Mutuelle transport sanitaire (IDCC 16) : santé et prévoyance obligatoires
Les entreprises d'ambulances relèvent de la convention des transports routiers (IDCC 16) mais pas du même régime que le transport de marchandises. Deux accords de branche s'imposent à vous : la protection santé depuis 2016 et la prévoyance depuis le 1ᵉʳ juillet 2022.
La branche en bref
IDCC 16- Convention
- Transports routiers et activités auxiliaires
- IDCC
- 16 (écrit 0016 dans la DSN)
- Code NAF visé
- 86.90A — Ambulances
- Accord santé
- 6 octobre 2015, avenant du 11 février 2020
- Accord prévoyance
- 28 mars 2022, effet 1ᵉʳ juillet 2022
- Organisme imposé
- Aucun
- 1 % du PMSS
- cotisation santé minimale, part entreprise et part salarié réunies
- 1,20 %
- cotisation prévoyance, dont 0,05 % de haut degré de solidarité
- 3 plafonds
- assiette de la prévoyance, en tranches A, B et C
- 0
- organisme désigné ou recommandé par la branche
Deux régimes obligatoires, pas un
La santé ne suffit pas. Depuis le 1ᵉʳ juillet 2022, un régime de prévoyance décès, incapacité et invalidité est lui aussi obligatoire pour vos salariés non cadres.
Le régime des ambulances n'est pas celui des marchandises
Même IDCC 16, deux accords différents. Le transport de marchandises applique 1,40 % du PMSS depuis 2022 ; le transport sanitaire relève de l'accord du 6 octobre 2015.
Aucun assureur ne vous est imposé
Ni l'accord santé ni l'accord prévoyance ne désignent ni ne recommandent d'organisme. Vous choisissez librement, à condition de respecter les minima de garanties et de cotisations.
Vos obligations
Ce que la convention IDCC 16 impose au-delà de la loi
Toute entreprise du secteur privé doit proposer une complémentaire santé collective financée à 50 % au minimum et respectant le panier de soins ANI. Pour une entreprise de transport sanitaire, ce socle légal ne suffit pas : deux accords de branche s'y superposent et s'imposent sans que vous ayez rien signé.
Le premier est l'accord du 6 octobre 2015, entré en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2016, qui crée une obligation conventionnelle de souscrire un socle minimal de « protection santé ». Il vise nommément les entreprises enregistrées sous le code NAF 86.90A (Ambulances), anciennement 851J, relevant du champ de la convention des transports routiers. Son avenant du 11 février 2020 a mis les garanties en conformité avec le dispositif 100 % Santé.
Le second est l'accord du 28 mars 2022, applicable depuis le 1ᵉʳ juillet 2022, qui institue un régime de prévoyance collectif et obligatoire couvrant le décès, l'incapacité de travail et l'invalidité. C'est celui que les entreprises oublient le plus souvent, parce qu'il est récent et qu'il ne se confond pas avec la mutuelle.
| Disposition | Ce que ça implique | Statut |
|---|---|---|
| Complémentaire santé pour tous les salariés | Socle légal ANI applicable à toute entreprise du privé depuis le 1ᵉʳ janvier 2016 | Obligatoire (loi) |
| Socle minimal « protection santé » de la branche | Accord du 6 octobre 2015 : garanties et financement minimaux propres au transport sanitaire | Imposé par la branche |
| Financement santé d'au moins 1 % du PMSS | Dont 0,5 % du PMSS au minimum à la charge de l'entreprise, par salarié et par mois | Imposé par la branche |
| Régime de prévoyance décès, incapacité, invalidité | Accord du 28 mars 2022, obligatoire depuis le 1ᵉʳ juillet 2022 pour les salariés non cadres | Imposé par la branche |
| Cotisation prévoyance de 1,20 % sur 3 plafonds | Répartie à parts égales, soit 0,60 % employeur au minimum et 0,60 % salarié au maximum | Imposé par la branche |
| Choix de l'organisme assureur | Aucun assureur n'est désigné ni recommandé par les accords de branche | Vous restez libre |
| Niveau de garanties supérieur au socle | Deux régimes améliorés sont prévus par l'accord, leur adoption reste facultative | Vous restez libre |
Régime santé
Le socle « protection santé » du transport sanitaire
L'accord organise trois niveaux de couverture. Le régime de base constitue le socle minimal obligatoire auquel il ne peut être dérogé. Deux régimes améliorés, décrits aux annexes II et III, peuvent lui être substitués par décision de l'entreprise, mais restent facultatifs.
Lorsque l'entreprise retient le régime de base, chaque salarié peut souscrire pour lui-même ou pour ses ayants droit des garanties complémentaires facultatives. Sauf disposition d'entreprise plus favorable, leur coût repose intégralement sur le salarié.
Le régime respecte le cahier des charges du contrat responsable, et depuis l'avenant du 11 février 2020 les obligations de l'article R. 871-2 du code de la sécurité sociale : prise en charge intégrale des équipements des paniers 100 % Santé en optique, en audiologie et en prothèses dentaires. En contrepartie, il ne prend jamais en charge la majoration du ticket modérateur hors parcours de soins, les dépassements d'honoraires d'un spécialiste consulté sans prescription du médecin traitant, ni la participation forfaitaire et les franchises.
Une série d'avenants santé signés le 13 avril 2026 doit actualiser les régimes des différents secteurs de la branche, et un avis d'extension a été publié au Journal officiel le 5 juin 2026. Attention à la chronologie : un avis d'extension n'est pas l'extension. Au 11 septembre 2026, ces textes ne figuraient pas encore dans la base officielle Légifrance, et c'est donc toujours l'accord du 6 octobre 2015, modifié le 11 février 2020, qui fait foi. Demandez à votre assureur de confirmer par écrit le socle appliqué à votre contrat.
| Élément du régime | Ce que prévoit l'accord | Statut |
|---|---|---|
| Régime de base | Socle minimal de prestations santé, obligatoire, non dérogeable à la baisse (annexe I) | Imposé par la branche |
| Régimes améliorés 1 et 2 | Niveaux supérieurs décrits aux annexes II et III, adoptés au choix de l'entreprise | Vous restez libre |
| Garanties optionnelles du salarié | Deux options au choix, pour lui ou ses ayants droit, à sa charge intégrale sauf accord d'entreprise | Vous restez libre |
| Contrat responsable et 100 % Santé | Conformité à l'article R. 871-2 depuis l'avenant du 11 février 2020 | Obligatoire (loi) |
| Début de la cotisation | Due à compter du premier mois civil suivant l'embauche du salarié bénéficiaire | Imposé par la branche |
| Mois de la rupture du contrat | La totalité de la cotisation du mois est due, quelle que soit la date de sortie | Imposé par la branche |
| Portabilité après le départ | Maintien gratuit jusqu'à 12 mois, l'employeur devant le signaler dans le certificat de travail | Obligatoire (loi) |
Régime prévoyance
Prévoyance transport sanitaire (IDCC 16) : obligatoire depuis juillet 2022
C'est l'obligation la plus récente et la plus souvent ignorée. L'accord du 28 mars 2022 impose aux entreprises ayant le code NAF 86.90A de souscrire un contrat couvrant l'incapacité de travail, l'invalidité et le décès de leurs salariés.
Le régime vise les salariés qui ne relèvent pas des articles 4 et 4 bis de la convention de retraite et de prévoyance des cadres de 1947, ni des articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017. Autrement dit : vos non-cadres. Vos cadres, eux, relèvent de l'obligation distincte du 1,50 % de la tranche A.
La cotisation est assise sur les rémunérations brutes soumises à cotisations, hors frais professionnels, limitées à trois plafonds de la sécurité sociale. Le salaire de référence servant au calcul des prestations correspond aux rémunérations des douze derniers mois civils précédant le sinistre, dans la même limite.
| Garantie | Niveau prévu par l'accord du 28 mars 2022 | Statut |
|---|---|---|
| Cotisation globale | 1,20 % des rémunérations brutes limitées à 3 plafonds, dont 0,05 % de haut degré de solidarité | Imposé par la branche |
| Répartition de la cotisation | 0,60 % au minimum à la charge de l'employeur, 0,60 % au maximum à la charge du salarié | Imposé par la branche |
| Capital décès, salarié célibataire, veuf, séparé ou divorcé | 50 % du salaire de référence, majoré de 25 % par enfant à charge, dans la limite de 100 % | Imposé par la branche |
| Capital décès, salarié marié, pacsé ou en concubinage | 100 % du salaire de référence, majoré de 25 % par enfant à charge, dans la limite de 100 % | Imposé par la branche |
| Invalidité absolue et définitive | Versement par anticipation du capital décès, sur demande du salarié à l'organisme assureur | Imposé par la branche |
| Incapacité de travail | Indemnisation à l'issue du maintien de salaire conventionnel dû par l'employeur | Imposé par la branche |
| Prévention et accompagnement | Volet obligatoire du régime, au même titre que les garanties en capital et en rente | Imposé par la branche |
| Maintien du capital décès aux anciens salariés | Application de l'article 7.1 de la loi Évin du 31 décembre 1989 | Obligatoire (loi) |
Budget
Combien coûtent réellement les deux régimes
Les deux accords n'expriment aucun montant en euros : la santé est indexée sur le plafond mensuel de la sécurité sociale (PMSS) et la prévoyance sur les rémunérations réelles. Vos cotisations se revalorisent donc automatiquement chaque 1ᵉʳ janvier, sans avenant.
Pour la santé, l'entreprise doit consacrer au financement du régime de base au moins 0,5 % du PMSS par salarié et par mois, et la cotisation totale, parts patronale et salariale réunies, ne peut être inférieure à 1 % du PMSS. Les entreprises dont les salariés relèvent du régime local d'Alsace-Moselle appliquent 0,3 % pour la part employeur et 0,6 % au total, la sécurité sociale locale couvrant déjà une partie des frais.
Pour la prévoyance, la cotisation de 1,20 % porte sur le salaire brut réel dans la limite de trois plafonds. Un ambulancier rémunéré 2 200 € brut par mois génère ainsi une cotisation de 26,40 €, dont 13,20 € au minimum à la charge de l'entreprise.
À titre d'ordre de grandeur, avec un PMSS de 3 925 € (valeur 2025, revalorisée chaque année), le socle santé représente 39,25 € par salarié et par mois, dont 19,63 € au minimum pour l'entreprise. Ajoutez la prévoyance et comptez environ 33 € par mois et par salarié à la charge de l'entreprise pour les deux régimes au niveau minimal.

Cas de dispense
Quels salariés peuvent refuser d'adhérer
L'adhésion au régime santé est obligatoire pour l'ensemble du personnel. L'accord du 6 octobre 2015 énumère toutefois les cas où un salarié peut demander à en être dispensé, par écrit et justificatifs à l'appui. Conservez chaque demande : en cas de contrôle URSSAF, c'est à vous de prouver que le caractère collectif et obligatoire du régime est respecté.
| Situation du salarié | Condition à respecter | Statut |
|---|---|---|
| CDD ou contrat de mission d'au moins 12 mois | À condition de justifier par écrit d'une couverture individuelle souscrite par ailleurs pour le même type de garanties | Imposé par la branche |
| CDD ou contrat de mission de moins de 12 mois | Sans condition de couverture par ailleurs | Imposé par la branche |
| Temps partiel et apprentis | Si l'adhésion conduirait à acquitter une cotisation au moins égale à 10 % de la rémunération brute | Imposé par la branche |
| Bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire | Article L. 861-3 du code de la sécurité sociale, jusqu'à l'échéance de leurs droits | Obligatoire (loi) |
Choix de l'assureur
Quel organisme assureur choisir en IDCC 16
C'est la question la plus posée, et la réponse est plus libre qu'on ne le croit. Ni l'accord santé du 6 octobre 2015 ni l'accord prévoyance du 28 mars 2022 ne désignent ou ne recommandent d'organisme assureur. Les clauses de désignation sont d'ailleurs interdites depuis la décision du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013 : une branche peut recommander, jamais imposer.
Les institutions historiques du transport communiquent largement auprès des entreprises d'ambulances, et rien ne vous empêche de les retenir. Mais vous pouvez tout aussi bien souscrire auprès d'un assureur généraliste, d'une mutuelle ou d'un courtier, dès lors que le contrat respecte les minima de garanties et de cotisations décrits ci-dessus.
Le seul vrai critère est la conformité : demandez à chaque assureur consulté une confirmation écrite que le contrat proposé couvre le socle de l'accord du 6 octobre 2015 et le régime de prévoyance du 28 mars 2022. Beaucoup de contrats génériques « panier ANI » ne couvrent que le premier.
Ce qui est vérifiable
- Aucun organisme n'est désigné ni recommandé par les deux accords
- La désignation est interdite depuis la décision du Conseil constitutionnel de 2013
- Un accord d'entreprise peut faire mieux que la branche, jamais moins bien
- Le haut degré de solidarité de 0,05 % est mutualisé quel que soit l'assureur retenu
Ce qu'il faut vérifier avant de signer
- Le contrat couvre-t-il la prévoyance, et pas seulement la santé ?
- Le financement atteint-il 0,5 % du PMSS en part patronale sur la santé ?
- La cotisation prévoyance est-elle bien assise sur trois plafonds, et non sur la seule tranche A ?
- Le capital décès applique-t-il la majoration de 25 % par enfant à charge ?
Formalisation
Mettre le régime en place dans les règles
Souscrire le contrat ne suffit pas. Le régime doit reposer sur un acte fondateur écrit : accord collectif, référendum ou, dans la très grande majorité des entreprises d'ambulances, décision unilatérale de l'employeur. Sans cet acte, l'URSSAF peut requalifier vos contributions patronales en salaire et les soumettre à cotisations.
L'acte doit viser les deux régimes, mentionner le caractère obligatoire de l'adhésion, les cas de dispense retenus, l'organisme assureur et le taux de participation. Chaque salarié doit recevoir la notice d'information établie par l'assureur, ainsi que tout nouvel embauché.
Enfin, un accord d'entreprise ne peut déroger aux accords de branche qu'en étant plus favorable ou au moins équivalent. Si vous appliquez un régime plus généreux, conservez la démonstration écrite de cette équivalence : c'est elle qui vous protégera en cas de contrôle.
Récapitulatif : ce qui s'impose et ce qui reste ouvert
Trois niveaux de règles se superposent pour une entreprise de transport sanitaire. Les distinguer évite autant la non-conformité que le sur-équipement inutile.
Imposé par la loi
S'applique à toute entreprise du secteur privé
- Complémentaire santé collectiveDepuis le 1ᵉʳ janvier 2016, pour tous les salariés
- Participation employeur d'au moins 50 %Sur la cotisation du régime obligatoire
- Contrat responsable et 100 % SantéCondition des exonérations sociales et fiscales
- Portabilité jusqu'à 12 moisArticle L. 911-8 du code de la sécurité sociale
Imposé par la convention
Accords des 6 octobre 2015 et 28 mars 2022
- Socle santé d'au moins 1 % du PMSSDont 0,5 % du PMSS au minimum pour l'entreprise
- Prévoyance décès, incapacité, invalidité1,20 % sur 3 plafonds, réparti 0,60 % / 0,60 %
- Capital décès majoré par enfant25 % du salaire de référence par enfant à charge
- Cas de dispense encadrésCDD, temps partiel à plus de 10 %, complémentaire santé solidaire
Vous restez libre
Rien ne vous est imposé sur ces points
- Le choix de l'organisme assureurAucune désignation ni recommandation de branche
- Le niveau de garantiesRégime de base ou l'un des deux régimes améliorés
- La couverture des ayants droitFacultative, à la charge du salarié sauf décision contraire
- Une participation supérieure à 50 %Levier d'attractivité dans un secteur en tension de recrutement
Mettre votre entreprise en règle, étape par étape
Vérifiez votre code NAF
Les deux accords visent le code 86.90A. C'est lui, et non votre seule appartenance à l'IDCC 16, qui déclenche le régime du transport sanitaire.
Auditez votre contrat actuel
Beaucoup d'entreprises ont la santé mais pas la prévoyance. Vérifiez la présence des deux et le niveau des cotisations.
Comparez à garanties conformes
Demandez une confirmation écrite de conformité aux deux accords, pas seulement au panier ANI.
Formalisez par un acte écrit
Décision unilatérale, accord collectif ou référendum, visant les deux régimes et les cas de dispense retenus.
Informez et conservez
Remettez la notice à chaque salarié, archivez les demandes de dispense et leurs justificatifs.
Pour formaliser la mise en place, utilisez le modèle de DUE prêt à personnaliser.
Questions fréquentes, Transport sanitaire
Oui, à double titre. La loi l'impose depuis le 1ᵉʳ janvier 2016 à toutes les entreprises du privé, et l'accord de branche du 6 octobre 2015 ajoute un socle minimal propre au transport sanitaire, avec un financement d'au moins 1 % du plafond mensuel de la sécurité sociale, dont 0,5 % à la charge de l'entreprise.
La cotisation globale est de 1,20 % des rémunérations brutes limitées à trois plafonds de la sécurité sociale, dont 0,05 % affecté au haut degré de solidarité. Elle se répartit à parts égales : 0,60 % au minimum pour l'employeur et 0,60 % au maximum pour le salarié. Ce régime est obligatoire depuis le 1ᵉʳ juillet 2022.
Non, et c'est une confusion fréquente. Les deux activités relèvent de l'IDCC 16, mais le transport de marchandises applique l'accord du 1ᵉʳ octobre 2012, dont l'avenant de 2022 a porté la cotisation santé à 1,40 % du PMSS. Le transport sanitaire relève de l'accord du 6 octobre 2015, avec ses propres annexes de garanties.
Celui que vous voulez. Ni l'accord santé ni l'accord prévoyance ne désignent ou ne recommandent d'organisme, et les clauses de désignation sont interdites depuis la décision du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013. Le seul critère qui compte est la conformité du contrat aux minima des deux accords.
Il dépend de la situation de famille au jour du décès. Pour un salarié célibataire, veuf, séparé de fait ou divorcé, le capital est de 50 % du salaire de référence. Pour un salarié marié, pacsé ou en concubinage, il est de 100 %. Dans les deux cas, il est majoré de 25 % du salaire de référence par enfant à charge, dans la limite d'une majoration totale de 100 %.
Oui, dans deux cas prévus par l'accord. Un CDD ou contrat de mission de moins de 12 mois peut être dispensé sans avoir à justifier d'une couverture par ailleurs. Un CDD d'au moins 12 mois peut l'être à condition de justifier par écrit d'une couverture individuelle souscrite ailleurs pour le même type de garanties.
Non. L'accord vise expressément les salariés qui ne relèvent ni des articles 4 et 4 bis de la convention de retraite et de prévoyance des cadres de 1947, ni des articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017. Vos cadres relèvent de l'obligation distincte de cotiser au moins 1,50 % de la tranche A à un régime de prévoyance.
Un redressement URSSAF avec réintégration des contributions patronales dans l'assiette des cotisations sociales, la perte des exonérations sociales et fiscales, et des majorations de retard. S'y ajoute le risque prud'homal : en cas de décès d'un salarié non couvert alors que l'accord l'imposait, l'employeur peut être tenu de verser lui-même le capital.
Un contrat conforme aux deux accords de la branche
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Sources : Accord du 6 octobre 2015 relatif à l'obligation conventionnelle de souscrire un socle minimal de « protection santé » dans les entreprises exerçant des activités de transport sanitaire (Légifrance, KALITEXT000031985920) · Avenant du 11 février 2020 modifiant les annexes I, II et III de l'accord du 6 octobre 2015 (Légifrance, KALITEXT000042271538) · Accord du 28 mars 2022 instituant un régime de prévoyance dans les entreprises exerçant des activités de transport sanitaire (Légifrance, KALITEXT000046043318) · Convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950, IDCC 16 (Légifrance, KALICONT000005635624) · Avis d'extension d'avenants santé de branche publié au Journal officiel le 5 juin 2026 — textes non encore intégrés à la base Légifrance au 11 septembre 2026 · Articles L. 911-1, L. 911-8, R. 871-2 et D. 911-2 du code de la sécurité sociale