référence est la moyenne des trois derniers mois, plafonnée au PMSS ; pour les salariés déclarés au forfait, il est reconstitué sur le SMIC. L'invalidité de 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie, ou une incapacité professionnelle d'au moins 66 %, ouvre droit à une rente portant les ressources à 95 % du salaire net.

    Au décès ou en perte totale et irréversible d'autonomie, un capital de 50 % du salaire annuel de référence est versé, avec un plancher de 50 % du PMSS, soit 2 002,50 € en 2026. Chaque enfant à charge reçoit une rente éducation de 12 % du salaire jusqu'à 17 ans, au moins 1 % du PASS, puis 16 % jusqu'à 25 ans en cas d'études, au moins 1,30 % du PASS. Une garantie rare complète le dispositif : un capital de 50 % du salaire, minimum 2 002,50 €, versé au salarié lui-même en cas de maladie redoutée diagnostiquée, cancer, infarctus ou AVC notamment.

    Garanties de prévoyance (annexe 3, annexe A modifiée par l'avenant n° 6 de 2024)
    GarantiePrestation et conditionsStatut
    Condition d'activité6 mois de salaires consécutifs dans la branche, ou 40 % de l'ASPA cotisés sur 4 trimestres ; 3 mois pour le décès et les maladies redoutéesImposé par la branche
    Incapacité temporaire81,8 % du salaire brut de référence, IJSS reconstituées déduites, dès le 8ᵉ jour (1ᵉʳ jour en AT/MP), 1 095 jours, plafond 100 % du netImposé par la branche
    Invalidité 2ᵉ / 3ᵉ catégorie ou IPP ≥ 66 %Rente portant les ressources à 95 % du salaire net de référence, jusqu'à la retraiteImposé par la branche
    Décès ou PTIA50 % du salaire annuel brut de référence, minimum 50 % du PMSS (2 002,50 € en 2026)Imposé par la branche
    Rente éducation12 % du salaire par enfant jusqu'à 17 ans (≥ 1 % du PASS), 16 % jusqu'à 25 ans en cas d'études (≥ 1,30 % du PASS), viagère si enfant invalideImposé par la branche
    Maladies redoutéesCapital de 50 % du salaire annuel, minimum 2 002,50 €, versé au salarié au diagnosticImposé par la branche
    RevalorisationIndemnités et rentes revalorisées chaque 1ᵉʳ juillet selon le point Agirc-Arrco, dans la limite des résultats du régimeImposé par la branche

    • Aucune démarche : couverture et cotisation automatiques via CESU et Pajemploi, pour tous les employeurs
    • Droits appréciés sur l'ensemble des employeurs, adaptés au multi-emploi de la branche
    • Garantie maladies redoutées et invalidité à 95 % du net, rares dans les régimes de branche

    • Aucune couverture santé de branche : la mutuelle reste entièrement à la charge du salarié
    • Sept jours de carence en maladie, sans maintien de salaire par l'employeur
    • Capital décès modeste : 50 % du salaire annuel, sur des salaires souvent partiels

    Cotisations

    Combien coûte la prévoyance d'une assistante maternelle : 2,24 % du salaire, dont 1,20 % pour l'employeur

    La cotisation est de 2,24 % du salaire brut, dans la limite du plafond annuel de la sécurité sociale : 2,20 % pour l'assurance et 0,04 % pour la section prévoyance de l'APNI. Depuis l'avenant n° 6 de 2024, elle est répartie 1,20 % pour le particulier employeur et 1,04 % pour le salarié, contre 1,12 % chacun auparavant : l'incapacité est désormais financée à 59,52 % par l'employeur, les autres garanties restant partagées par moitié.

    Pour une assistante maternelle déclarée 1 200 € brut par mois par ses parents employeurs, la prévoyance coûte 26,88 € par mois au total, dont 14,40 € pour les employeurs et 12,48 € prélevés sur le salaire. Pour une aide à domicile à 900 € brut : 20,16 €, dont 10,80 € et 9,36 €. Ces montants apparaissent sur les décomptes Pajemploi et CESU sous les lignes « prévoyance ».

    L'annexe 3 encadre les hausses : toute augmentation inférieure à 10 % par an et ne dépassant pas 2,74 % du salaire est répercutée automatiquement dans les mêmes proportions ; au-delà, un nouvel avenant est nécessaire. Deux pour cent des cotisations alimentent le fonds d'action sociale de la branche.

    Cotisation prévoyance depuis l'avenant n° 6 du 11 avril 2024 (assiette plafonnée au PASS)
    GarantieTotal · part employeur · part salariéStatut
    Incapacité0,84 % · 0,50 % · 0,34 %Imposé par la branche
    Invalidité0,82 % · 0,41 % · 0,41 %Imposé par la branche
    Décès0,196 % · 0,098 % · 0,098 %Imposé par la branche
    Rente éducation0,167 % · 0,0835 % · 0,0835 %Imposé par la branche
    Maladies redoutées0,177 % · 0,0885 % · 0,0885 %Imposé par la branche
    Section prévoyance de l'APNI0,04 % · 0,02 % · 0,02 %Imposé par la branche
    Total2,24 % · 1,20 % · 1,04 %Imposé par la branche
    ExemplesAssistante maternelle à 1 200 € : 26,88 €/mois (14,40 € / 12,48 €) · aide à domicile à 900 € : 20,16 €/mois (10,80 € / 9,36 €)Imposé par la branche
    Attention
    La cotisation ne s'ajoute pas aux « charges » à calculer : elle est intégrée aux prélèvements CESU et Pajemploi. L'employeur qui déclare correctement ses salaires a rempli toute son obligation de prévoyance.

    Organismes

    IRCEM, APNI, CESU et Pajemploi : qui fait quoi

    L'APNI, association paritaire nationale interbranches créée par accord du 19 décembre 2018, est le souscripteur du contrat de prévoyance pour le compte de tous les particuliers employeurs, qui lui donnent mandat en utilisant le CESU ou Pajemploi. Elle contrôle l'assureur, la collecte, l'effectivité des droits et gère le fonds d'action sociale. L'IRCEM Prévoyance, institution de prévoyance historique du secteur, assure les garanties et verse les prestations directement aux salariés.

    Le particulier employeur n'a donc aucun choix à faire et aucun contrat à gérer, à la différence de toutes les autres branches : pas d'appel d'offres à suivre, pas de notice à remettre, l'APNI ou l'IRCEM s'en chargeant. Sa seule responsabilité est de déclarer les salaires réels et à temps, car les droits du salarié se calculent sur les salaires déclarés dans la branche.

    Pour le salarié, l'interlocuteur est l'IRCEM : déclaration de l'arrêt de travail avec le décompte de la CPAM, demande de capital ou de rente, dossier d'aide sociale. Les démarches se font en ligne, sans passer par l'employeur, ce qui est adapté au multi-emploi.

    Répartition des rôles
    ActeurRôleStatut
    Particulier employeurDéclare les salaires au CESU ou à Pajemploi ; la cotisation est prélevée automatiquement ; aucun contrat ni noticeImposé par la branche
    APNISouscripteur du contrat de branche, mandataire des employeurs, contrôle du régime, fonds d'action socialeImposé par la branche
    IRCEM PrévoyanceAssureur : indemnités journalières, rentes, capitaux, notice d'information, contrôle médicalImposé par la branche
    URSSAF (CESU, Pajemploi)Collecte la cotisation avec les charges sociales et la reverseImposé par la branche
    SalariéDéclare ses arrêts à l'IRCEM, demande ses prestations, choisit seul sa mutuelleVous restez libre

    En pratique

    Ce qu'un particulier employeur doit vérifier

    Il n'y a rien à mettre en place : la prévoyance existe dès la première déclaration de salaire. Le seul point de vigilance est la déclaration : un salaire sous-déclaré ou déclaré en retard réduit le salaire de référence et peut priver le salarié de la condition de six mois de salaires consécutifs. Les employeurs qui rémunèrent une partie « de la main à la main » exposent leur salariée à une indemnisation amputée en cas d'arrêt.

    En cas d'arrêt de travail, l'employeur n'a aucune indemnité à verser : il transmet l'attestation de salaire à la CPAM et informe le salarié qu'il doit saisir l'IRCEM à partir du 8ᵉ jour. La convention le dit expressément : un salarié qui ne remplirait pas les conditions du régime « ne peut solliciter un quelconque maintien de salaire auprès du particulier employeur ».

    Côté salarié, la seule décision à prendre est celle de la mutuelle : vérifier son éligibilité à la complémentaire santé solidaire, le contrat collectif d'un conjoint ou d'un autre employeur, puis comparer les offres individuelles. Les aides du fonds social de la branche peuvent être sollicitées auprès de l'IRCEM en cas de dépense de santé lourde.

    Points de contrôle
    ÉtapePoint de contrôleStatut
    Vérifier le statut de l'employeurParticulier = IDCC 3239, aucune mutuelle ; entreprise ou association de services à la personne = IDCC 3127 ou 2941, mutuelle obligatoireImposé par la branche
    Déclarer les salaires réelsCESU ou Pajemploi, chaque mois : c'est la base des droits de prévoyance du salariéImposé par la branche
    En cas d'arrêt de travailAttestation à la CPAM, saisine de l'IRCEM par le salarié dès le 8ᵉ jour, aucun maintien de salaire dûImposé par la branche
    Couverture santé du salariéComplémentaire santé solidaire, contrat du conjoint ou d'un autre employeur, mutuelle individuelleVous restez libre
    Suivre les avenantsCotisation révisable dans la limite de 10 % par an et 2,74 % ; garanties mises à jour par avenant de brancheVous restez libre

    Récapitulatif : ce qui s'impose et ce qui reste ouvert

    Chez un particulier employeur, tout est inversé par rapport à une entreprise : rien en santé, tout en prévoyance, et sans aucune démarche. La confusion vient des offres commerciales qui vendent une « mutuelle obligatoire » qui n'existe pas.

    Obligatoire (loi)

    Imposé par la loi

    Pour un particulier employeur

    • Déclaration des salairesCESU ou Pajemploi, base des cotisations et des droits
    • Cotisations socialesDont la prévoyance de branche, prélevée automatiquement
    • Aucune mutuelleL'article L. 911-7 ne vise que les entreprises
    • Aucun maintien de salaireLes règles légales d'indemnisation ne s'appliquent pas
    Imposé par la branche

    Imposé par la convention

    Annexe 3 de la CCN du 15 mars 2021, étendue

    • Prévoyance unique pour tous les salariésIRCEM Prévoyance, contrat souscrit par l'APNI
    • Cotisation 2,24 % : 1,20 % employeur, 1,04 % salariéAssiette plafonnée au PASS, collecte URSSAF
    • Incapacité 81,8 % dès le 8ᵉ jour, invalidité 95 % du netAprès 6 mois de salaires dans la branche
    • Décès 50 % (min. 2 002,50 €), rente éducation 12 / 16 %, maladies redoutéesAnnexe A, version 2024
    • Fonds d'action sociale de 2 %Aides individuelles sur dossier
    Vous restez libre

    Reste ouvert

    Décisions du salarié, pas de l'employeur

    • La mutuelle du salariéComplémentaire santé solidaire, conjoint, individuelle
    • Une participation volontaire de l'employeurPossible, mais traitée comme du salaire
    • Une prévoyance individuelle complémentairePour renforcer le décès ou les 7 jours de carence
    • Le recours au fonds socialSur dossier auprès de l'IRCEM

    Mettre votre entreprise en règle, étape par étape

    1. Identifiez le statut de l'employeur

      Parent, personne âgée ou famille employant directement ou via un mandataire : IDCC 3239. Une entreprise ou une association employeur relève d'une autre convention et doit une mutuelle.

    2. Ne cherchez pas de mutuelle obligatoire

      Elle n'existe pas dans cette branche. Orientez le salarié vers la complémentaire santé solidaire, le contrat de son conjoint ou une mutuelle individuelle.

    3. Déclarez les salaires réels

      Chaque mois au CESU ou à Pajemploi : la cotisation prévoyance part avec les charges et les droits se calculent sur ces salaires.

    4. En cas d'arrêt, renvoyez vers l'IRCEM

      Aucun maintien de salaire à verser ; le salarié saisit l'IRCEM dès le 8ᵉ jour avec son décompte de la CPAM.

    5. Pensez au fonds social

      Frais de santé lourds, situation difficile : aides individuelles de la branche sur dossier.

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    Questions fréquentes, Particuliers employeurs et emploi à domicile

    Non. L'obligation de mutuelle d'entreprise ne s'applique qu'aux entreprises, et les parents qui emploient une assistante maternelle sont des particuliers employeurs. La convention de la branche (IDCC 3239) ne prévoit aucun régime santé. Une assistante maternelle s'assure par la complémentaire santé solidaire si ses revenus le permettent, par le contrat collectif de son conjoint, ou par une mutuelle individuelle.

    Vous employez via une entreprise ou une association ? Là, la mutuelle est obligatoire

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    Autres conventions collectives

    Sources : Convention collective nationale de la branche du secteur des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile du 15 mars 2021, IDCC 3239, étendue par arrêté du 6 octobre 2021, articles 49, 75, 83 à 85 et annexe 3 « Prévoyance » (Légifrance, KALICONT000044594539) · Avenant n° 6 du 11 avril 2024 relatif à la prévoyance (annexe 3) et à l'indemnité de départ volontaire à la retraite (annexe 4), étendu par arrêté du 8 novembre 2024 ; avenants du 27 juin 2025 et du 9 septembre 2025, étendus par arrêtés des 9 et 11 décembre 2025 ; tableau des prestations BOCC 2021-16 · Articles L. 911-7, L. 133-5-6, L. 133-7 et L. 912-3 du code de la sécurité sociale ; loi n° 2013-504 du 14 juin 2013 ; plafond de la sécurité sociale 2026 (PMSS 4 005 €, PASS 48 060 €)