Convention collectiveIDCC 1501

    Mutuelle restauration rapide (IDCC 1501) : un socle de 2012 et une prévoyance rénovée en 2026

    La convention de la restauration rapide (IDCC 1501) impose une complémentaire santé minimale financée à 50 % par l'employeur, sans organisme ni tarif imposés, et un régime de prévoyance dont la cotisation vient d'être portée à 0,50 % au 1ᵉʳ janvier 2026, avec KLESIA Prévoyance et l'OCIRP recommandés jusqu'en 2031.

    Le socle santé n'a pas été révisé depuis 2012 : ses garanties sont inférieures à ce qu'exige aujourd'hui le contrat responsable. En pratique, c'est le panier de soins légal, plus généreux, qui fixe votre minimum.

    La branche en bref

    IDCC 1501
    Convention
    Restauration rapide du 18 mars 1988, élargie à la restauration livrée en 2001
    IDCC
    1501
    Régime santé
    Accord du 3 février 2012, étendu le 27 novembre 2012, en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2013
    Régime prévoyance
    Titre VIII de la CCN (avenant n° 42 du 11 mai 2010), révisé au 1ᵉʳ janvier 2026
    Organisme santé
    Aucun : « organisme assureur habilité de leur choix »
    Organismes prévoyance recommandés
    KLESIA Prévoyance et OCIRP, du 1ᵉʳ janvier 2026 au 31 décembre 2031
    50 % / 50 %
    répartition minimale de la cotisation santé entre l'employeur et le salarié
    0,50 %
    cotisation prévoyance sur le salaire brut depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, 0,25 % de chaque côté
    150 à 200 %
    du salaire annuel brut en capital décès selon la situation de famille, plus 25 % par personne à charge
    0,06 %
    cotisation d'action sociale alimentant le fonds FAS-RR de la branche

    La branche ne fixe ni tarif ni assureur en santé

    L'accord de 2012 impose un tableau de garanties minimales et un partage 50/50 de la cotisation, rien d'autre. Chaque enseigne ou franchisé souscrit auprès de l'organisme habilité de son choix, au prix qu'il négocie.

    Le socle de 2012 est dépassé par la loi

    Forfait optique de 6 % du PMSS tous les deux ans, prothèses dentaires à 200 % de la base, carence de six mois : ces minima sont antérieurs au 100 % Santé et au contrat responsable actuel. Votre contrat doit respecter les deux, la loi l'emportant quand elle est plus favorable.

    La prévoyance a été remise à niveau au 1ᵉʳ janvier 2026

    Cotisation portée à 0,50 %, incapacité à 70 ou 75 % du brut, recommandation de KLESIA Prévoyance et de l'OCIRP pour cinq ans. C'est le régime le plus récent de la convention et celui qu'il faut vérifier en priorité.

    Vos obligations

    Ce que la convention IDCC 1501 impose au-delà de la loi

    Toute entreprise du secteur privé doit financer à 50 % au minimum une complémentaire santé collective conforme au panier de soins ANI. Dans la restauration rapide, cette obligation légale s'est superposée à un accord de branche plus ancien : l'accord du 3 février 2012, étendu le 27 novembre 2012 et applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2013, qui rend obligatoire un régime collectif de remboursement des frais de santé pour tous les salariés.

    À la différence de la plupart des branches, cet accord ne fixe ni cotisation, ni organisme : son préambule annonce même l'objectif « de permettre aux entreprises de la branche de contracter auprès des organismes assureurs de leur choix ». Il impose seulement un tableau de garanties minimales, ligne à ligne, et un financement partagé à parts égales. Il n'a jamais été révisé depuis, ce qui explique que plusieurs de ses minima soient aujourd'hui en deçà de la loi.

    La prévoyance est l'autre pilier, et le plus vivant. Le titre VIII de la convention, issu de l'avenant n° 42 du 11 mai 2010, a été complété par une garantie invalidité en 2021 puis remanié par l'avenant n° 10 du 5 décembre 2025, étendu le 27 mai 2026 : nouvelle cotisation de 0,50 % au 1ᵉʳ janvier 2026, incapacité recalibrée et recommandation de KLESIA Prévoyance et de l'OCIRP pour cinq ans. La branche finance aussi un fonds d'action sociale, le FAS-RR, par une cotisation de 0,06 %.

    Vos obligations en synthèse
    DispositionCe que ça impliqueStatut
    Complémentaire santé pour tous les salariésSocle légal ANI applicable à toute entreprise du privé depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, y compris franchisés et TPEObligatoire (loi)
    Régime santé de branche (accord du 3 février 2012)Contrat collectif conforme au tableau de garanties minimales de l'article 4, ligne à ligneImposé par la branche
    Participation employeur d'au moins 50 %Répartition 50/50 fixée par l'article 5, la convention ne fixant aucun montant de cotisationImposé par la branche
    Régime de prévoyance (titre VIII)Décès, invalidité absolue et définitive, rente éducation, rente de conjoint, obsèques, incapacité, invaliditéImposé par la branche
    Cotisation prévoyance de 0,50 % depuis 20260,25 % employeur et 0,25 % salarié sur les tranches 1 et 2, part salariale plafonnée à 50 %Imposé par la branche
    Action sociale FAS-RR0,06 % du salaire brut, dont 0,04 % employeur et 0,02 % salarié, aides exceptionnelles aux salariésImposé par la branche
    Choix de l'organisme assureurLibre en santé ; KLESIA Prévoyance et l'OCIRP recommandés en prévoyance, jamais imposésVous restez libre
    Attention
    L'accord santé réserve encore le régime aux salariés « ayant plus de 6 mois d'ancienneté ». Cette condition est caduque depuis le 1ᵉʳ janvier 2016 : la loi impose de couvrir tout salarié dès l'embauche, et l'URSSAF ne reconnaît plus d'ancienneté en santé. Un contrat qui l'appliquerait encore perdrait ses exonérations.

    Régime santé

    Les garanties santé minimales de l'IDCC 1501

    L'article 4 de l'accord de 2012 impose un contrat responsable couvrant, ligne à ligne, au moins les niveaux du tableau ci-dessous, exprimés en complément de la sécurité sociale. Lus aujourd'hui, ces minima sont modestes : ils datent d'avant le 100 % Santé de 2020 et d'avant les planchers actuels du contrat responsable, qui exigent par exemple la prise en charge intégrale des équipements optiques et dentaires de classe A.

    Concrètement, votre contrat doit respecter les deux référentiels à la fois : les minima de la branche et ceux du panier de soins légal et du contrat responsable. Quand ils diffèrent, c'est le plus favorable qui s'impose. Sur l'optique, le dentaire et l'audiologie, c'est presque toujours la loi ; sur la chambre particulière ou le lit d'accompagnant, ce sont les forfaits de la branche.

    L'accord prévoit un délai de carence de six mois sur l'optique et le dentaire, et n'oblige pas à couvrir les ayants droit : il demande seulement aux entreprises d'« étudier » cette extension. Si vous la financez, elle doit être formalisée dans l'acte de mise en place pour conserver l'exonération de la part patronale.

    Tableau de l'article 4, en complément du remboursement de la sécurité sociale
    Poste de soinsMinimum de branche (2012)Statut
    Hospitalisation : honoraires et frais de séjour20 % de la base de remboursement, soit 100 % BR au total ; forfait journalier à 100 % des frais réelsImposé par la branche
    Chambre particulière1,3 % du PMSS par jour, dans la limite de 8 jours par hospitalisation ; lit d'accompagnant enfant 0,5 % du PMSSImposé par la branche
    Consultations, actes techniques, radiologie, auxiliairesTicket modérateur, soit 100 % BR au total, sans prise en charge des dépassements d'honorairesImposé par la branche
    Pharmacie remboursée100 % du ticket modérateur, vignettes bleue et blancheImposé par la branche
    Prothèses dentaires remboursées200 % de la base de remboursement en complément, après 6 mois de carenceImposé par la branche
    Optique : monture, verres, lentillesForfait global de 6 % du PMSS tous les deux ans, après 6 mois de carenceImposé par la branche
    PréventionAu moins deux actes de la liste de l'arrêté du 8 juin 2006, choisis par l'entreprise et inscrits au contratImposé par la branche
    100 % Santé et planchers du contrat responsableS'imposent en plus du tableau : équipements de classe A sans reste à charge, plafonds et planchers réglementairesObligatoire (loi)
    Attention
    Un contrat « au minimum conventionnel » ne peut pas exister dans cette branche : le socle de 2012 ne suffit pas à être responsable. Exigez de votre assureur une grille qui affiche à la fois la conformité au contrat responsable et la reprise des forfaits de l'article 4.

    Budget

    Combien coûte la mutuelle dans la restauration rapide

    C'est la question la plus posée et celle à laquelle la convention ne répond pas : aucun taux ni montant n'est fixé pour la santé. Seule la répartition est imposée, 50 % pour l'employeur, 50 % pour le salarié. Le prix dépend donc du contrat que vous négociez, de la pyramide des âges de vos équipes et du niveau de garanties retenu.

    Les ordres de grandeur du marché pour un contrat responsable de niveau socle, salarié seul, se situent entre 25 et 45 € par mois, soit 12 à 23 € à la charge de l'entreprise. Les enseignes et réseaux de franchise négocient souvent des contrats-cadres qui tirent ce coût vers le bas ; un restaurant indépendant paiera généralement plus cher au même niveau de garanties.

    La prévoyance, elle, est chiffrée avec précision depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 : 0,50 % du salaire brut, réparti à parts égales, sur les tranches 1 et 2. Pour un équipier à 1 850 € brut, cela représente 9,25 € par mois, dont 4,63 € pour l'employeur. Ajoutez l'action sociale à 0,06 %, soit 1,11 € dont 0,74 € pour l'employeur. Comptez au total entre 18 et 30 € par mois et par salarié à la charge de l'entreprise pour les trois régimes.

    Répartition de la cotisation prévoyance de 0,50 % (art. 54, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026)
    GarantiePart salarié / part employeur, tranches 1 et 2Statut
    Décès0,045 % / 0,045 %Imposé par la branche
    Invalidité absolue et définitive0,005 % / 0,005 %Imposé par la branche
    Rente éducation et garanties substitutives (OCIRP)0,02 % / 0,02 %Imposé par la branche
    Incapacité temporaire de travail0,10 % / 0,10 %Imposé par la branche
    Invalidité permanente0,07 % / 0,07 %Imposé par la branche
    Reprise de passif0,01 % / 0,01 %, réexaminée dans un délai de trois ansImposé par la branche
    Total prévoyance0,25 % salarié / 0,25 % employeur, soit 0,50 %Imposé par la branche
    Action sociale FAS-RR (art. 57)0,02 % salarié / 0,04 % employeur, soit 0,06 %Imposé par la branche
    Attention
    Pour vos cadres, la convention rappelle que l'obligation de l'ANI du 17 novembre 2017 s'applique en plus : au moins 1,50 % de la tranche 1 à la charge exclusive de l'employeur, affecté en priorité au décès. Le 0,25 % patronal du régime de branche ne suffit donc pas pour eux.

    Régime prévoyance

    Prévoyance restauration rapide (IDCC 1501) : ce que couvre le titre VIII

    Le régime bénéficie à tous les salariés de la branche, sans condition d'ancienneté depuis 2017, restauration livrée comprise. Il combine des garanties en capital (décès, invalidité absolue et définitive), des rentes (éducation, conjoint) et des revenus de remplacement (incapacité, invalidité), avec des garanties dites « substitutives » : la rente de conjoint et l'allocation d'obsèques ne jouent que si le salarié n'a pas d'enfant à charge, ou ni enfant ni conjoint.

    Le capital décès est calculé sur le salaire annuel brut des douze derniers mois, avec un plancher de douze SMIC mensuels : un équipier à temps partiel embauché depuis peu est donc couvert bien au-delà de son salaire réel. La garantie double effet verse un second capital aux enfants si le conjoint décède à son tour.

    L'incapacité a été redéfinie au 1ᵉʳ janvier 2026 : 70 % du brut en maladie, 75 % en accident du travail, à l'issue du maintien de salaire conventionnel ou, à défaut de maintien, à partir du 61ᵉ jour d'arrêt, avec une franchise discontinue sur 365 jours. Les arrêts antérieurs à 2026 restent limités à 300 jours d'indemnisation. L'invalidité, créée en 2021, prend le relais à 42 % ou 70 % selon la catégorie.

    Les garanties du titre VIII
    GarantieNiveau prévu par la conventionStatut
    Capital décès (art. 48.1)150 % du salaire annuel brut pour un célibataire, 200 % pour un marié, pacsé ou concubin, + 25 % par personne à charge ; minimum 12 SMIC mensuelsImposé par la branche
    Double effet (art. 48.2)Second capital de 100 % aux enfants à charge si le conjoint décède simultanément ou après le salariéImposé par la branche
    Invalidité absolue et définitive (art. 48.3)Capital décès versé par anticipation, majoré de 40 % pour l'assistance d'une tierce personneImposé par la branche
    Rente éducation (art. 48.4)7 % du salaire annuel brut par enfant jusqu'à 10 ans, 18 % de 10 à 14 ans, 20 % de 14 à 21 ans (25 en cas d'études)Imposé par la branche
    Rente de conjoint et obsèques (art. 48.5 et 48.6)Sans enfant à charge : rente de 10 % du salaire pendant 10 ans au plus ; sans conjoint ni enfant : obsèques jusqu'à un PMSSImposé par la branche
    Incapacité de travail (art. 48.7, version 2026)70 % du brut en maladie, 75 % en accident du travail, après le maintien de salaire ou dès le 61ᵉ jour, franchise discontinueImposé par la branche
    Invalidité permanente (art. 48.8, depuis 2021)42 % du salaire annuel brut en 1ʳᵉ catégorie, 70 % en 2ᵉ et 3ᵉ catégorie ou IPP ≥ 33 %Imposé par la branche
    Portabilité (art. 50)Maintien gratuit pendant le chômage indemnisé, jusqu'à 12 mois, renonciation possible sous 10 joursObligatoire (loi)
    Attention
    Le maintien de salaire de l'article 19 B de la convention ne s'ouvre qu'après trois ans d'ancienneté. Pour les équipiers plus récents, très nombreux dans la branche, la prévoyance intervient donc à partir du 61ᵉ jour d'arrêt seulement : entre le 4ᵉ et le 60ᵉ jour, ils ne perçoivent que les indemnités de la sécurité sociale.

    Cas de dispense

    Quels salariés peuvent refuser d'adhérer

    L'article 3 de l'accord de 2012 distingue deux séries de dispenses. Les premières ne jouent que si l'entreprise les a prévues dans son acte de mise en place ; les secondes sont ouvertes de plein droit, à condition de ne pas remettre en cause la cotisation cadres de 1,50 %. Dans tous les cas, la demande est écrite, dans les 15 jours suivant la mise en place du régime ou l'embauche, et l'employeur doit pouvoir la produire. Depuis 2016, les dispenses de droit du code de la sécurité sociale s'y ajoutent.

    Les dispenses prévues par l'accord de branche
    Situation du salariéCondition à respecterStatut
    CDD ou apprenti de moins de 12 moisDe plein droit, sans justifier d'une couverture par ailleursImposé par la branche
    CDD ou apprenti d'au moins 12 moisDe plein droit, sur justificatif d'une couverture individuelle frais de santéImposé par la branche
    Temps partiel ou apprentiDe plein droit, si la cotisation atteindrait 10 % de la rémunération brute, cas fréquent pour les étudiants à quelques heures par semaineImposé par la branche
    Complémentaire santé solidaire ou contrat individuelSi l'entreprise l'a prévu dans son acte de mise en place ; jusqu'à l'échéance du contrat individuelImposé par la branche
    Couvert par ailleurs, y compris comme ayant droitSi l'entreprise l'a prévu ; justificatif renouvelé chaque annéeImposé par la branche
    Dispenses de droit du code de la sécurité socialeArticles L. 911-7 et D. 911-2, applicables même si l'acte de mise en place ne les mentionne pasObligatoire (loi)
    Attention
    Dans une branche où les étudiants à temps très partiel sont nombreux, la dispense « 10 % de la rémunération » est la plus utilisée. Un contrat de 6 heures par semaine au SMIC, soit environ 310 € brut par mois, y ouvre droit dès que la part salariale dépasse 31 € par mois. Notre modèle de lettre de dispense reprend les mentions attendues.

    Choix de l'assureur

    KLESIA, OCIRP ou un autre assureur : que dit l'IDCC 1501

    En santé, la réponse est nette : aucun organisme n'est désigné ni recommandé. L'accord de 2012 impose la souscription « auprès d'un organisme assureur habilité de leur choix ». Les grandes enseignes disposent de contrats-cadres proposés à leurs franchisés ; rien n'oblige un franchisé à y adhérer, mais ils sont souvent compétitifs.

    En prévoyance, la branche a lancé une mise en concurrence en 2025 et recommande, du 1ᵉʳ janvier 2026 au 31 décembre 2031, KLESIA Prévoyance pour le décès, l'incapacité et l'invalidité, et l'OCIRP pour les rentes éducation et de conjoint et l'allocation d'obsèques, KLESIA en assurant la gestion. Ces organismes appliquent un tarif unique mutualisé et ne peuvent refuser aucune entreprise de la branche, quelle que soit sa sinistralité.

    Une recommandation n'est pas une désignation, interdite depuis la décision du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013. L'article 51 le confirme : l'obligation est d'« adhérer à un contrat d'assurance respectant les dispositions du présent régime », avec une part salariale qui ne dépasse pas 50 %. Vous pouvez donc rester chez votre assureur actuel, à condition qu'il reprenne les garanties du titre VIII, y compris l'incapacité version 2026, et qu'il accepte la reprise de passif pour vos salariés déjà en arrêt.

    Ce qui est vérifiable

    • L'accord santé de 2012 impose un organisme « de leur choix » : aucune recommandation en santé
    • KLESIA Prévoyance et l'OCIRP sont recommandés en prévoyance pour 2026-2031, à tarif unique et sans sélection
    • L'article 51 n'exige qu'un contrat « respectant les dispositions du régime », part salariale ≤ 50 %
    • Les organismes recommandés doivent produire un rapport annuel à la commission paritaire de suivi

    Ce qu'il faut vérifier avant de signer ailleurs

    • Le contrat santé respecte-t-il à la fois le tableau de 2012 et le contrat responsable actuel ?
    • La prévoyance intègre-t-elle l'incapacité à 70/75 % version 2026 et l'invalidité créée en 2021 ?
    • Le capital décès applique-t-il le plancher de 12 SMIC mensuels et les majorations par personne à charge ?
    • Vos salariés déjà en arrêt de travail sont-ils repris (liste des risques en cours de l'article 52) ?

    Formalisation

    Mettre le régime en place dans les règles

    Souscrire le contrat ne suffit pas. Le régime doit reposer sur un acte fondateur écrit : accord d'entreprise, référendum ou, dans la quasi-totalité des restaurants, décision unilatérale de l'employeur. Dans cette branche, l'acte est doublement utile : c'est lui qui active les dispenses facultatives de l'accord de 2012 et qui formalise l'éventuelle extension aux ayants droit, condition de l'exonération sociale.

    L'article 7 de l'accord impose de remettre à chaque salarié et à tout nouvel embauché la notice d'information établie par l'assureur, et de l'informer individuellement de toute modification. L'affichage du tableau des garanties dans les locaux est recommandé mais ne remplace pas la notice.

    Côté prévoyance, l'article 52 exige de produire à l'assureur, dès l'adhésion, la liste des salariés en arrêt de travail ou déjà indemnisés. C'est cette déclaration qui déclenche la reprise de passif financée par la cotisation de 0,01 %, et qui évite qu'un salarié en arrêt au moment du changement d'assureur se retrouve sans indemnisation.

    Cotisations santé et prévoyance de la convention de la restauration rapide : répartition 50/50 et prévoyance à 0,50 %

    Récapitulatif : ce qui s'impose et ce qui reste ouvert

    Trois niveaux de règles se superposent pour un restaurant rapide. Les distinguer évite autant la non-conformité que le sur-équipement inutile.

    Obligatoire (loi)

    Imposé par la loi

    S'applique à toute entreprise du secteur privé

    • Complémentaire santé dès l'embaucheDepuis le 1ᵉʳ janvier 2016, sans condition d'ancienneté
    • Contrat responsable et 100 % SantéPlanchers plus élevés que le tableau de 2012
    • Portabilité jusqu'à 12 moisSanté et prévoyance, article L. 911-8
    • Prévoyance des cadres à 1,50 % de la tranche 1En plus du régime de branche
    Imposé par la branche

    Imposé par la convention

    Accord du 3 février 2012 et titre VIII de la CCN

    • Tableau de garanties santé de l'article 4Chambre 1,3 % PMSS, prothèses 200 % BR, optique 6 % PMSS
    • Répartition santé 50/50Sans montant fixé par la branche
    • Prévoyance à 0,50 % depuis 2026Décès 150-200 %, incapacité 70/75 %, invalidité 42/70 %
    • Action sociale à 0,06 %FAS-RR, aides exceptionnelles aux salariés
    Vous restez libre

    Vous restez libre

    Rien ne vous est imposé sur ces points

    • L'assureur santéAucune recommandation de branche
    • L'assureur prévoyanceKLESIA et l'OCIRP recommandés, pas imposés
    • La couverture des ayants droitÀ étudier, à formaliser si l'employeur la finance
    • Le niveau de garanties au-delà du minimumLevier d'attractivité dans un secteur à fort turnover

    Mettre votre entreprise en règle, étape par étape

    1. Vérifiez votre IDCC

      1501 pour la restauration rapide et livrée ; les restaurants traditionnels relèvent des HCR (1979), avec un régime très différent.

    2. Auditez votre contrat santé

      Vérifiez la conformité au contrat responsable actuel et la reprise des forfaits de 2012, sans condition d'ancienneté.

    3. Mettez la prévoyance à jour 2026

      Cotisation 0,50 %, incapacité 70/75 %, invalidité : demandez à votre assureur un avenant ou basculez vers le contrat recommandé.

    4. Comparez à garanties conformes

      Contrat-cadre de l'enseigne, organisme recommandé ou autre assureur, exigez une confirmation écrite de conformité à l'IDCC 1501.

    5. Formalisez et informez

      Décision unilatérale prévoyant les dispenses, notice à chaque salarié, liste des risques en cours à l'assureur.

    Pour formaliser la mise en place, utilisez le modèle de DUE prêt à personnaliser.

    Questions fréquentes, Restauration rapide

    Oui. La loi l'impose à tout employeur privé depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, et l'accord de branche du 3 février 2012 (IDCC 1501) l'imposait déjà depuis 2013 avec un tableau de garanties minimales et un financement partagé à parts égales. Elle concerne tous les salariés dès l'embauche, équipiers en CDD et étudiants compris, sauf dispense écrite dans les cas prévus.

    Un contrat conforme à la convention de la restauration rapide

    Décrivez votre restaurant en 3 minutes : un conseiller vérifie la conformité de votre couverture santé et prévoyance à l'IDCC 1501, socle 2012 et prévoyance 2026 compris, et vous propose une offre adaptée à vos équipiers à temps partiel.

    Comparer les offres

    Autres conventions collectives

    Sources : Convention collective nationale de la restauration rapide du 18 mars 1988, IDCC 1501, titre VIII « Régime de prévoyance complémentaire et action sociale » (Légifrance, KALICONT000005635596) · Accord du 3 février 2012 relatif au régime complémentaire de frais de santé, étendu par arrêté du 27 novembre 2012 (Légifrance, KALITEXT000026277934) · Avenant n° 42 du 11 mai 2010 relatif au régime de prévoyance complémentaire (Légifrance, KALITEXT000023330960) · Avenant du 11 décembre 2020 relatif au régime de prévoyance complémentaire, garantie invalidité (Légifrance, KALITEXT000043830033) · Avenant n° 10 du 5 décembre 2025 relatif au régime de prévoyance complémentaire et à la garantie incapacité de travail, étendu par arrêté du 27 mai 2026 (Légifrance, KALITEXT000054161904) · Articles L. 911-1, L. 911-7, L. 911-8, L. 912-1, R. 871-2 et D. 911-2 du code de la sécurité sociale ; ANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres