Convention collectiveIDCC 1286

    Mutuelle chocolatier confiseur (IDCC 1286) : un régime de branche à 1,48 % du plafond, un tableau de garanties élevé et une prévoyance pour tous, sans assureur imposé

    La convention des détaillants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie (IDCC 1286) impose depuis 2008 une complémentaire santé conventionnelle : tous les salariés dès l'embauche, un tableau de garanties unique et généreux, une cotisation forfaitaire de 1,48 % du plafond de la sécurité sociale, financée au moins à moitié par l'employeur. Sa prévoyance, refondue le 1ᵉʳ juillet 2025, couvre cadres et non-cadres : décès, rente éducation, rente handicap, incapacité, invalidité, et un maintien de salaire mutualisé financé par l'employeur.

    La désignation d'origine d'ISICA Prévoyance (groupe AG2R) est caduque et la branche n'a pas formalisé de recommandation : une chocolaterie peut s'assurer où elle veut, à condition de reprendre au moins les garanties et la répartition des accords.

    La branche en bref

    IDCC 1286
    Convention
    Convention collective nationale des détaillants et détaillants-fabricants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie du 1ᵉʳ janvier 1984 (brochure 3224), étendue
    IDCC
    1286 — chocolateries, confiseries et biscuiteries de détail, avec ou sans fabrication ; à ne pas confondre avec l'industrie de la chocolaterie ni avec la boulangerie-pâtisserie artisanale
    Régime santé
    Avenant n° 15 du 3 septembre 2008, étendu, modifié par une quinzaine d'avenants ; tableau 100 % Santé du 29 octobre 2019, cotisation du 23 octobre 2024, médecines douces du 16 décembre 2025
    Régime prévoyance
    Avenant n° 18 du 16 janvier 2013, étendu, refondu par l'avenant n° 10 du 18 avril 2025 (effet 1ᵉʳ juillet 2025, étendu le 18 mars 2026) et l'avenant du 16 décembre 2025 pour les cotisations patronales 2026
    Organisme recommandé
    Aucun au sens de l'article L. 912-1 : l'arrêté d'extension du 16 mai 2025 le constate expressément ; AG2R Prévoyance (ex-ISICA) et l'OCIRP restent les assureurs historiques du régime
    Organisme imposé
    Aucun : les clauses de désignation de 2008 et 2013 sont caduques, celle de la prévoyance a cessé de produire effet le 17 janvier 2018
    1,48 %
    du PMSS pour la mutuelle de branche, soit 59,27 € par mois et par salarié en 2026, dont au moins la moitié, 29,64 €, à la charge de l'employeur
    0,69 %
    des tranches 1 et 2 pour la prévoyance des non-cadres, 60 % employeur et 40 % salarié, plus 0,255 % appelés en 2026 à la seule charge de l'employeur
    100 à 120 %
    du salaire annuel en capital décès pour un non-cadre, 300 à 350 % de la tranche 1 pour un cadre, plus 20 ou 50 % par personne à charge et 4 005 € d'obsèques
    40 à 100 jours
    de maintien de salaire à 90 % après un an d'ancienneté et 7 jours de franchise, suivis de 30 à 90 jours aux deux tiers, puis relais de la prévoyance à 65 ou 70 %

    Un tableau unique, sans option, à 1,48 % du plafond

    Le régime santé ne comporte qu'un niveau, mais il est élevé : 200 % en frais de séjour, 235 % pour les honoraires hospitaliers, 360 % pour les prothèses dentaires, 800 € par implant. Il coûte 1,48 % du plafond, 59,27 € par mois en 2026, et 0,85 % en Alsace-Moselle. L'employeur en paie au moins la moitié.

    Tous les salariés dès l'embauche, six dispenses, aucun assureur imposé

    La condition de six mois d'ancienneté a disparu le 1ᵉʳ janvier 2016. Six cas de dispense sont prévus, sur demande du salarié et avec justificatifs. La désignation d'ISICA Prévoyance est caduque et la branche n'a pas de recommandation en vigueur : le choix de l'organisme est libre, à garanties au moins équivalentes.

    Une prévoyance refondue en 2025, avec un maintien de salaire mutualisé

    Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, les non-cadres cotisent 0,69 % partagés 60 / 40 et les cadres 1,50 % sur la tranche 1 et 0,87 % sur la tranche 2. S'y ajoutent des cotisations patronales : 0,24 % pour le maintien de salaire de l'article 40, plus l'indemnité de départ à la retraite et un fonds de péréquation.

    Vos obligations

    Ce que la convention de la chocolaterie-confiserie de détail (IDCC 1286) impose au-delà de la loi

    La loi impose à tout employeur une complémentaire santé collective couvrant au moins le panier de soins ANI, financée à 50 %. Les détaillants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie, branche de très petites entreprises, sont allés plus loin dès l'avenant n° 15 du 3 septembre 2008, étendu par arrêté du 11 février 2009 : un régime de remboursement complémentaire de frais de soins de santé obligatoire, un tableau de garanties annexé, une cotisation mensuelle forfaitaire et une part patronale d'au moins 50 %. Une quinzaine d'avenants ont suivi. Les plus structurants sont celui du 3 novembre 2015, qui supprime la condition d'ancienneté, celui du 29 octobre 2019, qui met le tableau en conformité avec la réforme 100 % Santé, celui du 23 octobre 2024, qui porte la cotisation à 1,48 % du plafond au 1ᵉʳ janvier 2025, et celui du 16 décembre 2025, étendu le 21 mai 2026, qui retouche les médecines douces.

    La prévoyance repose sur l'avenant n° 18 du 16 janvier 2013, étendu le 15 décembre 2014, qui couvre le décès, la rente éducation, la rente handicap, l'incapacité, l'invalidité et, particularité de la branche, l'assurance du maintien de salaire dû par l'employeur. L'avenant n° 10 du 18 avril 2025, étendu par arrêté du 18 mars 2026, a réécrit les bénéficiaires, les garanties et les cotisations à effet du 1ᵉʳ juillet 2025 en distinguant pour la première fois les cadres et les non-cadres au sens de l'ANI du 17 novembre 2017. L'avenant du 16 décembre 2025, étendu le 26 mai 2026, fixe pour l'année 2026 les cotisations à la seule charge de l'employeur.

    Le maintien de salaire lui-même figure à l'article 40 de la convention, réécrit par l'avenant du 3 juillet 2009 : après un an d'ancienneté et sept jours de franchise en maladie, le salarié perçoit 90 % de son salaire brut pendant 40 à 100 jours, puis les deux tiers pendant 30 à 90 jours, selon son ancienneté. En accident du travail, l'indemnisation part du premier jour pris en charge par la sécurité sociale.

    Vos obligations en synthèse
    DispositionCe que ça impliqueStatut
    Complémentaire santé de brancheTous les salariés, sans condition d'ancienneté depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, garanties du tableau conventionnel au minimum, chez l'assureur de votre choixImposé par la branche
    Financement santéCotisation forfaitaire de 1,48 % du PMSS, soit 59,27 € en 2026 (0,85 % en Alsace-Moselle), employeur au moins 50 %Imposé par la branche
    Maintien de salaire (art. 40)Après 1 an d'ancienneté, dès le 8ᵉ jour en maladie et sans franchise en accident du travail : de 40 jours à 90 % plus 30 jours aux 2/3 jusqu'à 100 jours plus 90 joursImposé par la branche
    Prévoyance pour tout le personnelCadres et non-cadres : décès 100 à 120 % ou 300 à 350 % T1, obsèques 1 PMSS, rente éducation 25 %, rente handicap 500 € par mois, incapacité 65 ou 70 %, invalidité 39 à 70 %Imposé par la branche
    Financement prévoyanceNon-cadres 0,69 % T1-T2 partagés 60 / 40 ; cadres 1,50 % T1 et 0,87 % T2 ; cotisations patronales 0,36 % appelées à 0,255 % en 2026Imposé par la branche
    Prévoyance des cadres à 1,50 % T1Obligation de l'ANI du 17 novembre 2017, dont 0,76 % affecté au décès, que le barème de branche reprend exactementObligatoire (loi)
    Choix de l'assureurLibre : aucune recommandation en vigueur, désignations de 2008 et 2013 caduquesVous restez libre
    Attention
    Depuis le 12 juin 2025, l'accord du 27 septembre 2024 permet à l'entreprise de rattacher à la catégorie des cadres, pour ses garanties de protection sociale, les agents de maîtrise des 1ᵉʳ et 2ᵉ échelons dont le coefficient est compris entre 200 et 299, sous réserve de l'agrément de la commission paritaire de l'APEC. Ce choix doit figurer dans l'acte qui institue le régime.

    Régime santé

    Mutuelle des chocolatiers et confiseurs (IDCC 1286) : tableau de garanties, bénéficiaires et dispenses

    Le régime couvre l'ensemble des salariés des entreprises de la branche, sans condition d'ancienneté depuis l'avenant du 3 novembre 2015. Il ne comporte qu'un seul niveau, sans option ni couverture conventionnelle des ayants droit, mais ce niveau est nettement supérieur au panier de soins légal. À l'hôpital, les frais de séjour sont pris à 200 % de la base de remboursement, les honoraires à 235 % pour les médecins adhérant à un dispositif de pratique tarifaire maîtrisée et 200 % pour les autres, la chambre particulière à 60 € par jour et les frais d'accompagnement d'un enfant de moins de 16 ans à 25 € par jour, dans la limite de 20 jours par an chacun. En ville, les généralistes sont remboursés à 170 % ou 150 %, les spécialistes à 200 % ou 170 %, l'imagerie à 135 % ou 100 %.

    Le dentaire est le point fort du tableau : 360 % de la base pour les inlays, onlays et prothèses des paniers maîtrisé et libre, 220 % pour l'inlay-core, 300 % pour l'orthodontie remboursée et 200 % pour celle qui ne l'est pas, 250 % pour les prothèses non remboursées, 200 € de parodontologie par an et 800 € par implant dans la limite de deux par an. En optique, hors équipements 100 % Santé, la monture est remboursée 100 € et chaque verre de 70 à 180 € selon la correction ; les lentilles ouvrent un crédit de 220 € par an et la chirurgie réfractive un crédit de 800 €. Les aides auditives de classe II sont prises à 100 % de la base plus 600 € par oreille, 300 € jusqu'à 20 ans, l'appareillage à 100 % plus 600 € par an. Le forfait maternité est de 100 € par enfant. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l'acupuncture, la chiropractie, l'étiopathie, l'ostéopathie, le shiatsu et désormais la kinésiologie sont remboursés 50 € par consultation, quatre fois par an.

    Six dispenses sont ouvertes à l'initiative du salarié, avec justificatifs : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, que le texte désigne encore sous ses anciens noms de CMU-C et d'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé, celle-ci jusqu'à l'échéance du contrat individuel ; salariés à temps très partiel, moins d'un mi-temps, dont la cotisation atteindrait 10 % de la rémunération brute ; CDD d'au moins douze mois justifiant d'une couverture individuelle ; CDD de moins de douze mois, sans condition ; salariés couverts par ailleurs à titre collectif et obligatoire, y compris comme ayants droit, sur justificatif annuel. L'employeur doit pouvoir produire la demande écrite. Les garanties et la part patronale sont maintenues pendant les arrêts maladie, maternité ou accident et toute suspension indemnisée ; en cas de décès du salarié, la branche offre douze mois de couverture gratuite à ses ayants droit.

    Principales garanties (sécurité sociale comprise, tableau de l'avenant du 29 octobre 2019 modifié le 16 décembre 2025)
    PosteNiveau conventionnelStatut
    HospitalisationFrais de séjour 200 % ; honoraires 235 % (200 % hors DPTM) ; forfait journalier intégral ; chambre particulière 60 € et accompagnant d'un enfant 25 € par jour, 20 jours par an ; transport 100 %Imposé par la branche
    Soins courantsGénéralistes 170 % (150 % hors DPTM) ; spécialistes 200 % (170 %) ; actes techniques 170 % (150 %) ; imagerie 135 % (100 %) ; auxiliaires, analyses, pharmacie 100 %Imposé par la branche
    Dentaire100 % Santé sans reste à charge ; soins 100 % ; inlays-onlays et prothèses 360 %, inlay-core 220 % ; orthodontie 300 %, 200 % si non remboursée ; parodontologie 200 € par an ; implants 800 € x 2 par anImposé par la branche
    OptiqueClasse A sans reste à charge ; classe B : monture 100 €, verres unifocaux 70 ou 95 €, multifocaux 110 ou 180 € par verre ; lentilles 220 € par an ; chirurgie réfractive 800 € par anImposé par la branche
    Aides auditives et appareillageClasse I sans reste à charge ; classe II 100 % + 600 € par oreille tous les 4 ans (300 € jusqu'à 20 ans), plafond légal 1 700 € ; orthopédie et prothèses 100 % + 600 € par anImposé par la branche
    Maternité, médecines douces, préventionForfait naissance 100 € ; 4 consultations à 50 € par an, kinésiologie incluse depuis 2026 ; actes de prévention 100 % ; programmes d'accompagnement du cancerImposé par la branche
    Bénéficiaires et dispensesTous les salariés dès l'embauche ; six cas de dispense sur demande justifiée ; pas de couverture conventionnelle des ayants droitImposé par la branche

    Cotisations santé

    Combien coûte la mutuelle d'une chocolaterie (IDCC 1286), et qui paie quoi

    La cotisation est mensuelle et forfaitaire, identique pour tous les salariés quel que soit leur salaire ou leur temps de travail. L'avenant du 23 octobre 2024, étendu par arrêté du 16 mai 2025, la fixe depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 à 1,48 % du PMSS, soit 59,27 € par mois en 2026, et à 0,85 % en Alsace-Moselle, soit 34,04 €. Elle était de 1,31 % en 2022 et de 1,37 % au 1ᵉʳ avril 2024 : le régime a été relevé deux fois en trois ans. L'accord prévoit en outre une indexation minimale sur l'évolution des dépenses de santé, sauf si les résultats la compensent.

    La contribution de l'employeur est d'au moins 50 %, soit 29,64 € par salarié et par mois en 2026, 17,02 € en Alsace-Moselle. Rien n'interdit de prendre davantage à sa charge : pour un salarié à temps très partiel, une participation plus élevée évite que la cotisation n'atteigne 10 % de sa rémunération et ne lui ouvre une dispense. Les cotisations sont dues pour tout mois entamé et payables chaque trimestre à terme échu.

    Les anciens salariés, retraités, invalides ou demandeurs d'emploi, peuvent conserver les mêmes garanties au titre de la loi Évin, s'ils le demandent dans les six mois qui suivent la rupture ou la fin de la portabilité. L'avenant du 16 novembre 2023 plafonne leur cotisation par paliers : le tarif des actifs la première année, 125 % la deuxième, 150 % la troisième, 180 % la quatrième et 200 % à partir de la cinquième. En arrêtant les chiffres sur le plafond 2026, cela représente 59,27 €, puis 74,09 €, 88,91 €, 106,69 € et 118,55 € par mois.

    Cotisations conventionnelles depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 (PMSS 2026 = 4 005 €)
    PosteRègleStatut
    Salarié, régime général1,48 % du PMSS = 59,27 € par mois, forfaitaireImposé par la branche
    Part de l'employeur50 % au minimum = 29,64 € ; le salarié paie au plus 29,63 €Imposé par la branche
    Alsace-Moselle0,85 % du PMSS = 34,04 €, dont au moins 17,02 € pour l'employeurImposé par la branche
    Participation supérieure à 50 %Possible par décision unilatérale ou accord, utile pour les temps très partielsVous restez libre
    Conjoint et enfantsNon prévus par l'accord : extension facultative à négocier avec l'assureur, à la charge du salarié sauf décision de l'entrepriseVous restez libre
    Anciens salariés (loi Évin)100 % la 1ʳᵉ année, puis 125 %, 150 %, 180 % et 200 % du tarif des actifs à partir de la 5ᵉ annéeImposé par la branche
    Ayants droit d'un salarié décédé12 mois de couverture gratuite, sur demande dans les 6 mois du décèsImposé par la branche
    Attention
    L'arrêté d'extension du 16 mai 2025 a exclu les passages de l'avenant qui justifiaient la hausse par les comptes du régime : faute de recommandation formelle, la branche peut fixer des taux et des garanties, mais pas piloter un régime mutualisé. Concrètement, 1,48 % est la référence du contrat historique ; chez un autre assureur, ce sont les garanties et le partage à 50 % qui s'imposent.

    Arrêt de travail

    Maintien de salaire en chocolaterie-confiserie : le barème de l'article 40

    L'article 40 de la convention, dans sa rédaction issue de l'avenant du 3 juillet 2009 étendu par arrêté du 10 mars 2010, s'applique aux salariés ayant au moins un an d'ancienneté. Trois conditions : avoir justifié de l'arrêt dans les deux jours ouvrables, être pris en charge par la sécurité sociale, être soigné en France ou dans l'Espace économique européen. En maladie, l'indemnisation commence après une franchise de sept jours. En accident du travail ou de trajet, elle part du jour de la prise en charge par la sécurité sociale, le jour de l'accident restant payé par l'employeur.

    Le salarié perçoit d'abord 90 % de son salaire brut, puis les deux tiers, indemnités journalières de la sécurité sociale et part patronale des prestations de prévoyance déduites. En maladie, les durées vont de 40 jours à 90 % et 30 jours aux deux tiers pour un an d'ancienneté à 100 jours et 90 jours après 33 ans, avec un palier tous les deux ou trois ans. En accident du travail, elles vont de 40 et 30 jours à 110 et 100 jours, par paliers de cinq ans à partir de la troisième année. Le total perçu ne peut pas dépasser le salaire net d'activité. Le crédit d'indemnisation se renouvelle chaque 1ᵉʳ janvier, sans qu'un changement d'année en cours d'arrêt allonge les durées.

    Ce maintien est assuré par le régime de prévoyance : l'employeur verse pour cela une cotisation de 0,24 % des salaires et se fait rembourser les indemnités qu'il avance. Pour un chocolatier qui emploie trois vendeuses, c'est une protection réelle de la trésorerie, en particulier pendant les périodes de Noël et de Pâques où un arrêt long coûte le plus cher. Une fois le barème épuisé, l'incapacité de la prévoyance prend le relais.

    Barème de l'article 40 (jours indemnisés par année civile, IJSS déduites)
    AnciennetéDurée et tauxStatut
    Maladie, 1 à 6 ansFranchise 7 jours, puis 40 jours à 90 % et 30 jours aux 2/3Imposé par la branche
    Maladie, 6 à 13 ans40 + 40 jours à partir de 6 ans, 50 + 40 à partir de 8 ans, 50 + 50 à partir de 11 ansImposé par la branche
    Maladie, 13 à 23 ans60 + 50 jours à partir de 13 ans, 60 + 60 à 16 ans, 70 + 60 à 18 ans, 70 + 70 à 21 ansImposé par la branche
    Maladie, 23 ans et plus80 + 70 jours à partir de 23 ans, 90 + 80 à 28 ans, 90 + 90 à 31 ans, 100 + 90 à 33 ansImposé par la branche
    Accident du travail, 1 à 13 ansSans franchise : 40 + 30 jours, 50 + 40 à partir de 3 ans, 60 + 50 à partir de 8 ansImposé par la branche
    Accident du travail, 13 ans et plus70 + 60 jours à 13 ans, 80 + 70 à 18 ans, 90 + 80 à 23 ans, 100 + 90 à 28 ans, 110 + 100 à 33 ansImposé par la branche
    Moins d'un an d'anciennetéPas de maintien conventionnel ; la prévoyance indemnise à 65 ou 70 % après 60 jours d'arrêt continuImposé par la branche
    Attention
    La franchise conventionnelle de sept jours en maladie est identique à celle du maintien légal du code du travail, mais les durées conventionnelles sont plus longues dès la première année : 40 jours à 90 % au lieu de 30. Comparez tout de même à chaque arrêt, le barème légal progressant par tranches de cinq ans.

    Régime prévoyance

    Prévoyance des chocolatiers et confiseurs (IDCC 1286) : décès, rentes, incapacité et invalidité

    Le régime s'applique à tous les salariés de la branche, sans condition d'ancienneté pour les garanties décès, rentes et invalidité. Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, l'avenant n° 10 distingue les cadres, salariés relevant des articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017, et les non-cadres. Les prestations se calculent sur le salaire brut annuel des tranches 1 et 2, limité à quatre plafonds de la sécurité sociale.

    En cas de décès ou d'invalidité permanente et totale, le capital d'un non-cadre est de 100 % du salaire de référence s'il est célibataire, veuf ou divorcé sans personne à charge, 120 % s'il est marié, pacsé ou en concubinage, majoré de 20 % par personne à charge. Pour un cadre, il est de 300 % de la tranche 1 et 100 % de la tranche 2, ou 350 % et 120 %, majoré de 50 % et 20 % par personne à charge ; le décès accidentel d'un cadre ajoute 100 % du capital de la tranche 1. Le double effet verse aux enfants un capital identique si le conjoint décède à son tour. L'allocation obsèques, un plafond mensuel, soit 4 005 € en 2026, dans la limite des frais réels, est versée au décès du salarié, de son conjoint ou d'un enfant à charge de plus de 12 ans. La rente éducation de l'OCIRP est de 25 % du salaire par enfant jusqu'à 18 ans, 26 ans en cas d'études ou d'apprentissage, avec un minimum de 800 € par mois, doublée pour les orphelins de père et de mère. Un enfant handicapé reçoit une rente viagère de 500 € par mois, indexée sur l'allocation aux adultes handicapés.

    En incapacité temporaire, la prévoyance intervient quand le maintien de salaire de l'article 40 est épuisé : 65 % du salaire de référence pour les non-cadres, 70 % pour les cadres, indemnités de la sécurité sociale déduites, jusqu'au 1 095ᵉ jour d'arrêt. Les salariés qui n'ont pas l'ancienneté requise pour le maintien sont indemnisés après 60 jours d'arrêt continu. En invalidité, la rente est de 39 % du salaire pour un non-cadre en 1ʳᵉ catégorie ou pour une incapacité permanente de 33 à 66 %, 65 % en 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie ou à partir de 66 % ; pour un cadre, 42 % et 70 %. Dans tous les cas, le cumul des revenus ne peut pas dépasser le salaire net d'activité. Les garanties sont maintenues pendant les suspensions indemnisées, activité partielle comprise, et pendant douze mois au plus au titre de la portabilité.

    Garanties de prévoyance en vigueur depuis le 1ᵉʳ juillet 2025 (en % du salaire de référence T1 + T2)
    GarantieNon-cadres · cadresStatut
    Décès ou IPT, sans personne à chargeCélibataire, veuf, divorcé : 100 % T1-T2 · 300 % T1 et 100 % T2 ; marié, pacsé, concubin : 120 % · 350 % T1 et 120 % T2Imposé par la branche
    Majoration par personne à charge+ 20 % T1-T2 · + 50 % T1 et 20 % T2Imposé par la branche
    Décès accidentel et double effetAccident : néant · + 100 % du capital T1 ; double effet : capital identique versé aux enfants restant à chargeImposé par la branche
    Allocation obsèques1 PMSS = 4 005 € en 2026, limités aux frais réels : salarié, conjoint, enfant à charge de plus de 12 ansImposé par la branche
    Rentes OCIRPÉducation : 25 % du salaire par enfant, minimum 800 € par mois, jusqu'à 18 ou 26 ans, doublée pour l'orphelin des deux parents ; handicap : 500 € par mois à vieImposé par la branche
    Incapacité temporaire65 % · 70 % du salaire brut, IJSS déduites, en relais de l'article 40 ou après 60 jours continus, jusqu'au 1 095ᵉ jourImposé par la branche
    Invalidité1ʳᵉ catégorie ou IPP de 33 à 66 % : 39 % · 42 % ; 2ᵉ et 3ᵉ catégories ou IPP ≥ 66 % : 65 % · 70 %Imposé par la branche

    Cotisations prévoyance

    Taux de prévoyance 2026 et répartition employeur-salarié

    Pour les non-cadres, l'article 6 de l'avenant n° 18, réécrit au 1ᵉʳ juillet 2025, fixe le taux à 0,69 % des tranches 1 et 2 : 0,14 % de décès, 0,18 % d'incapacité, 0,18 % d'invalidité, 0,16 % de rente éducation et 0,03 % de rente handicap. La cotisation est prise en charge à 60 % par l'employeur et 40 % par le salarié, soit 0,414 % et 0,276 %. Pour un vendeur à 2 000 € brut, cela représente 13,80 € par mois, dont 8,28 € pour l'entreprise et 5,52 € retenus sur la paie.

    Pour les cadres, le taux est de 1,50 % sur la tranche 1, dont 0,77 % de décès, et de 0,87 % sur la tranche 2. L'avenant rappelle que l'employeur doit respecter l'obligation de 1,50 % de la tranche 1 issue de l'ANI du 17 novembre 2017, dont 0,76 % affecté au décès : le barème de branche s'y ajuste exactement, et la tranche 1 revient donc à l'employeur. Seule la tranche 2 est partagée, à 60 % pour l'employeur et 40 % pour le salarié.

    S'ajoutent, pour tous les salariés et à la seule charge de l'employeur, trois cotisations : 0,24 % pour l'assurance du maintien de salaire, 0,08 % pour l'indemnité de départ à la retraite et 0,04 % pour le fonds de péréquation, qui rembourse aux entreprises les congés pour événements familiaux et l'indemnité de licenciement pour inaptitude d'origine professionnelle. Le total contractuel de 0,36 % est appelé à 0,255 % du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre 2026, l'indemnité de départ à la retraite étant appelée à 0,01 % et le fonds de péréquation à 0,005 %. La ligne « paritarisme » de 0,15 % qui figurait dans ce tableau en 2025 n'y apparaît plus. Un employeur paie donc, pour un non-cadre, 0,669 % du salaire en 2026.

    Taux applicables en 2026 (tranche 2 limitée à 4 PASS)
    CatégorieTaux et répartitionStatut
    Non-cadres, T1 et T20,69 % : employeur 0,414 % (60 %), salarié 0,276 % (40 %)Imposé par la branche
    Cadres, tranche 11,50 %, dont 0,77 % de décès : obligation patronale de l'ANI de 2017Obligatoire (loi)
    Cadres, tranche 20,87 % : employeur 0,522 % (60 %), salarié 0,348 % (40 %)Imposé par la branche
    Maintien de salaire, IDR, péréquation0,24 % + 0,08 % + 0,04 % = 0,36 %, appelés à 0,255 % en 2026, 100 % employeurImposé par la branche
    Exemple non-cadre à 2 000 € brut13,80 € de prévoyance dont 8,28 € employeur et 5,52 € salarié, plus 5,10 € de cotisations patronalesImposé par la branche
    Exemple cadre à 4 000 € brut60,00 € sur la tranche 1 à la charge de l'employeur, plus 10,20 € de cotisations patronalesImposé par la branche
    Taux supérieurs ou garanties renforcéesPossibles par décision de l'entreprise, par exemple pour relever l'incapacité des non-cadres au-delà de 65 %Vous restez libre
    Attention
    L'appel réduit à 0,255 % résulte d'un avenant conclu pour un an, du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre 2026. Sans nouvel avenant, les cotisations patronales reviendraient à 0,36 % au 1ᵉʳ janvier 2027 : à surveiller lors du paramétrage de la paie de janvier.

    Choix de l'assureur

    Aucun organisme recommandé : rester chez l'assureur historique ou comparer

    En 2008, l'avenant n° 15 désignait ISICA Prévoyance, institution du groupe AG2R, comme assureur unique de la mutuelle, et l'avenant n° 18 faisait de même en 2013 pour la prévoyance, avec l'OCIRP pour les rentes éducation et handicap. Depuis la décision du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013, ces clauses ne peuvent plus s'imposer : les articles 7 et 8 de l'avenant n° 18 ont été exclus de l'extension, et Légifrance précise que la désignation a cessé de produire ses effets le 17 janvier 2018. La branche n'a pas conclu depuis de recommandation au sens de l'article L. 912-1 du code de la sécurité sociale, ce que l'arrêté d'extension du 16 mai 2025 relève en toutes lettres.

    Dans les faits, AG2R Prévoyance continue d'assurer le régime historique, avec ses fonds de prévention et d'action sociale, la gratuité de douze mois pour les ayants droit d'un salarié décédé et le remboursement du maintien de salaire. Y rester a un avantage : le contrat est calé ligne à ligne sur le tableau conventionnel et suit automatiquement chaque avenant. Pour une boutique de deux ou trois salariés, c'est souvent la voie la plus simple.

    Choisir un autre assureur est parfaitement licite, à trois conditions : reprendre au moins chaque ligne du tableau de garanties, ce qui écarte beaucoup de contrats d'entrée de gamme compte tenu des 360 % en dentaire et des 800 € par implant ; respecter la part patronale de 50 % en santé et le partage 60 / 40 en prévoyance ; couvrir l'ensemble des garanties de prévoyance, rentes éducation et handicap comprises. C'est pertinent pour ajouter la couverture du conjoint et des enfants, que l'accord ne prévoit pas, ou pour regrouper les contrats. L'acte de mise en place, par exemple une décision unilatérale, doit viser les accords de branche et reprendre les six dispenses.

    Assureur historique ou assureur libre : ce qui change
    CritèreAG2R Prévoyance / OCIRP · autre assureurStatut
    StatutAssureur historique, ni désigné ni recommandé aujourd'hui · choix libre de l'entrepriseVous restez libre
    Tarif santé1,48 % du PMSS forfaitaire · tarif propre, parfois modulé selon l'âge ou l'effectifVous restez libre
    GarantiesTableau conventionnel, mis à jour à chaque avenant · au moins le tableau conventionnel, ligne à ligneImposé par la branche
    Ayants droitNon prévus par l'accord · à négocier librementVous restez libre
    Maintien de salaire et fonds de péréquationRemboursés à l'employeur par le régime · à vérifier dans le contrat, l'obligation de l'article 40 restant entièreImposé par la branche
    FormalismeContrat d'adhésion et notice · DUE ou accord visant les avenants n° 15 et n° 18, attestation de conformité de l'assureurObligatoire (loi)

    Récapitulatif : ce qui s'impose et ce qui reste ouvert

    Chez les détaillants de la chocolaterie, confiserie, biscuiterie, la branche fixe un tableau de garanties santé élevé, une cotisation de référence et une prévoyance complète pour tout le personnel, mais ne recommande plus aucun assureur.

    Obligatoire (loi)

    Imposé par la loi

    S'applique à toute entreprise employeur

    • Contrat responsable et panier de soins ANIPlancher légal, largement dépassé par le tableau de branche
    • Portabilité jusqu'à 12 moisSanté et prévoyance, sans condition d'ancienneté malgré la lettre de l'accord
    • Prévoyance des cadres à 1,50 % T1Reprise à l'identique par le barème de branche, dont 0,77 % de décès
    • Acte de mise en placeDUE ou accord, condition des exonérations
    Imposé par la branche

    Imposé par la convention

    Avenants n° 15 de 2008 et n° 18 de 2013, révisés en 2019, 2024 et 2025

    • Santé pour tous dès l'embaucheTableau unique : 200 % à l'hôpital, 360 % en prothèses dentaires, 800 € par implant
    • Cotisation santé à 1,48 % du PMSS59,27 € en 2026, employeur au moins 50 %
    • Maintien de salaire de l'article 401 an d'ancienneté, 7 jours de franchise, 70 à 190 jours indemnisés
    • Prévoyance cadres et non-cadres0,69 % partagés 60 / 40, plus 0,255 % patronaux appelés en 2026
    Vous restez libre

    Vous restez libre

    Rien ne vous est imposé sur ces points

    • L'assureurAucune recommandation, désignations caduques depuis 2018
    • La couverture du conjoint et des enfantsAbsente de l'accord, à ajouter si vous le souhaitez
    • Une participation supérieure à 50 %Utile pour les temps très partiels
    • Assimiler les agents de maîtrise aux cadresCoefficients 200 à 299, sous réserve de l'agrément de l'APEC

    Mettre votre entreprise en règle, étape par étape

    1. Vérifiez votre IDCC

      1286 pour la chocolaterie, confiserie, biscuiterie de détail, avec ou sans fabrication ; la boulangerie-pâtisserie relève de l'IDCC 843.

    2. Prenez les avenants n° 15 et n° 18 comme référence

      Tableau santé de 2019 retouché en 2025, cotisation de 2024, prévoyance du 1ᵉʳ juillet 2025, article 40.

    3. Choisissez l'assureur

      AG2R Prévoyance ou tout autre organisme reprenant le tableau ligne à ligne ; demandez une attestation de conformité.

    4. Fixez le financement

      Santé à 50 % au moins, prévoyance non-cadres 60 / 40, tranche 1 des cadres et 0,255 % à la charge de l'employeur.

    5. Formalisez et informez

      DUE, notices, dispenses écrites et justifiées, paramétrage de la paie, catégories cadres et non-cadres au sens de l'ANI de 2017.

    Pour formaliser la mise en place, utilisez le modèle de DUE prêt à personnaliser.

    Questions fréquentes, Chocolaterie, confiserie, biscuiterie (détaillants)

    Oui, pour tous les salariés et dès l'embauche. La convention des détaillants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie (IDCC 1286) impose depuis l'avenant n° 15 du 3 septembre 2008 un régime de frais de santé avec un tableau de garanties conventionnel. La condition de six mois d'ancienneté a été supprimée au 1ᵉʳ janvier 2016.

    Un contrat au niveau du tableau de branche, chez l'assureur de votre choix

    Décrivez votre boutique en 3 minutes : un conseiller vérifie la conformité de votre mutuelle et de votre prévoyance à la convention 1286, compare les contrats du marché ligne à ligne, dentaire et implants compris, et vous accompagne sur la DUE.

    Comparer les offres

    Autres conventions collectives

    Sources : Convention collective nationale des détaillants et détaillants-fabricants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie du 1ᵉʳ janvier 1984, IDCC 1286, étendue ; article 40 modifié par l'avenant du 3 juillet 2009, étendu par arrêté du 10 mars 2010 (Légifrance, KALICONT000005635899) · Avenant n° 15 du 3 septembre 2008 relatif au remboursement complémentaire de frais de soins de santé, étendu par arrêté du 11 février 2009 ; avenants du 20 février 2013 (dispenses), du 3 novembre 2015 (ancienneté), n° 13 du 29 octobre 2019 (tableau 100 % Santé, BOCC 2020-04, étendu 10 juillet 2020), du 16 novembre 2023 (loi Évin, étendu 4 décembre 2024), du 23 octobre 2024 (cotisation à 1,48 % du PMSS, étendu 16 mai 2025) et du 16 décembre 2025 (médecines douces, étendu 21 mai 2026) · Avenant n° 18 du 16 janvier 2013 relatif au régime de prévoyance, étendu par arrêté du 15 décembre 2014 à l'exclusion des articles 7 et 8 ; avenant n° 2 du 21 décembre 2015, étendu 4 mai 2017 ; avenant n° 9 du 18 janvier 2024, étendu 29 mai 2024 ; avenant n° 10 du 18 avril 2025, étendu par arrêté du 18 mars 2026 ; avenant du 16 décembre 2025, étendu par arrêté du 26 mai 2026 ; accord du 27 septembre 2024 sur la catégorie objective des cadres, étendu 16 mai 2025 · Articles L. 911-1, L. 911-7, L. 911-8, L. 912-1, R. 242-1-1 et D. 911-2 du code de la sécurité sociale ; décision n° 2013-672 DC du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013 ; ANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres ; plafond de la sécurité sociale 2026 (PMSS 4 005 €, PASS 48 060 €)