Mutuelle chocolatier confiseur (IDCC 1286) : un régime de branche à 1,48 % du plafond, un tableau de garanties élevé et une prévoyance pour tous, sans assureur imposé
La convention des détaillants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie (IDCC 1286) impose depuis 2008 une complémentaire santé conventionnelle : tous les salariés dès l'embauche, un tableau de garanties unique et généreux, une cotisation forfaitaire de 1,48 % du plafond de la sécurité sociale, financée au moins à moitié par l'employeur. Sa prévoyance, refondue le 1ᵉʳ juillet 2025, couvre cadres et non-cadres : décès, rente éducation, rente handicap, incapacité, invalidité, et un maintien de salaire mutualisé financé par l'employeur.
La branche en bref
IDCC 1286- Convention
- Convention collective nationale des détaillants et détaillants-fabricants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie du 1ᵉʳ janvier 1984 (brochure 3224), étendue
- IDCC
- 1286 — chocolateries, confiseries et biscuiteries de détail, avec ou sans fabrication ; à ne pas confondre avec l'industrie de la chocolaterie ni avec la boulangerie-pâtisserie artisanale
- Régime santé
- Avenant n° 15 du 3 septembre 2008, étendu, modifié par une quinzaine d'avenants ; tableau 100 % Santé du 29 octobre 2019, cotisation du 23 octobre 2024, médecines douces du 16 décembre 2025
- Régime prévoyance
- Avenant n° 18 du 16 janvier 2013, étendu, refondu par l'avenant n° 10 du 18 avril 2025 (effet 1ᵉʳ juillet 2025, étendu le 18 mars 2026) et l'avenant du 16 décembre 2025 pour les cotisations patronales 2026
- Organisme recommandé
- Aucun au sens de l'article L. 912-1 : l'arrêté d'extension du 16 mai 2025 le constate expressément ; AG2R Prévoyance (ex-ISICA) et l'OCIRP restent les assureurs historiques du régime
- Organisme imposé
- Aucun : les clauses de désignation de 2008 et 2013 sont caduques, celle de la prévoyance a cessé de produire effet le 17 janvier 2018
- 1,48 %
- du PMSS pour la mutuelle de branche, soit 59,27 € par mois et par salarié en 2026, dont au moins la moitié, 29,64 €, à la charge de l'employeur
- 0,69 %
- des tranches 1 et 2 pour la prévoyance des non-cadres, 60 % employeur et 40 % salarié, plus 0,255 % appelés en 2026 à la seule charge de l'employeur
- 100 à 120 %
- du salaire annuel en capital décès pour un non-cadre, 300 à 350 % de la tranche 1 pour un cadre, plus 20 ou 50 % par personne à charge et 4 005 € d'obsèques
- 40 à 100 jours
- de maintien de salaire à 90 % après un an d'ancienneté et 7 jours de franchise, suivis de 30 à 90 jours aux deux tiers, puis relais de la prévoyance à 65 ou 70 %
Un tableau unique, sans option, à 1,48 % du plafond
Le régime santé ne comporte qu'un niveau, mais il est élevé : 200 % en frais de séjour, 235 % pour les honoraires hospitaliers, 360 % pour les prothèses dentaires, 800 € par implant. Il coûte 1,48 % du plafond, 59,27 € par mois en 2026, et 0,85 % en Alsace-Moselle. L'employeur en paie au moins la moitié.
Tous les salariés dès l'embauche, six dispenses, aucun assureur imposé
La condition de six mois d'ancienneté a disparu le 1ᵉʳ janvier 2016. Six cas de dispense sont prévus, sur demande du salarié et avec justificatifs. La désignation d'ISICA Prévoyance est caduque et la branche n'a pas de recommandation en vigueur : le choix de l'organisme est libre, à garanties au moins équivalentes.
Une prévoyance refondue en 2025, avec un maintien de salaire mutualisé
Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, les non-cadres cotisent 0,69 % partagés 60 / 40 et les cadres 1,50 % sur la tranche 1 et 0,87 % sur la tranche 2. S'y ajoutent des cotisations patronales : 0,24 % pour le maintien de salaire de l'article 40, plus l'indemnité de départ à la retraite et un fonds de péréquation.
Vos obligations
Ce que la convention de la chocolaterie-confiserie de détail (IDCC 1286) impose au-delà de la loi
La loi impose à tout employeur une complémentaire santé collective couvrant au moins le panier de soins ANI, financée à 50 %. Les détaillants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie, branche de très petites entreprises, sont allés plus loin dès l'avenant n° 15 du 3 septembre 2008, étendu par arrêté du 11 février 2009 : un régime de remboursement complémentaire de frais de soins de santé obligatoire, un tableau de garanties annexé, une cotisation mensuelle forfaitaire et une part patronale d'au moins 50 %. Une quinzaine d'avenants ont suivi. Les plus structurants sont celui du 3 novembre 2015, qui supprime la condition d'ancienneté, celui du 29 octobre 2019, qui met le tableau en conformité avec la réforme 100 % Santé, celui du 23 octobre 2024, qui porte la cotisation à 1,48 % du plafond au 1ᵉʳ janvier 2025, et celui du 16 décembre 2025, étendu le 21 mai 2026, qui retouche les médecines douces.
La prévoyance repose sur l'avenant n° 18 du 16 janvier 2013, étendu le 15 décembre 2014, qui couvre le décès, la rente éducation, la rente handicap, l'incapacité, l'invalidité et, particularité de la branche, l'assurance du maintien de salaire dû par l'employeur. L'avenant n° 10 du 18 avril 2025, étendu par arrêté du 18 mars 2026, a réécrit les bénéficiaires, les garanties et les cotisations à effet du 1ᵉʳ juillet 2025 en distinguant pour la première fois les cadres et les non-cadres au sens de l'ANI du 17 novembre 2017. L'avenant du 16 décembre 2025, étendu le 26 mai 2026, fixe pour l'année 2026 les cotisations à la seule charge de l'employeur.
Le maintien de salaire lui-même figure à l'article 40 de la convention, réécrit par l'avenant du 3 juillet 2009 : après un an d'ancienneté et sept jours de franchise en maladie, le salarié perçoit 90 % de son salaire brut pendant 40 à 100 jours, puis les deux tiers pendant 30 à 90 jours, selon son ancienneté. En accident du travail, l'indemnisation part du premier jour pris en charge par la sécurité sociale.
| Disposition | Ce que ça implique | Statut |
|---|---|---|
| Complémentaire santé de branche | Tous les salariés, sans condition d'ancienneté depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, garanties du tableau conventionnel au minimum, chez l'assureur de votre choix | Imposé par la branche |
| Financement santé | Cotisation forfaitaire de 1,48 % du PMSS, soit 59,27 € en 2026 (0,85 % en Alsace-Moselle), employeur au moins 50 % | Imposé par la branche |
| Maintien de salaire (art. 40) | Après 1 an d'ancienneté, dès le 8ᵉ jour en maladie et sans franchise en accident du travail : de 40 jours à 90 % plus 30 jours aux 2/3 jusqu'à 100 jours plus 90 jours | Imposé par la branche |
| Prévoyance pour tout le personnel | Cadres et non-cadres : décès 100 à 120 % ou 300 à 350 % T1, obsèques 1 PMSS, rente éducation 25 %, rente handicap 500 € par mois, incapacité 65 ou 70 %, invalidité 39 à 70 % | Imposé par la branche |
| Financement prévoyance | Non-cadres 0,69 % T1-T2 partagés 60 / 40 ; cadres 1,50 % T1 et 0,87 % T2 ; cotisations patronales 0,36 % appelées à 0,255 % en 2026 | Imposé par la branche |
| Prévoyance des cadres à 1,50 % T1 | Obligation de l'ANI du 17 novembre 2017, dont 0,76 % affecté au décès, que le barème de branche reprend exactement | Obligatoire (loi) |
| Choix de l'assureur | Libre : aucune recommandation en vigueur, désignations de 2008 et 2013 caduques | Vous restez libre |
Régime santé
Mutuelle des chocolatiers et confiseurs (IDCC 1286) : tableau de garanties, bénéficiaires et dispenses
Le régime couvre l'ensemble des salariés des entreprises de la branche, sans condition d'ancienneté depuis l'avenant du 3 novembre 2015. Il ne comporte qu'un seul niveau, sans option ni couverture conventionnelle des ayants droit, mais ce niveau est nettement supérieur au panier de soins légal. À l'hôpital, les frais de séjour sont pris à 200 % de la base de remboursement, les honoraires à 235 % pour les médecins adhérant à un dispositif de pratique tarifaire maîtrisée et 200 % pour les autres, la chambre particulière à 60 € par jour et les frais d'accompagnement d'un enfant de moins de 16 ans à 25 € par jour, dans la limite de 20 jours par an chacun. En ville, les généralistes sont remboursés à 170 % ou 150 %, les spécialistes à 200 % ou 170 %, l'imagerie à 135 % ou 100 %.
Le dentaire est le point fort du tableau : 360 % de la base pour les inlays, onlays et prothèses des paniers maîtrisé et libre, 220 % pour l'inlay-core, 300 % pour l'orthodontie remboursée et 200 % pour celle qui ne l'est pas, 250 % pour les prothèses non remboursées, 200 € de parodontologie par an et 800 € par implant dans la limite de deux par an. En optique, hors équipements 100 % Santé, la monture est remboursée 100 € et chaque verre de 70 à 180 € selon la correction ; les lentilles ouvrent un crédit de 220 € par an et la chirurgie réfractive un crédit de 800 €. Les aides auditives de classe II sont prises à 100 % de la base plus 600 € par oreille, 300 € jusqu'à 20 ans, l'appareillage à 100 % plus 600 € par an. Le forfait maternité est de 100 € par enfant. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l'acupuncture, la chiropractie, l'étiopathie, l'ostéopathie, le shiatsu et désormais la kinésiologie sont remboursés 50 € par consultation, quatre fois par an.
Six dispenses sont ouvertes à l'initiative du salarié, avec justificatifs : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, que le texte désigne encore sous ses anciens noms de CMU-C et d'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé, celle-ci jusqu'à l'échéance du contrat individuel ; salariés à temps très partiel, moins d'un mi-temps, dont la cotisation atteindrait 10 % de la rémunération brute ; CDD d'au moins douze mois justifiant d'une couverture individuelle ; CDD de moins de douze mois, sans condition ; salariés couverts par ailleurs à titre collectif et obligatoire, y compris comme ayants droit, sur justificatif annuel. L'employeur doit pouvoir produire la demande écrite. Les garanties et la part patronale sont maintenues pendant les arrêts maladie, maternité ou accident et toute suspension indemnisée ; en cas de décès du salarié, la branche offre douze mois de couverture gratuite à ses ayants droit.
| Poste | Niveau conventionnel | Statut |
|---|---|---|
| Hospitalisation | Frais de séjour 200 % ; honoraires 235 % (200 % hors DPTM) ; forfait journalier intégral ; chambre particulière 60 € et accompagnant d'un enfant 25 € par jour, 20 jours par an ; transport 100 % | Imposé par la branche |
| Soins courants | Généralistes 170 % (150 % hors DPTM) ; spécialistes 200 % (170 %) ; actes techniques 170 % (150 %) ; imagerie 135 % (100 %) ; auxiliaires, analyses, pharmacie 100 % | Imposé par la branche |
| Dentaire | 100 % Santé sans reste à charge ; soins 100 % ; inlays-onlays et prothèses 360 %, inlay-core 220 % ; orthodontie 300 %, 200 % si non remboursée ; parodontologie 200 € par an ; implants 800 € x 2 par an | Imposé par la branche |
| Optique | Classe A sans reste à charge ; classe B : monture 100 €, verres unifocaux 70 ou 95 €, multifocaux 110 ou 180 € par verre ; lentilles 220 € par an ; chirurgie réfractive 800 € par an | Imposé par la branche |
| Aides auditives et appareillage | Classe I sans reste à charge ; classe II 100 % + 600 € par oreille tous les 4 ans (300 € jusqu'à 20 ans), plafond légal 1 700 € ; orthopédie et prothèses 100 % + 600 € par an | Imposé par la branche |
| Maternité, médecines douces, prévention | Forfait naissance 100 € ; 4 consultations à 50 € par an, kinésiologie incluse depuis 2026 ; actes de prévention 100 % ; programmes d'accompagnement du cancer | Imposé par la branche |
| Bénéficiaires et dispenses | Tous les salariés dès l'embauche ; six cas de dispense sur demande justifiée ; pas de couverture conventionnelle des ayants droit | Imposé par la branche |
Cotisations santé
Combien coûte la mutuelle d'une chocolaterie (IDCC 1286), et qui paie quoi
La cotisation est mensuelle et forfaitaire, identique pour tous les salariés quel que soit leur salaire ou leur temps de travail. L'avenant du 23 octobre 2024, étendu par arrêté du 16 mai 2025, la fixe depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 à 1,48 % du PMSS, soit 59,27 € par mois en 2026, et à 0,85 % en Alsace-Moselle, soit 34,04 €. Elle était de 1,31 % en 2022 et de 1,37 % au 1ᵉʳ avril 2024 : le régime a été relevé deux fois en trois ans. L'accord prévoit en outre une indexation minimale sur l'évolution des dépenses de santé, sauf si les résultats la compensent.
La contribution de l'employeur est d'au moins 50 %, soit 29,64 € par salarié et par mois en 2026, 17,02 € en Alsace-Moselle. Rien n'interdit de prendre davantage à sa charge : pour un salarié à temps très partiel, une participation plus élevée évite que la cotisation n'atteigne 10 % de sa rémunération et ne lui ouvre une dispense. Les cotisations sont dues pour tout mois entamé et payables chaque trimestre à terme échu.
Les anciens salariés, retraités, invalides ou demandeurs d'emploi, peuvent conserver les mêmes garanties au titre de la loi Évin, s'ils le demandent dans les six mois qui suivent la rupture ou la fin de la portabilité. L'avenant du 16 novembre 2023 plafonne leur cotisation par paliers : le tarif des actifs la première année, 125 % la deuxième, 150 % la troisième, 180 % la quatrième et 200 % à partir de la cinquième. En arrêtant les chiffres sur le plafond 2026, cela représente 59,27 €, puis 74,09 €, 88,91 €, 106,69 € et 118,55 € par mois.
| Poste | Règle | Statut |
|---|---|---|
| Salarié, régime général | 1,48 % du PMSS = 59,27 € par mois, forfaitaire | Imposé par la branche |
| Part de l'employeur | 50 % au minimum = 29,64 € ; le salarié paie au plus 29,63 € | Imposé par la branche |
| Alsace-Moselle | 0,85 % du PMSS = 34,04 €, dont au moins 17,02 € pour l'employeur | Imposé par la branche |
| Participation supérieure à 50 % | Possible par décision unilatérale ou accord, utile pour les temps très partiels | Vous restez libre |
| Conjoint et enfants | Non prévus par l'accord : extension facultative à négocier avec l'assureur, à la charge du salarié sauf décision de l'entreprise | Vous restez libre |
| Anciens salariés (loi Évin) | 100 % la 1ʳᵉ année, puis 125 %, 150 %, 180 % et 200 % du tarif des actifs à partir de la 5ᵉ année | Imposé par la branche |
| Ayants droit d'un salarié décédé | 12 mois de couverture gratuite, sur demande dans les 6 mois du décès | Imposé par la branche |
Arrêt de travail
Maintien de salaire en chocolaterie-confiserie : le barème de l'article 40
L'article 40 de la convention, dans sa rédaction issue de l'avenant du 3 juillet 2009 étendu par arrêté du 10 mars 2010, s'applique aux salariés ayant au moins un an d'ancienneté. Trois conditions : avoir justifié de l'arrêt dans les deux jours ouvrables, être pris en charge par la sécurité sociale, être soigné en France ou dans l'Espace économique européen. En maladie, l'indemnisation commence après une franchise de sept jours. En accident du travail ou de trajet, elle part du jour de la prise en charge par la sécurité sociale, le jour de l'accident restant payé par l'employeur.
Le salarié perçoit d'abord 90 % de son salaire brut, puis les deux tiers, indemnités journalières de la sécurité sociale et part patronale des prestations de prévoyance déduites. En maladie, les durées vont de 40 jours à 90 % et 30 jours aux deux tiers pour un an d'ancienneté à 100 jours et 90 jours après 33 ans, avec un palier tous les deux ou trois ans. En accident du travail, elles vont de 40 et 30 jours à 110 et 100 jours, par paliers de cinq ans à partir de la troisième année. Le total perçu ne peut pas dépasser le salaire net d'activité. Le crédit d'indemnisation se renouvelle chaque 1ᵉʳ janvier, sans qu'un changement d'année en cours d'arrêt allonge les durées.
Ce maintien est assuré par le régime de prévoyance : l'employeur verse pour cela une cotisation de 0,24 % des salaires et se fait rembourser les indemnités qu'il avance. Pour un chocolatier qui emploie trois vendeuses, c'est une protection réelle de la trésorerie, en particulier pendant les périodes de Noël et de Pâques où un arrêt long coûte le plus cher. Une fois le barème épuisé, l'incapacité de la prévoyance prend le relais.
| Ancienneté | Durée et taux | Statut |
|---|---|---|
| Maladie, 1 à 6 ans | Franchise 7 jours, puis 40 jours à 90 % et 30 jours aux 2/3 | Imposé par la branche |
| Maladie, 6 à 13 ans | 40 + 40 jours à partir de 6 ans, 50 + 40 à partir de 8 ans, 50 + 50 à partir de 11 ans | Imposé par la branche |
| Maladie, 13 à 23 ans | 60 + 50 jours à partir de 13 ans, 60 + 60 à 16 ans, 70 + 60 à 18 ans, 70 + 70 à 21 ans | Imposé par la branche |
| Maladie, 23 ans et plus | 80 + 70 jours à partir de 23 ans, 90 + 80 à 28 ans, 90 + 90 à 31 ans, 100 + 90 à 33 ans | Imposé par la branche |
| Accident du travail, 1 à 13 ans | Sans franchise : 40 + 30 jours, 50 + 40 à partir de 3 ans, 60 + 50 à partir de 8 ans | Imposé par la branche |
| Accident du travail, 13 ans et plus | 70 + 60 jours à 13 ans, 80 + 70 à 18 ans, 90 + 80 à 23 ans, 100 + 90 à 28 ans, 110 + 100 à 33 ans | Imposé par la branche |
| Moins d'un an d'ancienneté | Pas de maintien conventionnel ; la prévoyance indemnise à 65 ou 70 % après 60 jours d'arrêt continu | Imposé par la branche |
Régime prévoyance
Prévoyance des chocolatiers et confiseurs (IDCC 1286) : décès, rentes, incapacité et invalidité
Le régime s'applique à tous les salariés de la branche, sans condition d'ancienneté pour les garanties décès, rentes et invalidité. Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, l'avenant n° 10 distingue les cadres, salariés relevant des articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017, et les non-cadres. Les prestations se calculent sur le salaire brut annuel des tranches 1 et 2, limité à quatre plafonds de la sécurité sociale.
En cas de décès ou d'invalidité permanente et totale, le capital d'un non-cadre est de 100 % du salaire de référence s'il est célibataire, veuf ou divorcé sans personne à charge, 120 % s'il est marié, pacsé ou en concubinage, majoré de 20 % par personne à charge. Pour un cadre, il est de 300 % de la tranche 1 et 100 % de la tranche 2, ou 350 % et 120 %, majoré de 50 % et 20 % par personne à charge ; le décès accidentel d'un cadre ajoute 100 % du capital de la tranche 1. Le double effet verse aux enfants un capital identique si le conjoint décède à son tour. L'allocation obsèques, un plafond mensuel, soit 4 005 € en 2026, dans la limite des frais réels, est versée au décès du salarié, de son conjoint ou d'un enfant à charge de plus de 12 ans. La rente éducation de l'OCIRP est de 25 % du salaire par enfant jusqu'à 18 ans, 26 ans en cas d'études ou d'apprentissage, avec un minimum de 800 € par mois, doublée pour les orphelins de père et de mère. Un enfant handicapé reçoit une rente viagère de 500 € par mois, indexée sur l'allocation aux adultes handicapés.
En incapacité temporaire, la prévoyance intervient quand le maintien de salaire de l'article 40 est épuisé : 65 % du salaire de référence pour les non-cadres, 70 % pour les cadres, indemnités de la sécurité sociale déduites, jusqu'au 1 095ᵉ jour d'arrêt. Les salariés qui n'ont pas l'ancienneté requise pour le maintien sont indemnisés après 60 jours d'arrêt continu. En invalidité, la rente est de 39 % du salaire pour un non-cadre en 1ʳᵉ catégorie ou pour une incapacité permanente de 33 à 66 %, 65 % en 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie ou à partir de 66 % ; pour un cadre, 42 % et 70 %. Dans tous les cas, le cumul des revenus ne peut pas dépasser le salaire net d'activité. Les garanties sont maintenues pendant les suspensions indemnisées, activité partielle comprise, et pendant douze mois au plus au titre de la portabilité.
| Garantie | Non-cadres · cadres | Statut |
|---|---|---|
| Décès ou IPT, sans personne à charge | Célibataire, veuf, divorcé : 100 % T1-T2 · 300 % T1 et 100 % T2 ; marié, pacsé, concubin : 120 % · 350 % T1 et 120 % T2 | Imposé par la branche |
| Majoration par personne à charge | + 20 % T1-T2 · + 50 % T1 et 20 % T2 | Imposé par la branche |
| Décès accidentel et double effet | Accident : néant · + 100 % du capital T1 ; double effet : capital identique versé aux enfants restant à charge | Imposé par la branche |
| Allocation obsèques | 1 PMSS = 4 005 € en 2026, limités aux frais réels : salarié, conjoint, enfant à charge de plus de 12 ans | Imposé par la branche |
| Rentes OCIRP | Éducation : 25 % du salaire par enfant, minimum 800 € par mois, jusqu'à 18 ou 26 ans, doublée pour l'orphelin des deux parents ; handicap : 500 € par mois à vie | Imposé par la branche |
| Incapacité temporaire | 65 % · 70 % du salaire brut, IJSS déduites, en relais de l'article 40 ou après 60 jours continus, jusqu'au 1 095ᵉ jour | Imposé par la branche |
| Invalidité | 1ʳᵉ catégorie ou IPP de 33 à 66 % : 39 % · 42 % ; 2ᵉ et 3ᵉ catégories ou IPP ≥ 66 % : 65 % · 70 % | Imposé par la branche |
Cotisations prévoyance
Taux de prévoyance 2026 et répartition employeur-salarié
Pour les non-cadres, l'article 6 de l'avenant n° 18, réécrit au 1ᵉʳ juillet 2025, fixe le taux à 0,69 % des tranches 1 et 2 : 0,14 % de décès, 0,18 % d'incapacité, 0,18 % d'invalidité, 0,16 % de rente éducation et 0,03 % de rente handicap. La cotisation est prise en charge à 60 % par l'employeur et 40 % par le salarié, soit 0,414 % et 0,276 %. Pour un vendeur à 2 000 € brut, cela représente 13,80 € par mois, dont 8,28 € pour l'entreprise et 5,52 € retenus sur la paie.
Pour les cadres, le taux est de 1,50 % sur la tranche 1, dont 0,77 % de décès, et de 0,87 % sur la tranche 2. L'avenant rappelle que l'employeur doit respecter l'obligation de 1,50 % de la tranche 1 issue de l'ANI du 17 novembre 2017, dont 0,76 % affecté au décès : le barème de branche s'y ajuste exactement, et la tranche 1 revient donc à l'employeur. Seule la tranche 2 est partagée, à 60 % pour l'employeur et 40 % pour le salarié.
S'ajoutent, pour tous les salariés et à la seule charge de l'employeur, trois cotisations : 0,24 % pour l'assurance du maintien de salaire, 0,08 % pour l'indemnité de départ à la retraite et 0,04 % pour le fonds de péréquation, qui rembourse aux entreprises les congés pour événements familiaux et l'indemnité de licenciement pour inaptitude d'origine professionnelle. Le total contractuel de 0,36 % est appelé à 0,255 % du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre 2026, l'indemnité de départ à la retraite étant appelée à 0,01 % et le fonds de péréquation à 0,005 %. La ligne « paritarisme » de 0,15 % qui figurait dans ce tableau en 2025 n'y apparaît plus. Un employeur paie donc, pour un non-cadre, 0,669 % du salaire en 2026.
| Catégorie | Taux et répartition | Statut |
|---|---|---|
| Non-cadres, T1 et T2 | 0,69 % : employeur 0,414 % (60 %), salarié 0,276 % (40 %) | Imposé par la branche |
| Cadres, tranche 1 | 1,50 %, dont 0,77 % de décès : obligation patronale de l'ANI de 2017 | Obligatoire (loi) |
| Cadres, tranche 2 | 0,87 % : employeur 0,522 % (60 %), salarié 0,348 % (40 %) | Imposé par la branche |
| Maintien de salaire, IDR, péréquation | 0,24 % + 0,08 % + 0,04 % = 0,36 %, appelés à 0,255 % en 2026, 100 % employeur | Imposé par la branche |
| Exemple non-cadre à 2 000 € brut | 13,80 € de prévoyance dont 8,28 € employeur et 5,52 € salarié, plus 5,10 € de cotisations patronales | Imposé par la branche |
| Exemple cadre à 4 000 € brut | 60,00 € sur la tranche 1 à la charge de l'employeur, plus 10,20 € de cotisations patronales | Imposé par la branche |
| Taux supérieurs ou garanties renforcées | Possibles par décision de l'entreprise, par exemple pour relever l'incapacité des non-cadres au-delà de 65 % | Vous restez libre |
Choix de l'assureur
Aucun organisme recommandé : rester chez l'assureur historique ou comparer
En 2008, l'avenant n° 15 désignait ISICA Prévoyance, institution du groupe AG2R, comme assureur unique de la mutuelle, et l'avenant n° 18 faisait de même en 2013 pour la prévoyance, avec l'OCIRP pour les rentes éducation et handicap. Depuis la décision du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013, ces clauses ne peuvent plus s'imposer : les articles 7 et 8 de l'avenant n° 18 ont été exclus de l'extension, et Légifrance précise que la désignation a cessé de produire ses effets le 17 janvier 2018. La branche n'a pas conclu depuis de recommandation au sens de l'article L. 912-1 du code de la sécurité sociale, ce que l'arrêté d'extension du 16 mai 2025 relève en toutes lettres.
Dans les faits, AG2R Prévoyance continue d'assurer le régime historique, avec ses fonds de prévention et d'action sociale, la gratuité de douze mois pour les ayants droit d'un salarié décédé et le remboursement du maintien de salaire. Y rester a un avantage : le contrat est calé ligne à ligne sur le tableau conventionnel et suit automatiquement chaque avenant. Pour une boutique de deux ou trois salariés, c'est souvent la voie la plus simple.
Choisir un autre assureur est parfaitement licite, à trois conditions : reprendre au moins chaque ligne du tableau de garanties, ce qui écarte beaucoup de contrats d'entrée de gamme compte tenu des 360 % en dentaire et des 800 € par implant ; respecter la part patronale de 50 % en santé et le partage 60 / 40 en prévoyance ; couvrir l'ensemble des garanties de prévoyance, rentes éducation et handicap comprises. C'est pertinent pour ajouter la couverture du conjoint et des enfants, que l'accord ne prévoit pas, ou pour regrouper les contrats. L'acte de mise en place, par exemple une décision unilatérale, doit viser les accords de branche et reprendre les six dispenses.
| Critère | AG2R Prévoyance / OCIRP · autre assureur | Statut |
|---|---|---|
| Statut | Assureur historique, ni désigné ni recommandé aujourd'hui · choix libre de l'entreprise | Vous restez libre |
| Tarif santé | 1,48 % du PMSS forfaitaire · tarif propre, parfois modulé selon l'âge ou l'effectif | Vous restez libre |
| Garanties | Tableau conventionnel, mis à jour à chaque avenant · au moins le tableau conventionnel, ligne à ligne | Imposé par la branche |
| Ayants droit | Non prévus par l'accord · à négocier librement | Vous restez libre |
| Maintien de salaire et fonds de péréquation | Remboursés à l'employeur par le régime · à vérifier dans le contrat, l'obligation de l'article 40 restant entière | Imposé par la branche |
| Formalisme | Contrat d'adhésion et notice · DUE ou accord visant les avenants n° 15 et n° 18, attestation de conformité de l'assureur | Obligatoire (loi) |
Récapitulatif : ce qui s'impose et ce qui reste ouvert
Chez les détaillants de la chocolaterie, confiserie, biscuiterie, la branche fixe un tableau de garanties santé élevé, une cotisation de référence et une prévoyance complète pour tout le personnel, mais ne recommande plus aucun assureur.
Imposé par la loi
S'applique à toute entreprise employeur
- Contrat responsable et panier de soins ANIPlancher légal, largement dépassé par le tableau de branche
- Portabilité jusqu'à 12 moisSanté et prévoyance, sans condition d'ancienneté malgré la lettre de l'accord
- Prévoyance des cadres à 1,50 % T1Reprise à l'identique par le barème de branche, dont 0,77 % de décès
- Acte de mise en placeDUE ou accord, condition des exonérations
Imposé par la convention
Avenants n° 15 de 2008 et n° 18 de 2013, révisés en 2019, 2024 et 2025
- Santé pour tous dès l'embaucheTableau unique : 200 % à l'hôpital, 360 % en prothèses dentaires, 800 € par implant
- Cotisation santé à 1,48 % du PMSS59,27 € en 2026, employeur au moins 50 %
- Maintien de salaire de l'article 401 an d'ancienneté, 7 jours de franchise, 70 à 190 jours indemnisés
- Prévoyance cadres et non-cadres0,69 % partagés 60 / 40, plus 0,255 % patronaux appelés en 2026
Vous restez libre
Rien ne vous est imposé sur ces points
- L'assureurAucune recommandation, désignations caduques depuis 2018
- La couverture du conjoint et des enfantsAbsente de l'accord, à ajouter si vous le souhaitez
- Une participation supérieure à 50 %Utile pour les temps très partiels
- Assimiler les agents de maîtrise aux cadresCoefficients 200 à 299, sous réserve de l'agrément de l'APEC
Mettre votre entreprise en règle, étape par étape
Vérifiez votre IDCC
1286 pour la chocolaterie, confiserie, biscuiterie de détail, avec ou sans fabrication ; la boulangerie-pâtisserie relève de l'IDCC 843.
Prenez les avenants n° 15 et n° 18 comme référence
Tableau santé de 2019 retouché en 2025, cotisation de 2024, prévoyance du 1ᵉʳ juillet 2025, article 40.
Choisissez l'assureur
AG2R Prévoyance ou tout autre organisme reprenant le tableau ligne à ligne ; demandez une attestation de conformité.
Fixez le financement
Santé à 50 % au moins, prévoyance non-cadres 60 / 40, tranche 1 des cadres et 0,255 % à la charge de l'employeur.
Formalisez et informez
DUE, notices, dispenses écrites et justifiées, paramétrage de la paie, catégories cadres et non-cadres au sens de l'ANI de 2017.
Pour formaliser la mise en place, utilisez le modèle de DUE prêt à personnaliser.
Questions fréquentes, Chocolaterie, confiserie, biscuiterie (détaillants)
Oui, pour tous les salariés et dès l'embauche. La convention des détaillants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie (IDCC 1286) impose depuis l'avenant n° 15 du 3 septembre 2008 un régime de frais de santé avec un tableau de garanties conventionnel. La condition de six mois d'ancienneté a été supprimée au 1ᵉʳ janvier 2016.
La cotisation est forfaitaire : 1,48 % du plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 59,27 € par mois et par salarié en 2026, et 0,85 %, soit 34,04 €, en Alsace-Moselle. L'employeur en paie au moins la moitié, 29,64 €. Ce taux s'applique depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 ; il était de 1,37 % en 2024 et de 1,31 % en 2022.
Non. ISICA Prévoyance, devenue AG2R Prévoyance, avait été désignée en 2008 pour la santé et en 2013 pour la prévoyance, mais ces clauses sont caduques : celle de la prévoyance a cessé de produire effet le 17 janvier 2018. La branche n'a pas de recommandation en vigueur. Vous pouvez choisir tout assureur qui reprend au moins les garanties et la répartition des accords.
Six cas, à la demande du salarié et sur justificatifs : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, y compris dans son ancienne forme d'aide à la complémentaire jusqu'à l'échéance du contrat individuel, salariés à moins d'un mi-temps dont la cotisation atteindrait 10 % de la rémunération brute, CDD d'au moins douze mois couverts à titre individuel, CDD de moins de douze mois, salariés déjà couverts à titre collectif et obligatoire, y compris comme ayants droit. L'employeur conserve la demande écrite.
Pas par l'accord de branche, qui ne couvre que le salarié et ne fixe aucun tarif pour les ayants droit. Leur couverture peut être proposée à titre facultatif par l'assureur, à la charge du salarié, ou rendue collective par décision de l'entreprise. En revanche, si le salarié décède, la branche offre douze mois de couverture gratuite à ses ayants droit qui étaient garantis.
Après un an d'ancienneté et sept jours de franchise, l'article 40 garantit 90 % du salaire brut pendant 40 jours puis les deux tiers pendant 30 jours, durées qui augmentent avec l'ancienneté jusqu'à 100 et 90 jours après 33 ans. En accident du travail, il n'y a pas de franchise et les durées vont de 40 et 30 jours à 110 et 100 jours. La prévoyance prend ensuite le relais à 65 % pour les non-cadres et 70 % pour les cadres, jusqu'au 1 095ᵉ jour.
Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025 : pour un non-cadre, 100 % du salaire annuel s'il est célibataire, 120 % s'il est en couple, plus 20 % par personne à charge ; pour un cadre, 300 % ou 350 % de la tranche 1 et 100 % ou 120 % de la tranche 2, plus 50 % et 20 % par personne à charge. S'y ajoutent 4 005 € d'allocation obsèques en 2026, une rente éducation de 25 % du salaire avec un minimum de 800 € par mois et une rente handicap de 500 € par mois.
Pour un non-cadre, 60 % de 0,69 %, soit 0,414 % du salaire, plus 0,255 % de cotisations patronales appelées en 2026 pour le maintien de salaire, l'indemnité de départ à la retraite et le fonds de péréquation : 0,669 % au total, environ 13,40 € par mois pour 2 000 € brut. Pour un cadre, 1,50 % de la tranche 1, 60 % des 0,87 % de la tranche 2 et les mêmes 0,255 %.
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Sources : Convention collective nationale des détaillants et détaillants-fabricants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie du 1ᵉʳ janvier 1984, IDCC 1286, étendue ; article 40 modifié par l'avenant du 3 juillet 2009, étendu par arrêté du 10 mars 2010 (Légifrance, KALICONT000005635899) · Avenant n° 15 du 3 septembre 2008 relatif au remboursement complémentaire de frais de soins de santé, étendu par arrêté du 11 février 2009 ; avenants du 20 février 2013 (dispenses), du 3 novembre 2015 (ancienneté), n° 13 du 29 octobre 2019 (tableau 100 % Santé, BOCC 2020-04, étendu 10 juillet 2020), du 16 novembre 2023 (loi Évin, étendu 4 décembre 2024), du 23 octobre 2024 (cotisation à 1,48 % du PMSS, étendu 16 mai 2025) et du 16 décembre 2025 (médecines douces, étendu 21 mai 2026) · Avenant n° 18 du 16 janvier 2013 relatif au régime de prévoyance, étendu par arrêté du 15 décembre 2014 à l'exclusion des articles 7 et 8 ; avenant n° 2 du 21 décembre 2015, étendu 4 mai 2017 ; avenant n° 9 du 18 janvier 2024, étendu 29 mai 2024 ; avenant n° 10 du 18 avril 2025, étendu par arrêté du 18 mars 2026 ; avenant du 16 décembre 2025, étendu par arrêté du 26 mai 2026 ; accord du 27 septembre 2024 sur la catégorie objective des cadres, étendu 16 mai 2025 · Articles L. 911-1, L. 911-7, L. 911-8, L. 912-1, R. 242-1-1 et D. 911-2 du code de la sécurité sociale ; décision n° 2013-672 DC du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013 ; ANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres ; plafond de la sécurité sociale 2026 (PMSS 4 005 €, PASS 48 060 €)