Mutuelle sport (IDCC 2511) : 0,96 % du PMSS et une prévoyance à 0,97 %
La convention collective nationale du sport (IDCC 2511) impose depuis 2016 un régime frais de santé de branche financé à 50 % au minimum par l'employeur, avec une cotisation de référence de 0,96 % du PMSS depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, et un régime de prévoyance non-cadres à 0,97 % du salaire, dont l'incapacité à 100 % du net. Aucun assureur n'est imposé.
La branche en bref
IDCC 2511- Convention
- Convention collective nationale du sport du 7 juillet 2005, étendue le 21 novembre 2006
- IDCC
- 2511 (brochure 3328)
- Régime santé
- Accord du 6 novembre 2015, en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, révisé au 1ᵉʳ juillet 2025
- Régime prévoyance
- Chapitre X de la CCN, cotisation révisée au 1ᵉʳ janvier 2025
- Organismes historiques
- AG2R, GNP, IONIS, UNPMF et OCIRP désignés en 2005 ; quatre groupements labellisés en 2019
- Organisme imposé
- Aucun : désignation caduque depuis le 16 juin 2018, labellisation non étendue
- 0,96 % du PMSS
- cotisation santé de référence pour un salarié seul depuis juillet 2025, soit environ 38 € par mois
- 50 % minimum
- part employeur sur la cotisation du régime conventionnel obligatoire
- 0,97 %
- cotisation prévoyance des non-cadres sur tranches A et B, 0,485 % de chaque côté
- 100 % du net
- revenu maintenu en incapacité de travail et en invalidité de 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie
Un régime santé de branche, mais sans assureur imposé
L'accord de 2015 fixe un tableau de garanties minimales acte par acte, une cotisation de référence de 0,96 % du PMSS et une participation employeur d'au moins 50 %. La branche a labellisé quatre groupements en 2019, mais l'arrêté d'extension a écarté cette liste.
Une prévoyance qui maintient 100 % du net
Le chapitre X couvre tous les non-cadres dès l'embauche : indemnités portant le revenu à 100 % du salaire net en incapacité et en invalidité de 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie, capital décès de 150 %, rente éducation. L'incapacité est financée par les seuls salariés.
Des cotisations révisées en 2025
0,97 % en prévoyance depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 et 0,96 % du PMSS en santé depuis le 1ᵉʳ juillet 2025 : les deux régimes viennent d'être mis à jour, vos contrats doivent l'être aussi.
Vos obligations
Ce que la convention IDCC 2511 impose au-delà de la loi
Toute structure employeuse du secteur privé, association comprise, doit financer à 50 % au minimum une complémentaire santé collective conforme au panier de soins ANI. Dans le sport, la branche a anticipé la loi : l'accord du 6 novembre 2015, étendu le 6 février 2017, impose depuis le 1ᵉʳ janvier 2016 un « régime conventionnel obligatoire » dont les prestations sont supérieures au panier légal, avec des couvertures surcomplémentaires facultatives pour les entreprises qui veulent aller plus loin.
Ce régime a été révisé quatre fois : avenant n° 1 de 2017, avenant n° 2 du 10 septembre 2019 (100 % Santé, degré élevé de solidarité, labellisation d'assureurs), avenant n° 3 du 29 novembre 2022 (nouvelle grille au 1ᵉʳ janvier 2023) et avenant du 11 avril 2025, étendu le 4 juillet 2025, qui porte la cotisation de référence à 0,96 % du PMSS au 1ᵉʳ juillet 2025 et réécrit l'article sur l'adhésion à un organisme assureur « choisi » par l'employeur.
La prévoyance est plus ancienne : le chapitre X de la convention de 2005 impose à toutes les entreprises un régime pour les salariés non cadres couvrant l'incapacité, l'invalidité, le décès et la rente éducation, ainsi qu'une garantie de maintien de salaire pour les salariés qui n'ouvrent pas droit à la sécurité sociale. Sa cotisation a été portée à 0,97 % au 1ᵉʳ janvier 2025 par l'avenant du 17 octobre 2024.
| Disposition | Ce que ça implique | Statut |
|---|---|---|
| Complémentaire santé pour tous les salariés | Socle légal ANI applicable à toute entreprise du privé depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, associations comprises | Obligatoire (loi) |
| Régime conventionnel obligatoire de frais de santé | Garanties minimales acte par acte de l'annexe I, pour tous les salariés dès l'embauche, sportifs professionnels compris | Imposé par la branche |
| Participation employeur d'au moins 50 % | Sur la cotisation du régime obligatoire, y compris si l'entreprise retient une surcomplémentaire comme régime obligatoire | Imposé par la branche |
| Degré élevé de solidarité | 2 % des cotisations du régime obligatoire affectés à des actions de prévention et d'action sociale | Imposé par la branche |
| Prévoyance des non-cadres (chapitre X) | Incapacité, invalidité, décès, rente éducation, maintien de salaire hors sécurité sociale, dès l'embauche | Imposé par la branche |
| Cotisation prévoyance de 0,97 % | Sur tranches A et B, 0,485 % employeur et 0,485 % salarié, l'incapacité (0,355 %) étant entièrement salariale | Imposé par la branche |
| Choix de l'organisme assureur | Libre en santé comme en prévoyance : désignation caduque depuis 2018, labellisation de 2019 non étendue | Vous restez libre |
Régime santé
Les garanties santé de l'IDCC 2511 : régime conventionnel et surcomplémentaires
L'article 4 de l'accord impose des prestations minimales « acte par acte », détaillées dans une annexe I remplacée à chaque révision, la dernière fois par l'avenant du 11 avril 2025 pour intégrer les évolutions réglementaires. Cette annexe n'est pas reproduite dans le texte consolidé : elle est publiée au Bulletin officiel des conventions collectives, et tout contrat doit en reprendre chaque ligne. Le régime respecte le contrat responsable et le 100 % Santé.
Au-dessus du régime conventionnel, la branche a créé des couvertures surcomplémentaires facultatives. Une entreprise peut en retenir une comme régime collectif obligatoire, à condition de la financer elle aussi à 50 % au minimum ; un salarié peut y adhérer individuellement, pour lui et ses ayants droit, à ses frais. Les ayants droit, conjoint, partenaire, concubin, enfants jusqu'à 27 ans en études, ne relèvent jamais de la couverture obligatoire.
L'avenant de 2019 a ajouté un degré élevé de solidarité : 2 % des cotisations du régime obligatoire financent des actions de prévention des risques du sport et des aides individuelles ou collectives, notamment pour la perte d'autonomie, le handicap ou le soutien aux aidants. Ce prélèvement s'applique quel que soit l'assureur retenu.
| Niveau | Ce que prévoit l'accord | Statut |
|---|---|---|
| Régime conventionnel obligatoire | Annexe I, garanties minimales acte par acte, révisée au 1ᵉʳ juillet 2025 ; pour tous les salariés dès l'embauche | Imposé par la branche |
| Surcomplémentaires en collectif | L'entreprise peut en faire son régime obligatoire, participation employeur toujours ≥ 50 % | Vous restez libre |
| Surcomplémentaires en individuel | Souscrites par le salarié pour lui et ses ayants droit, à sa charge exclusive sauf décision de l'employeur | Vous restez libre |
| Ayants droit | Extension facultative, cotisation spécifique à la charge du salarié ; enfants couverts jusqu'à 27 ans en études | Vous restez libre |
| Contrat responsable et 100 % Santé | Le contrat est adapté sans délai à toute évolution réglementaire, l'assureur ayant un devoir de conseil | Obligatoire (loi) |
| Suspension du contrat de travail | Maintien de l'adhésion tant que le salarié perçoit un maintien de salaire total ou partiel | Imposé par la branche |
| Portabilité | Maintien gratuit jusqu'à 12 mois pendant le chômage indemnisé, mutualisé dans la cotisation | Obligatoire (loi) |
Budget
Combien coûtent la mutuelle et la prévoyance dans le sport
La cotisation santé est exprimée en pourcentage du plafond mensuel de la sécurité sociale et intègre la mutualisation de la portabilité. Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, elle est fixée à 0,96 % du PMSS pour un salarié isolé au régime général (0,61 % en Alsace-Moselle), soit 38,45 € par mois avec un PMSS de 4 005 € en 2026, dont au moins 19,22 € pour l'employeur. La convention précise que ce taux est « donné à titre informatif » et peut être inférieur si les garanties de l'annexe I sont respectées : un assureur peut faire mieux.
En prévoyance, la cotisation est de 0,97 % du salaire brut sur les tranches A et B depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, répartie à parts égales mais avec une clé interne précise : l'incapacité temporaire (0,355 %) est entièrement à la charge du salarié, le maintien de salaire des personnels hors sécurité sociale (0,09 %) et l'essentiel de l'invalidité (0,285 % sur 0,345 %) à la charge de l'employeur. Pour un éducateur sportif rémunéré 2 000 € brut, cela représente 19,40 € par mois, dont 9,70 € pour l'employeur.
Au total, comptez environ 29 € par mois et par salarié à temps plein à la charge de l'employeur pour les deux régimes au niveau conventionnel, davantage si vous retenez une surcomplémentaire ou une participation supérieure à 50 %. Pour les cadres, l'obligation ANI de 1,50 % de la tranche A s'ajoute, la convention exigeant en outre qu'ils bénéficient de garanties au moins équivalentes au chapitre X.
| Garantie | Employeur / salarié | Statut |
|---|---|---|
| Décès | 0,08 % / 0,05 % | Imposé par la branche |
| Rente éducation | 0,03 % / 0,02 % | Imposé par la branche |
| Incapacité temporaire de travail | 0 % / 0,355 %, intégralement salariale | Imposé par la branche |
| Invalidité | 0,285 % / 0,06 % | Imposé par la branche |
| Maintien de salaire hors sécurité sociale | 0,09 % / 0 %, intégralement patronale | Imposé par la branche |
| Total | 0,97 % sur tranches A et B : 0,485 % employeur, 0,485 % salarié | Imposé par la branche |
| Santé, salarié seul | 0,96 % du PMSS de référence (0,61 % en Alsace-Moselle), employeur ≥ 50 % | Imposé par la branche |
Régime prévoyance
Prévoyance sport (IDCC 2511) : ce que couvre le chapitre X
Le régime s'applique à tous les salariés non cadres, sans condition d'ancienneté ni d'horaire, à l'exception des sportifs et entraîneurs professionnels du chapitre XII et des intermittents. Les non-cadres sont ceux qui ne relèvent pas des articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017 ; les cadres relèvent de l'obligation ANI et doivent « en tout état de cause » bénéficier de garanties au moins équivalentes.
Sa logique est le maintien du salaire net : en incapacité de travail, en relais du maintien de salaire conventionnel de l'article 4.3.1, le salarié perçoit des indemnités portant son revenu, sécurité sociale comprise, à 100 % du net, jusqu'à 1 095 jours. En invalidité de 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie, la rente maintient également 100 % du net ; en 1ʳᵉ catégorie, la moitié. Pour les salariés à très faible temps de travail qui n'ouvrent pas droit aux indemnités de la sécurité sociale, celles-ci sont reconstituées de manière théorique.
Le capital décès est de 150 % du salaire de référence, quel que soit le motif et la situation de famille, versé par anticipation en invalidité permanente et absolue. S'y ajoute une rente éducation par enfant, de 5 % jusqu'à 12 ans à 10 % de 16 à 25 ans. Enfin, une garantie propre à la branche rembourse à l'employeur 50 % du salaire de référence, du 4ᵉ au 87ᵉ jour d'arrêt, pour les salariés qu'il doit maintenir alors que la sécurité sociale ne les indemnise pas.
| Garantie | Niveau prévu par la convention | Statut |
|---|---|---|
| Incapacité temporaire de travail (art. 10.3) | 100 % du salaire net, sécurité sociale comprise, en relais du maintien de salaire, jusqu'au 1 095ᵉ jour | Imposé par la branche |
| Invalidité (art. 10.5) | 100 % du salaire net en 2ᵉ et 3ᵉ catégorie, 50 % de ce montant en 1ʳᵉ catégorie, tant que la sécurité sociale verse sa rente | Imposé par la branche |
| Capital décès ou IPA (art. 10.4) | 150 % du salaire de référence des 12 derniers mois, tranches A et B, quelle que soit la cause | Imposé par la branche |
| Rente éducation (art. 10.7) | 5 % du salaire de référence par enfant jusqu'à 12 ans, 7 % de 12 à 16 ans, 10 % de 16 à 18 ans ou 25 ans en cas d'études | Imposé par la branche |
| Maintien de salaire hors sécurité sociale (art. 10.6) | 50 % du salaire de référence versés à l'employeur du 4ᵉ jour au 87ᵉ jour (112ᵉ en maternité) pour les salariés sans droits | Imposé par la branche |
| Salaire de référence (art. 10.2) | Salaire brut des 12 derniers mois limité aux tranches A et B, reconstitué si la période est incomplète | Imposé par la branche |
| Salariés exclus | Sportifs et entraîneurs professionnels du chapitre XII et intermittents du spectacle, couverts par d'autres dispositifs | Vous restez libre |
| Prévoyance des cadres | Au moins 1,50 % de la tranche A à la charge de l'employeur, avec des garanties au moins équivalentes au chapitre X | Obligatoire (loi) |
Cas de dispense
Quels salariés peuvent refuser d'adhérer
L'affiliation au régime santé est obligatoire dès l'embauche, mais l'article 3.2 de l'accord retient toutes les dispenses prévues par la réglementation, qu'il énumère. La demande relève du libre choix du salarié, doit être écrite, accompagnée des justificatifs et mentionner que le salarié a été informé des conséquences de son choix. Le salarié peut revenir sur sa décision à tout moment et doit être réaffilié dès que sa situation de dispense cesse.
| Situation du salarié | Condition à respecter | Statut |
|---|---|---|
| CDD ou apprenti d'au moins 12 mois | Sur justificatif écrit d'une couverture individuelle pour le même type de garanties | Imposé par la branche |
| CDD ou apprenti de moins de 12 mois | Sans condition de couverture par ailleurs | Imposé par la branche |
| Temps partiel ou apprenti | Si l'ensemble des cotisations de protection sociale complémentaire, prévoyance comprise, atteint 10 % de la rémunération brute | Imposé par la branche |
| Complémentaire santé solidaire ou contrat individuel | Jusqu'à la fin des droits ou l'échéance du contrat individuel, sur justificatif | Obligatoire (loi) |
| Couvert par ailleurs, y compris comme ayant droit | Régime collectif obligatoire, IEG, fonction publique, contrat Madelin ; justificatif chaque année | Imposé par la branche |
| Multi-employeurs | Le salarié doit informer chacun de ses employeurs ; il peut être dispensé chez le second au titre de la couverture du premier | Obligatoire (loi) |
Choix de l'assureur
Assureurs labellisés, désignés ou libres : que dit l'IDCC 2511
En prévoyance, l'article 10.9 de la convention imposait en 2005 l'adhésion à AG2R Prévoyance, au GNP, à IONIS ou à l'UNPMF, avec l'OCIRP pour la rente éducation. Le nota officiel publié sous cet article le dit sans détour : cette clause « a cessé de produire ses effets au plus tard le 16 juin 2018. Depuis cette date, les entreprises de la branche sont libres de recourir à l'organisme complémentaire de leur choix ».
En santé, l'accord de 2015 comportait un titre « Organismes assureurs recommandés », supprimé par l'avenant de 2019. Le même avenant a « labellisé » quatre organismes, Umanens, le groupement AÉSIO / Malakoff Humanis, AG2R Prévoyance et le groupement Harmonie Mutuelle / MGEN, en précisant que cette labellisation est « dépourvue de tout caractère contraignant ». L'arrêté d'extension du 20 mai 2020 a de surcroît exclu cet article : il ne s'applique même pas aux entreprises non adhérentes des organisations signataires.
L'avenant du 11 avril 2025 a achevé le mouvement en réécrivant l'article 5 : les entreprises « souscrivent à un contrat d'assurance satisfaisant aux dispositions du présent accord », auprès d'un organisme « choisi ». Le seul critère est donc la conformité acte par acte à l'annexe I en santé et au chapitre X en prévoyance, avec une part salariale qui ne dépasse pas 50 % en santé et la clé de répartition conventionnelle en prévoyance.
Ce qui est vérifiable
- La désignation de 2005 a cessé ses effets le 16 juin 2018, nota officiel sous l'article 10.9
- La labellisation de 2019 est « dépourvue de tout caractère contraignant » et exclue de l'extension
- L'article 5 réécrit en 2025 parle d'un organisme assureur « choisi » par l'employeur
- La cotisation santé de 0,96 % est « donnée à titre informatif » et peut être inférieure à garanties respectées
Ce qu'il faut vérifier avant de signer
- Le contrat santé reprend-il l'annexe I dans sa version du 1ᵉʳ juillet 2025, acte par acte ?
- La prévoyance maintient-elle 100 % du net en incapacité et en invalidité, avec reconstitution des droits sécurité sociale ?
- Le prélèvement de 2 % au titre du degré élevé de solidarité est-il organisé ?
- La cotisation prévoyance respecte-t-elle la clé 0,485 / 0,485 avec l'incapacité à la charge des salariés ?
Formalisation
Mettre le régime en place dans les règles
Souscrire le contrat ne suffit pas. Le régime doit reposer sur un acte fondateur écrit : accord collectif, référendum ou, dans la plupart des clubs et associations, décision unilatérale de l'employeur. Il doit viser le régime conventionnel obligatoire ou la surcomplémentaire retenue, la répartition de la cotisation, les cas de dispense, le sort des ayants droit et le régime de prévoyance du chapitre X, cadres compris.
L'accord impose de remettre contre décharge à chaque salarié la notice d'information rédigée par l'assureur, et d'informer individuellement les salariés de toute modification de leurs droits. Les révisions de 2025 rendent cette formalité d'actualité : nouvelle annexe I et nouvelle cotisation en santé, nouvelle répartition en prévoyance.
Enfin, les structures du sport emploient massivement des salariés à temps très partiel et multi-employeurs. L'accord rappelle que le salarié doit informer chacun de ses employeurs, et la disposition transitoire sur les multi-employeurs a été exclue de l'extension au profit du droit commun : pour ces salariés, le versement santé de l'article L. 911-7-1 peut remplacer l'affiliation lorsque le contrat est très court ou l'horaire très réduit, à condition de le prévoir dans l'acte de mise en place.

Récapitulatif : ce qui s'impose et ce qui reste ouvert
Trois niveaux de règles se superposent pour une structure sportive. Les distinguer évite autant la non-conformité que le sur-équipement inutile.
Imposé par la loi
S'applique à toute entreprise du secteur privé
- Complémentaire santé dès l'embaucheDepuis le 1ᵉʳ janvier 2016, associations comprises
- Contrat responsable et 100 % SantéCondition des exonérations sociales et fiscales
- Portabilité jusqu'à 12 moisSanté et prévoyance, article L. 911-8
- Prévoyance des cadres à 1,50 % de la tranche AAvec des garanties au moins équivalentes au chapitre X
Imposé par la convention
Accord du 6 novembre 2015 et chapitre X de la CCN
- Annexe I de garanties santé, acte par acteVersion du 1ᵉʳ juillet 2025, supérieure au panier ANI
- Participation employeur ≥ 50 % et DES de 2 %Cotisation de référence 0,96 % du PMSS
- Prévoyance non-cadres à 0,97 %Incapacité et invalidité à 100 % du net, décès 150 %
- Clé de répartition conventionnelleIncapacité 100 % salarié, maintien de salaire 100 % employeur
Vous restez libre
Rien ne vous est imposé sur ces points
- Le choix de l'organisme assureurDésignation caduque, labellisation non contraignante
- Une surcomplémentaire comme régime obligatoireÀ financer au moins à 50 %
- La couverture des ayants droitFacultative, à la charge du salarié sauf décision contraire
- Une participation supérieure à 50 %Levier d'attractivité pour des postes souvent à temps partiel
Mettre votre entreprise en règle, étape par étape
Vérifiez votre IDCC
2511 pour les clubs, associations et entreprises du sport ; les structures d'animation relèvent de l'IDCC 1518, les golfs et centres équestres ont leurs propres conventions dans certains cas.
Auditez votre contrat santé
Comparez-le acte par acte à l'annexe I du 1ᵉʳ juillet 2025 et vérifiez la cotisation de référence de 0,96 % du PMSS.
Mettez la prévoyance à jour
Cotisation 0,97 % depuis janvier 2025, clé de répartition, maintien de 100 % du net, cadres couverts au moins au même niveau.
Comparez à garanties conformes
Assureur labellisé ou non, exigez une confirmation écrite de conformité à l'accord de 2015 et au chapitre X.
Formalisez et informez
Décision unilatérale ou accord, notice remise contre décharge, information de chaque employeur par les multi-employeurs.
Pour formaliser la mise en place, utilisez le modèle de DUE prêt à personnaliser.
Questions fréquentes, Sport
Oui, à double titre. La loi l'impose à tout employeur privé depuis 2016, associations comprises, et la convention collective nationale du sport (IDCC 2511) y ajoute depuis le 1ᵉʳ janvier 2016 un régime conventionnel obligatoire de frais de santé, aux garanties supérieures au panier ANI, financé au moins à 50 % par l'employeur, pour tous les salariés dès l'embauche.
Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, la cotisation de référence du régime conventionnel obligatoire est de 0,96 % du plafond mensuel de la sécurité sociale pour un salarié seul, soit environ 38 € par mois en 2026, dont au moins la moitié pour l'employeur (0,61 % en Alsace-Moselle). Ce taux est donné à titre informatif : un assureur peut proposer moins cher s'il respecte les garanties de l'annexe I.
Aucun n'est imposé. En 2019, la branche a labellisé Umanens, le groupement AÉSIO / Malakoff Humanis, AG2R Prévoyance et le groupement Harmonie Mutuelle / MGEN, mais cette labellisation est « dépourvue de tout caractère contraignant » et l'arrêté d'extension l'a exclue. En prévoyance, la désignation de 2005 a cessé ses effets le 16 juin 2018. L'employeur choisit librement, à garanties conformes.
0,97 % du salaire brut sur les tranches A et B depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 pour les salariés non cadres, répartis 0,485 % employeur et 0,485 % salarié. L'incapacité temporaire (0,355 %) est intégralement à la charge du salarié, le maintien de salaire hors sécurité sociale (0,09 %) intégralement à celle de l'employeur. Pour les cadres, l'ANI impose en plus 1,50 % de la tranche A.
Des indemnités portant son revenu à 100 % du salaire net en cas d'arrêt de travail, en relais du maintien de salaire de l'employeur et jusqu'à 1 095 jours ; une rente maintenant 100 % du net en invalidité de 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie, 50 % de ce montant en 1ʳᵉ catégorie ; un capital décès de 150 % du salaire de référence ; une rente éducation de 5 à 10 % par enfant. Les sportifs professionnels du chapitre XII sont exclus de ce régime.
Oui par principe, dès l'embauche, mais il peut demander une dispense s'il est déjà couvert par le régime obligatoire d'un autre employeur, ou si l'ensemble de ses cotisations santé et prévoyance atteint 10 % de sa rémunération brute. Il doit informer chacun de ses employeurs. Pour les contrats très courts ou les horaires très réduits, le versement santé légal peut remplacer l'affiliation si l'acte de mise en place le prévoit.
Pour la santé, oui : l'accord de 2015 précise que les salariés du chapitre XII, sportifs et entraîneurs professionnels, bénéficient du régime conventionnel dans les mêmes conditions que les autres salariés. Pour la prévoyance, non : le chapitre X les exclut expressément, ainsi que les intermittents du spectacle, et leur couverture relève de dispositifs propres au sport professionnel.
Trois choses depuis le 1ᵉʳ juillet 2025 : une nouvelle annexe I de garanties mise en conformité avec la réglementation, une cotisation de référence portée de 0,92 % à 0,96 % du PMSS pour le salarié isolé, et un article 5 réécrit qui confirme que l'employeur souscrit auprès de l'organisme assureur de son choix. L'avenant a été étendu par arrêté du 4 juillet 2025 et s'applique à toutes les entreprises de la branche.
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Sources : Convention collective nationale du sport du 7 juillet 2005, IDCC 2511, chapitre X « Prévoyance » et chapitre X bis « Complémentaire santé » (Légifrance, KALICONT000017577652) · Accord du 6 novembre 2015 relatif à la mise en place d'un régime de frais de santé, étendu par arrêté du 6 février 2017 (Légifrance, KALITEXT000032094221) · Avenant n° 2 du 10 septembre 2019 au régime conventionnel frais de santé, étendu par arrêté du 20 mai 2020 avec exclusion de l'article de labellisation (Légifrance, KALITEXT000041686266) · Avenant n° 3 du 29 novembre 2022 et avenant du 11 avril 2025 relatifs au régime frais de santé, ce dernier étendu par arrêté du 4 juillet 2025 (Légifrance, KALITEXT000047881192 et KALITEXT000051947629) · Avenant du 17 octobre 2024 modifiant l'article 10.8 du chapitre X, cotisation de prévoyance de 0,97 % au 1ᵉʳ janvier 2025 (Légifrance, KALITEXT000050828763) · Articles L. 911-1, L. 911-7, L. 911-7-1, L. 911-8, L. 912-1, R. 871-2 et D. 911-2 du code de la sécurité sociale ; décision n° 2013-672 DC du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013 ; ANI du 17 novembre 2017