Mutuelle magasin d'électroménager (IDCC 1686) : un socle santé de branche financé à 50 %, sans tarif imposé, et une prévoyance portée à 1,30 % du salaire en 2026
La convention des commerces et services de l'audiovisuel, de l'électronique et de l'équipement ménager (IDCC 1686) impose depuis 2018 une complémentaire santé à tous les salariés, dès l'embauche, avec un tableau de garanties minimal et un financement partagé à moitié, mais sans fixer de cotisation ni recommander d'assureur. Sa prévoyance, plus ancienne, couvre tout le personnel : décès de 75 à 125 % du salaire, rente de conjoint OCIRP, incapacité à 75 %, maternité et invalidité. Son taux vient d'être relevé à 1,30 % du salaire brut au 1ᵉʳ janvier 2026 par un avenant étendu le 18 mars 2026.
La branche en bref
IDCC 1686- Convention
- Convention collective nationale des commerces et services de l'audiovisuel, de l'électronique et de l'équipement ménager du 26 novembre 1992 (brochure 3076), étendue par arrêté du 9 mars 1993
- IDCC
- 1686 — commerce de détail d'électroménager, de TV, hi-fi, informatique grand public et multimédia, y compris en ligne, téléphonie, réparation et dépannage non associés à un constructeur, installation d'antennes
- Régime santé
- Accord du 13 avril 2017, étendu le 15 février 2018, en vigueur depuis le 1ᵉʳ mars 2018 ; tableau de garanties remplacé par l'avenant n° 1 du 12 septembre 2019, étendu le 3 avril 2020, applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2020
- Régime prévoyance
- Titre V de la convention, régime de 1986 refondu en 2000 et 2005 ; taux de cotisation révisé en 2016, 2020, 2022 et par l'avenant n° 62 du 12 novembre 2025, étendu le 18 mars 2026 : 1,30 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026
- Organisme recommandé
- Aucun en santé. En prévoyance, le texte mentionne encore AG2R Prévoyance et l'OCIRP, désignés en 2005 : cette désignation est caduque et n'a pas été transformée en recommandation par un texte étendu
- Organisme imposé
- Aucun : l'entreprise choisit librement son assureur en santé comme en prévoyance
- 50 %
- de la cotisation santé à la charge de l'employeur, sur le tableau minimal de la branche ; l'accord ne fixe aucun montant, le tarif dépend donc de l'assureur que vous retenez
- 1,30 %
- du salaire brut pour la prévoyance de tout le personnel depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, partagés à moitié : 0,65 % pour l'employeur et 0,65 % pour le salarié
- 75 à 125 %
- du salaire annuel brut en capital décès selon la situation de famille, plus 25 % par enfant supplémentaire, ou 100 % avec une rente éducation de 5 à 7 %
- 75 %
- du salaire brut garanti en incapacité par la prévoyance, en relais du maintien de salaire de l'employeur, et 90 % en accident du travail ou maladie professionnelle
Une mutuelle de branche sans tarif ni assureur recommandé
L'accord du 13 avril 2017 impose un tableau de garanties minimal, légèrement supérieur au panier légal, et une répartition à 50/50. Il ne fixe ni cotisation ni organisme : le prix est celui que vous négociez, et tout contrat au moins équivalent, ligne à ligne, est conforme.
Tous les salariés dès l'embauche, dispenses encadrées
Le régime vise l'ensemble des salariés sans condition d'ancienneté. Les dispenses sont celles de l'article R. 242-1-6 du code de la sécurité sociale, sur demande écrite dans le mois qui suit l'embauche et sur justificatif annuel. Le conjoint et les enfants peuvent être couverts, aux frais du salarié.
Une prévoyance pour tous à 1,30 %, qui prolonge le maintien de salaire
Après trois ans d'ancienneté, deux ans pour un cadre, l'employeur maintient 100 % du salaire pendant 30 à 60 jours. La prévoyance prend ensuite le relais à 75 % du brut, 90 % en accident du travail. Décès, rente de conjoint, maternité et invalidité complètent le régime.
Vos obligations
Ce que la convention de l'électroménager et de l'audiovisuel (IDCC 1686) impose au-delà de la loi
La loi impose à tout employeur une complémentaire santé collective couvrant au moins le panier de soins ANI, financée à 50 %. La branche, composée en grande majorité de très petites entreprises, magasins indépendants, points de vente sous enseigne, ateliers de dépannage et antennistes, y a ajouté par l'accord du 13 avril 2017 un socle commun : affiliation de tous les salariés sans condition d'ancienneté, tableau de garanties minimal, dispenses limitées, maintien pendant les suspensions indemnisées et partage de la cotisation à parts égales. Le préambule le dit sans détour : il s'agit de « garanties minimales », pensées « plus particulièrement en direction des TPE », qui ne remettent pas en cause les régimes d'entreprise plus favorables. L'avenant n° 1 du 12 septembre 2019, étendu le 3 avril 2020, a remplacé le tableau pour y intégrer la réforme du « 100 % santé » à compter du 1ᵉʳ janvier 2020.
La prévoyance est bien plus ancienne. Le titre V de la convention organise depuis le 1ᵉʳ juillet 1986 un régime obligatoire pour l'ensemble du personnel, refondu par l'avenant n° 19 du 1ᵉʳ mars 2000 puis par l'avenant n° 31 du 16 novembre 2005 : capital décès ou invalidité absolue et définitive, rente éducation en option, rente de conjoint survivant servie par l'OCIRP, indemnités journalières en relais du maintien de salaire, rente d'invalidité et complément de salaire pendant le congé de maternité. Depuis 2016, les partenaires sociaux n'ont plus touché aux garanties mais ont relevé quatre fois la cotisation : 1,01 % en avril 2016, 1,07 % en 2021, 1,24 % en 2023 et 1,30 % du salaire annuel brut depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, par l'avenant n° 62 du 12 novembre 2025 étendu par arrêté du 18 mars 2026.
Le maintien de salaire relève de l'article 29 de la convention pour les employés, ouvriers et agents de maîtrise, de l'article 30 pour les accidents du travail et de l'article 6 de l'avenant « cadres ». Il est généreux en taux, 100 % du salaire dès le quatrième jour, mais exigeant en ancienneté : trois ans pour un non-cadre, deux ans pour un cadre. En dessous, c'est le maintien légal qui s'applique dès un an de présence, puis la prévoyance.
| Disposition | Ce que ça implique | Statut |
|---|---|---|
| Complémentaire santé de branche | Tous les salariés, sans condition d'ancienneté, au moins le tableau de garanties de l'avenant du 12 septembre 2019, chez l'assureur de votre choix | Imposé par la branche |
| Financement santé | 50 % employeur, 50 % salarié sur la couverture obligatoire ; aucun montant de cotisation fixé par la branche ; ayants droit à la charge du salarié | Imposé par la branche |
| Maintien de salaire des non-cadres (art. 29 et 30) | Après 3 ans d'ancienneté, dès le 4ᵉ jour : 30 jours à 100 %, puis 27 jours à 80 % après 5 ans, 60 jours à 100 % après 8 ans ; accident du travail sans ancienneté ni carence | Imposé par la branche |
| Maintien de salaire des cadres (avenant cadres, art. 6) | Après 2 ans d'ancienneté, dès le 1ᵉʳ jour : 30 jours à 100 % et 30 jours à 75 ou 90 %, puis 60 jours à 100 % et 30 jours à 90 % après 8 ans | Imposé par la branche |
| Prévoyance pour tout le personnel | Décès 75 à 125 % du salaire ou 100 % avec rente éducation, double effet, rente de conjoint OCIRP, incapacité 75 % ou 90 %, invalidité, maternité | Imposé par la branche |
| Financement prévoyance | 1,30 % du salaire annuel brut depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, dont 0,65 % employeur et 0,65 % salarié, portabilité incluse | Imposé par la branche |
| Prévoyance des cadres à 1,50 % de la tranche 1 | Obligation de l'ANI du 17 novembre 2017, à la charge exclusive de l'employeur : la part patronale de branche, 0,65 %, n'y suffit pas | Obligatoire (loi) |
| Choix de l'assureur | Aucun organisme recommandé en santé ; désignation d'AG2R Prévoyance de 2005 caduque en prévoyance | Vous restez libre |
Régime santé
Mutuelle de l'électroménager et de l'audiovisuel (IDCC 1686) : garanties minimales, bénéficiaires et dispenses
Le régime s'applique à tous les salariés, sans condition d'ancienneté, qui bénéficient obligatoirement de la couverture que l'accord appelle « minimale base obligatoire ». Le tableau en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2020 est un contrat responsable calé sur 100 % de la base de remboursement pour l'hospitalisation, les consultations de généralistes et de spécialistes, que le médecin ait ou non adhéré à un dispositif de pratique tarifaire maîtrisée, l'imagerie, les auxiliaires médicaux, les analyses, les médicaments, le transport et l'appareillage. Le forfait journalier hospitalier est pris en charge intégralement et sans limite de durée.
La branche va au-delà du panier légal sur cinq postes. En dentaire, les prothèses des paniers à tarifs maîtrisés et libres, l'inlay-core et l'orthodontie remboursée sont couverts à 195 % de la base, contre 125 % dans le panier ANI. En optique, hors équipements « 100 % santé » pris en charge sans reste à charge, la monture de classe B est remboursée 80 € et chaque verre de 80 à 180 € selon la correction, soit 240 € pour un équipement simple et jusqu'à 440 € pour des progressifs à forte correction ; les lentilles, remboursées ou non, ouvrent un crédit de 7 % du PMSS sur deux années civiles, 280,35 € en 2026. La chambre particulière est couverte à hauteur de 0,95 % du PMSS par jour, 38,05 €, et les frais d'accompagnement d'un enfant de moins de 16 ans à 0,48 % du PMSS, 19,22 €. Enfin, l'acupuncture, la chiropractie et l'ostéopathie sont remboursées 1,5 % du PMSS par acte, 60,08 €, dans la limite de deux actes par an. Les aides auditives de classe II restent à 100 % de la base, dans la limite réglementaire de 1 700 € par oreille tous les quatre ans.
Les dispenses sont celles de l'article R. 242-1-6 du code de la sécurité sociale, à l'initiative du salarié : apprentis et salariés en CDD, avec justificatif d'une couverture individuelle lorsque le contrat atteint douze mois ; salariés à temps partiel dont la cotisation atteindrait 10 % de la rémunération brute ; bénéficiaires de la CMU-C ou de l'aide à la complémentaire santé, aujourd'hui la complémentaire santé solidaire ; salariés couverts par un contrat individuel, jusqu'à son échéance ; salariés déjà couverts par un régime collectif et obligatoire, y compris comme ayants droit, sur justificatif annuel. L'arrêté d'extension rappelle que les dispenses de droit des articles L. 911-7 et D. 911-2 s'ajoutent à cette liste. La demande est écrite, dans le mois qui suit la mise en place du régime ou l'embauche ; le salarié peut y renoncer à tout moment, son adhésion prenant effet le premier jour du mois suivant et devenant alors irrévocable. Le conjoint, le partenaire de Pacs ou le concubin et les enfants à charge, jusqu'à 21 ans, 26 ans s'ils sont fiscalement à charge, peuvent être couverts par une extension facultative payée par le salarié.
| Poste | Niveau minimal de la branche | Statut |
|---|---|---|
| Hospitalisation | Frais de séjour et honoraires 100 % de la base, avec ou sans OPTAM ; forfait journalier intégral ; chambre particulière 0,95 % du PMSS = 38,05 € par jour ; accompagnant d'un enfant de moins de 16 ans 0,48 % du PMSS = 19,22 € par jour ; transport 100 % | Imposé par la branche |
| Soins courants | Généralistes, spécialistes, actes techniques, imagerie, auxiliaires médicaux, analyses, médicaments et appareillage : 100 % de la base ; participation forfaitaire sur les actes lourds prise en charge | Imposé par la branche |
| Médecines douces | Acupuncture, chiropractie, ostéopathie : 1,5 % du PMSS = 60,08 € par acte, 2 actes par année civile | Imposé par la branche |
| Dentaire | 100 % santé sans reste à charge ; soins et inlays-onlays 100 % ; inlay-core, prothèses des paniers maîtrisé et libre et orthodontie remboursée 195 % de la base | Imposé par la branche |
| Optique | Classe A sans reste à charge ; classe B : monture 80 €, verre unifocal 80 ou 120 €, verre progressif ou multifocal 120 ou 180 € ; lentilles : crédit de 7 % du PMSS = 280,35 € sur 2 ans | Imposé par la branche |
| Aides auditives | Classe I sans reste à charge depuis 2021 ; classe II 100 % de la base, plafond réglementaire de 1 700 € par oreille tous les 4 ans ; piles et accessoires 100 % | Imposé par la branche |
| Bénéficiaires et dispenses | Tous les salariés dès l'embauche ; conjoint et enfants en option à la charge du salarié ; dispenses de l'article R. 242-1-6, par écrit dans le mois de l'embauche | Imposé par la branche |
Cotisations santé
Combien coûte la mutuelle d'un magasin d'électroménager (IDCC 1686), et qui paie quoi
C'est la particularité de cette branche : l'accord ne fixe aucun montant de cotisation. Son article 5 se borne à répartir la cotisation du régime à hauteur de 50 % pour l'employeur et 50 % pour le salarié, et aucun avenant n'est venu publier de tarif, de taux en pourcentage du plafond ni d'organisme recommandé. Il n'existe donc pas de « prix conventionnel » opposable : le coût de la mutuelle d'un magasin d'électroménager est celui que propose l'assureur choisi, pour des garanties au moins égales au tableau de 2019. Les seuls montants que la branche exprime en pourcentage du plafond sont des prestations, chambre particulière, accompagnant, médecines douces et lentilles, qui évoluent donc chaque année avec le PMSS, fixé à 4 005 € en 2026.
La part de l'employeur ne peut pas descendre sous 50 % de la cotisation de la couverture obligatoire, ce que la loi exige déjà. Rien n'interdit de faire mieux : l'article 6 de l'accord précise que les garanties sont des minima et que les entreprises ne peuvent instaurer que des garanties globalement plus favorables. Une participation de 60 % ou plus, ou un niveau de garanties supérieur rendu obligatoire, se décide dans l'acte de mise en place. La cotisation des ayants droit, conjoint et enfants, est en revanche « à la charge exclusive du salarié » selon l'article 1.3, et payée directement à l'assureur.
Pendant une suspension du contrat indemnisée, congé de maternité ou de paternité, arrêt avec maintien de salaire ou indemnités journalières complémentaires, l'employeur continue de verser sa contribution et le salarié la sienne. Dans les autres cas de suspension, congé sans solde ou congé parental par exemple, le salarié peut rester couvert en réglant la totalité de la cotisation, part patronale comprise. La portabilité de l'article L. 911-8 est mutualisée : l'ancien salarié indemnisé par l'assurance chômage reste couvert gratuitement jusqu'à douze mois, le coût étant inclus dans la cotisation des actifs.
| Poste | Règle | Statut |
|---|---|---|
| Cotisation du salarié seul | Aucun montant fixé par la branche : tarif de l'assureur choisi, pour un contrat au moins égal au tableau de 2019 | Vous restez libre |
| Répartition | 50 % employeur, 50 % salarié sur la couverture obligatoire | Imposé par la branche |
| Participation supérieure | Possible par décision de l'entreprise ; les garanties de l'accord sont des minima | Vous restez libre |
| Conjoint, partenaire, concubin, enfants | Extension facultative, cotisation à la charge exclusive du salarié, versée à l'assureur | Vous restez libre |
| Suspension indemnisée du contrat | Garanties maintenues, même contribution de l'employeur, part salariale due | Imposé par la branche |
| Suspension non indemnisée | Maintien possible si le salarié paie la totalité de la cotisation | Imposé par la branche |
| Portabilité | Jusqu'à 12 mois, gratuite pour l'ancien salarié, financée par mutualisation | Obligatoire (loi) |
Arrêt de travail
Maintien de salaire dans l'électroménager et l'audiovisuel : articles 29, 30 et avenant cadres
Pour les employés, ouvriers et agents de maîtrise, l'article 29.3 de la convention réserve l'indemnisation conventionnelle aux salariés ayant trois ans d'ancienneté au premier jour de l'arrêt. Elle débute au quatrième jour d'absence justifiée, après trois jours de carence, et garantit, indemnités de la sécurité sociale comprises : 100 % du salaire pendant 30 jours de trois à cinq ans d'ancienneté ; 100 % pendant 30 jours puis 80 % pendant 27 jours de cinq à huit ans ; 100 % pendant 60 jours à partir de huit ans. Après 22 ans de présence, l'employeur ajoute 15 % du salaire aux indemnités de la sécurité sociale et de la prévoyance du 61ᵉ au 70ᵉ jour, jusqu'au 80ᵉ jour après 28 ans et jusqu'au 90ᵉ jour après 33 ans. Les durées se comptent en jours calendaires et s'apprécient sur douze mois glissants.
En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, l'article 30 supprime la condition d'ancienneté et le délai de carence : 100 % du salaire pendant 30 jours dès l'embauche, et le barème des cinq ans et plus pour les salariés qui ont cette ancienneté. Les cadres relèvent de l'article 6 de l'avenant qui leur est consacré : après deux ans d'ancienneté et dès le premier jour d'absence, 100 % du salaire pendant 30 jours puis 75 % pendant 30 jours ; 100 % puis 90 % de cinq à huit ans ; 100 % pendant 60 jours puis 90 % pendant 30 jours au-delà. En accident du travail, le cadre est indemnisé sans condition d'ancienneté, 30 jours à 100 % et 30 jours à 90 %, puis 60 et 30 jours après huit ans.
Ces dispositions ont été étendues sous réserve de la loi de mensualisation. Concrètement, un salarié qui a entre un et trois ans d'ancienneté n'est pas sans droit : il bénéficie du maintien légal, 90 % du brut pendant 30 jours puis 66,66 % pendant 30 jours après sept jours de carence, et au-delà de trois ans il faut comparer, arrêt par arrêt, le barème conventionnel et le barème légal, dont les durées augmentent de dix jours par tranche de cinq ans. Le salaire maintenu ne peut jamais dépasser ce que le salarié aurait perçu en travaillant ; la part variable se calcule sur la moyenne des douze derniers mois. Une fois ces droits épuisés, la prévoyance prend le relais.
| Situation | Durée et taux | Statut |
|---|---|---|
| Non-cadre, moins de 3 ans | Pas de maintien conventionnel en maladie : maintien légal après 1 an, puis prévoyance | Obligatoire (loi) |
| Non-cadre, 3 à 5 ans | 30 jours à 100 % à compter du 4ᵉ jour | Imposé par la branche |
| Non-cadre, 5 à 8 ans | 30 jours à 100 % puis 27 jours à 80 % | Imposé par la branche |
| Non-cadre, 8 ans et plus | 60 jours à 100 % ; après 22 ans, + 15 % du salaire du 61ᵉ au 70ᵉ, 80ᵉ ou 90ᵉ jour selon l'ancienneté | Imposé par la branche |
| Accident du travail, non-cadre | Sans ancienneté ni carence : 30 jours à 100 % ; barème des 5 ans et plus au-delà | Imposé par la branche |
| Cadre, maladie, après 2 ans | Dès le 1ᵉʳ jour : 30 jours à 100 % puis 30 jours à 75 % (90 % après 5 ans) ; 60 jours à 100 % puis 30 jours à 90 % après 8 ans | Imposé par la branche |
| Cadre, accident du travail | Sans ancienneté, dès le 1ᵉʳ jour : 30 jours à 100 % et 30 jours à 90 % ; 60 et 30 jours après 8 ans | Imposé par la branche |
Régime prévoyance
Prévoyance de l'électroménager et de l'audiovisuel (IDCC 1686) : décès, rente de conjoint, incapacité, invalidité, maternité
L'article 1ᵉʳ du titre V vise « le personnel des entreprises » de la branche, sans distinguer cadres et non-cadres ni poser de condition d'ancienneté. En cas de décès, ou d'invalidité absolue et définitive, c'est-à-dire de classement en troisième catégorie d'invalidité, le bénéficiaire choisit entre deux formules. L'option 1 est un capital : 75 % du salaire annuel brut des douze derniers mois pour un salarié célibataire, veuf ou divorcé sans enfant, 100 % pour un salarié marié, pacsé ou en concubinage sans enfant, 125 % avec un enfant à charge, et 25 % de plus par enfant supplémentaire. L'option 2, réservée aux chargés de famille, associe un capital de 100 % à une rente éducation pour chaque enfant : 5 % du salaire par an jusqu'à 17 ans révolus, 7 % à partir de 18 ans. Si le conjoint décède à son tour en laissant des enfants à charge, la garantie double effet leur verse un second capital égal au premier. Le Pacs et le concubinage sont assimilés au mariage après deux ans de vie commune, sans délai si un enfant en est né.
La rente de conjoint survivant, assurée par l'OCIRP, s'ajoute au capital. Elle comprend une rente viagère égale à 60 % des droits de retraite complémentaire que le salarié aurait acquis entre son décès et ses 65 ans, et une rente temporaire de 60 % des droits déjà acquis, versée tant que le conjoint ne peut pas percevoir la pension de réversion à taux plein. Ces rentes sont majorées de 10 % par enfant à charge. Les orphelins de père et de mère reçoivent une rente temporaire de 50 % des droits reconstitués, jusqu'à 21 ans sans condition et 26 ans en cas d'études. Lorsque le décès n'ouvre droit à aucune rente de conjoint, un capital supplémentaire de 25 % du salaire annuel est versé au bénéficiaire désigné.
En incapacité de travail, la prévoyance intervient « en relais aux obligations de maintien de salaire » et leur fait immédiatement suite ; pour les salariés dont l'ancienneté n'ouvre pas droit au maintien, une franchise fixe et continue de 60 jours s'applique à chaque arrêt. L'indemnité porte le revenu à 75 % du salaire brut, prestations de la sécurité sociale déduites, et à 90 % en accident du travail ou maladie professionnelle, sans jamais dépasser le salaire d'activité. Le salaire de référence est la moyenne brute des douze mois précédant l'arrêt. Le titre V prévoit aussi une rente d'invalidité complétant celle de la sécurité sociale, calculée sur le même salaire ; le texte consolidé de la convention n'en publie pas le taux, qui figure dans la notice du contrat souscrit. Enfin, pendant le congé légal de maternité, une indemnité complète celle de la sécurité sociale à hauteur de 100 % du salaire net correspondant à la tranche B, au-delà du plafond. La portabilité, ajoutée en 2016 à l'article 1.2, maintient gratuitement l'ensemble de ces garanties jusqu'à douze mois après la rupture du contrat.
| Garantie | Niveau conventionnel | Statut |
|---|---|---|
| Décès ou IAD, option 1 | Célibataire, veuf, divorcé sans enfant 75 % ; marié, pacsé, concubin sans enfant 100 % ; un enfant à charge 125 % ; + 25 % par enfant supplémentaire | Imposé par la branche |
| Décès ou IAD, option 2 | Capital de 100 % + rente éducation par enfant : 5 % jusqu'à 17 ans révolus, 7 % à partir de 18 ans | Imposé par la branche |
| Double effet | Second capital de 100 % du premier, partagé entre les enfants à charge au décès du conjoint | Imposé par la branche |
| Rente de conjoint OCIRP | Viagère : 60 % des droits de retraite complémentaire projetés jusqu'à 65 ans ; temporaire : 60 % des droits acquis ; + 10 % par enfant ; orphelins 50 % ; à défaut de rente, capital de 25 % | Imposé par la branche |
| Incapacité temporaire | 75 % du brut sous déduction de la sécurité sociale, 90 % en AT/MP, en relais du maintien de salaire ; franchise de 60 jours continus sans droit au maintien | Imposé par la branche |
| Invalidité | Rente complétant celle de la sécurité sociale, salaire de référence des 12 derniers mois ; taux non publié dans le texte consolidé, à lire dans la notice de l'assureur | Imposé par la branche |
| Maternité | 100 % du salaire net de la tranche B pendant toute la durée légale du congé | Imposé par la branche |
Cotisations prévoyance
Taux de prévoyance 2026 et répartition employeur-salarié
L'article 7 du titre V, dans sa rédaction issue de l'avenant n° 62 du 12 novembre 2025, étendu par arrêté du 18 mars 2026 publié au Journal officiel du 2 avril 2026, fixe le taux global de la cotisation à 1,30 % du salaire annuel brut à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. Ce taux couvre l'ensemble des garanties, décès, invalidité absolue et définitive, incapacité, invalidité, maternité et rente de conjoint, et inclut le financement de la portabilité. L'assiette est le salaire brut, sans découpage par tranche dans le texte. La hausse est régulière : 1,01 % au 1ᵉʳ avril 2016, 1,07 % au 1ᵉʳ janvier 2021, 1,24 % au 1ᵉʳ janvier 2023, chaque fois pour « assurer la pérennité du régime ».
La cotisation est répartie à raison de 50 % pour l'employeur et 50 % pour le salarié, soit 0,65 % chacun. Le texte précise que, dans sa quote-part, le salarié finance intégralement la garantie incapacité de travail : les indemnités journalières complémentaires sont ainsi réputées financées par le salarié, ce qui a une incidence sur leur régime social et fiscal. Pour un vendeur payé 2 000 € brut, la prévoyance coûte 26,00 € par mois, 13,00 € pour le magasin et 13,00 € pour le salarié ; pour un technicien à 2 600 €, 33,80 €, partagés en deux parts de 16,90 €.
Pour les cadres, la convention ne prévoit ni grille ni taux distincts : ils relèvent du même régime à 1,30 %. L'avenant n° 55 de 2022 a seulement ajouté qu'une « part prioritaire » de la cotisation est affectée au capital décès prévu par l'ANI du 17 novembre 2017. Or cet accord interprofessionnel oblige l'employeur à consacrer à la prévoyance de ses cadres 1,50 % de la tranche 1, à sa charge exclusive et majoritairement sur le décès. Avec 0,65 % de part patronale, le régime de branche ne remplit pas à lui seul cette obligation : pour un cadre payé 4 000 €, il manque 0,85 point, 34,00 € par mois, à couvrir par un contrat complémentaire ou une répartition plus favorable. Le même raisonnement vaut pour les salariés des niveaux III et IV que l'entreprise aurait intégrés à la catégorie des cadres.
| Période ou cas | Taux et répartition | Statut |
|---|---|---|
| Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 | 1,30 % : employeur 0,65 %, salarié 0,65 % (avenant n° 62 du 12 novembre 2025, étendu le 18 mars 2026) | Imposé par la branche |
| Du 1ᵉʳ janvier 2023 au 31 décembre 2025 | 1,24 %, à parts égales (avenant n° 55 du 15 novembre 2022, étendu le 5 avril 2023) | Imposé par la branche |
| Du 1ᵉʳ janvier 2021 au 31 décembre 2022 | 1,07 %, à parts égales (avenant n° 51 du 15 octobre 2020, étendu le 2 avril 2021) | Imposé par la branche |
| Du 1ᵉʳ avril 2016 au 31 décembre 2020 | 1,01 %, à parts égales, portabilité incluse (avenant n° 44 du 15 juin 2016, étendu le 4 mai 2017) | Imposé par la branche |
| Exemple non-cadre à 2 000 € brut | 26,00 € par mois, dont 13,00 € employeur et 13,00 € salarié | Imposé par la branche |
| Exemple cadre à 4 000 € brut | 52,00 € par mois au titre de la branche, dont 26,00 € employeur ; minimum légal de 1,50 % T1 = 60,00 € à la charge de l'employeur, soit 34,00 € à compléter | Obligatoire (loi) |
| Affectation de la part salariale | Le salarié finance intégralement l'incapacité de travail dans sa quote-part ; part prioritaire au capital décès de l'ANI 2017 | Imposé par la branche |
Choix de l'assureur
Aucun organisme recommandé : comment choisir et sécuriser votre contrat
En santé, la branche n'a jamais recommandé d'organisme : l'accord de 2017 définit un socle et laisse chaque entreprise libre de son assureur. En prévoyance, l'article 8 du titre V, rédigé en 2005, écrit encore que les entreprises « sont tenues d'affilier leur personnel » à AG2R Prévoyance pour le décès, l'incapacité, l'invalidité et la maternité, et à l'OCIRP pour la rente de conjoint. Cette clause de désignation est antérieure à la décision du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013 qui a interdit d'imposer un assureur à toute une branche : elle est caduque. Le préambule de l'avenant n° 44 de 2016 annonçait un réexamen du régime avec la mise en concurrence prévue par l'article L. 912-1 du code de la sécurité sociale, mais aucun texte étendu n'a depuis publié de recommandation. AG2R reste l'assureur historique du régime, auprès duquel beaucoup de magasins sont encore affiliés, sans qu'il s'agisse d'une obligation.
Cette liberté a une contrepartie : sans contrat cadre de branche ni tarif négocié, c'est à vous de vérifier la conformité. En santé, comparez le contrat au tableau de 2019 poste par poste, en particulier le dentaire à 195 %, la grille optique, la chambre particulière à 0,95 % du PMSS et les deux séances de médecine douce. En prévoyance, vérifiez que le contrat reprend les deux options décès, le double effet, une rente de conjoint équivalente à celle de l'OCIRP, l'incapacité à 75 % et 90 % avec une franchise calée sur vos obligations de maintien, l'invalidité et le complément maternité. Demandez à l'assureur une attestation de conformité à la convention 1686.
Pour une TPE de deux à cinq salariés, regrouper santé et prévoyance chez un même assureur simplifie la gestion et les déclarations. Si vous employez des cadres, prévoyez dès le départ le complément nécessaire pour atteindre 1,50 % de la tranche 1 à la charge de l'employeur. Dans tous les cas, l'acte de mise en place, décision unilatérale ou accord, doit préciser les bénéficiaires, le niveau de garanties, la répartition et les dispenses retenues. Des branches voisines ont fait un choix comparable de socle sans assureur recommandé, comme les commerces de détail non alimentaires ou le négoce de l'ameublement.
| Critère | Règle applicable | Statut |
|---|---|---|
| Assureur santé | Libre : aucun organisme recommandé ni contrat cadre | Vous restez libre |
| Assureur prévoyance | Libre : désignation d'AG2R Prévoyance et de l'OCIRP de 2005 caduque, aucune recommandation étendue depuis | Vous restez libre |
| Tarif santé | Non fixé par la branche ; seul le partage à 50/50 s'impose | Vous restez libre |
| Garanties santé | Au moins le tableau de l'avenant du 12 septembre 2019, ligne à ligne | Imposé par la branche |
| Garanties et taux de prévoyance | Garanties du titre V et cotisation de 1,30 % partagée à moitié ; un contrat moins cher à garanties égales reste possible, la répartition demeurant de moitié | Imposé par la branche |
| Formalisme | DUE, accord collectif ou référendum visant la convention, notice remise à chaque salarié à l'embauche et à chaque évolution (titre V, art. 6) | Obligatoire (loi) |
Récapitulatif : ce qui s'impose et ce qui reste ouvert
Dans l'électroménager, l'audiovisuel et l'électronique grand public, la branche fixe un socle de garanties santé et un régime de prévoyance complet avec son taux, mais ne publie aucun tarif santé et ne recommande aucun assureur.
Imposé par la loi
S'applique à toute entreprise employeur
- Contrat responsable et panier de soins ANIPlancher légal, dépassé par le tableau de branche en dentaire et en optique
- Portabilité jusqu'à 12 moisSanté et prévoyance, financée par mutualisation
- Prévoyance des cadres à 1,50 % de la tranche 1À la charge de l'employeur ; non couverte par les 0,65 % de la branche
- Maintien légal de salaire après 1 anS'applique lorsque le barème conventionnel ne joue pas ou est moins favorable
Imposé par la convention
Accord du 13 avril 2017, avenant du 12 septembre 2019 et titre V révisé en 2025
- Santé pour tous les salariés dès l'embaucheTableau minimal de 2019, dispenses de l'article R. 242-1-6
- Cotisation santé partagée à 50/50Sans montant fixé ; ayants droit à la charge du salarié
- Maintien de salaire des articles 29 et 3030 à 60 jours à 100 % après 3 ans, 2 ans pour les cadres
- Prévoyance à 1,30 % du salaire brutDécès 75 à 125 %, rente de conjoint, incapacité 75 ou 90 %, invalidité, maternité
Vous restez libre
Rien ne vous est imposé sur ces points
- L'assureurAucun organisme recommandé, en santé comme en prévoyance
- Le tarif et le niveau de la mutuelleAu-dessus du socle, options et renforts à votre main
- Une participation supérieure à 50 %Sur la couverture du salarié ou de sa famille
- Intégrer les niveaux III et IV aux cadresDu niveau III échelon 1 au niveau IV échelon 3, depuis 2025
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1686 pour la vente, le dépannage et l'installation d'électroménager, de TV, hi-fi, multimédia, téléphonie et antennes.
Prenez l'accord de 2017 et le titre V comme référence
Tableau santé de 2019, garanties de prévoyance de 2005, taux de 1,30 % au 1ᵉʳ janvier 2026, articles 29 et 30.
Consultez plusieurs assureurs
Aucun organisme recommandé : comparez les contrats ligne à ligne et exigez une attestation de conformité à la convention.
Fixez le financement
Santé à 50 % au moins pour l'employeur, prévoyance à 0,65 % chacun, complément à 1,50 % de la tranche 1 pour les cadres.
Formalisez et informez
DUE, notices, dispenses écrites dans le mois de l'embauche, paramétrage du maintien de salaire et du relais de prévoyance.
Pour formaliser la mise en place, utilisez le modèle de DUE prêt à personnaliser.
Questions fréquentes, Audiovisuel, électronique et équipement ménager
Oui, pour tous les salariés et dès l'embauche. Au-delà de l'obligation légale, l'accord du 13 avril 2017 de la convention 1686, étendu le 15 février 2018, impose un tableau de garanties minimal, révisé au 1ᵉʳ janvier 2020, et un financement partagé à 50 % entre l'employeur et le salarié. Il ne prévoit aucune condition d'ancienneté.
La convention ne fixe aucun montant : ni tarif en euros, ni taux en pourcentage du plafond de la sécurité sociale. Seule la répartition est imposée, 50 % pour l'employeur et 50 % pour le salarié. Le coût dépend donc de l'assureur retenu, pour des garanties au moins égales au tableau de 2019. Faites établir plusieurs devis sur la base de ce tableau : c'est le seul moyen de connaître le prix applicable à votre entreprise.
Non. Le tableau de branche dépasse le panier légal sur plusieurs postes : prothèses dentaires et orthodontie à 195 % de la base au lieu de 125 %, monture à 80 € et verres de 80 à 180 € chacun, lentilles à 7 % du PMSS sur deux ans, chambre particulière à 0,95 % du PMSS par jour, 38,05 € en 2026, accompagnant d'un enfant hospitalisé et deux séances de médecine douce à 60,08 €. Un contrat strictement limité au panier ANI n'est pas conforme.
Non. Le titre V de la convention mentionne encore AG2R Prévoyance et l'OCIRP, désignés par l'avenant du 16 novembre 2005, mais une clause de désignation ne peut plus être imposée depuis 2013 et aucun texte étendu ne l'a remplacée par une recommandation. En santé, la branche n'a jamais recommandé d'organisme. Vous choisissez librement, à condition de reprendre les garanties et la répartition conventionnelles.
1,30 % du salaire annuel brut depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, contre 1,24 % auparavant, en application de l'avenant n° 62 du 12 novembre 2025 étendu par arrêté du 18 mars 2026. La cotisation est partagée à moitié, 0,65 % pour l'employeur et 0,65 % pour le salarié, et le salarié finance dans sa part la garantie incapacité de travail. Pour un salaire de 2 000 € brut, cela représente 26,00 € par mois, 13,00 € chacun.
Après trois ans d'ancienneté, l'employeur maintient 100 % du salaire à partir du quatrième jour pendant 30 jours, puis 80 % pendant 27 jours après cinq ans, ou 100 % pendant 60 jours après huit ans. Les cadres sont indemnisés dès le premier jour après deux ans d'ancienneté, jusqu'à 90 jours. En accident du travail, il n'y a ni condition d'ancienneté ni carence. Entre un et trois ans d'ancienneté, le maintien légal s'applique. La prévoyance prend ensuite le relais à 75 % du brut, 90 % en accident du travail.
Le bénéficiaire choisit entre deux formules. Soit un capital de 75 % du salaire annuel brut pour un salarié seul sans enfant, 100 % s'il est marié, pacsé ou en concubinage, 125 % avec un enfant à charge et 25 % de plus par enfant supplémentaire. Soit un capital de 100 % assorti d'une rente éducation de 5 % du salaire par enfant jusqu'à 17 ans et de 7 % ensuite. S'y ajoutent la rente de conjoint survivant de l'OCIRP, ou à défaut un capital de 25 %, et un second capital pour les enfants si le conjoint décède à son tour.
La convention ne prévoit pas de grille distincte : les cadres relèvent du même régime à 1,30 %. L'employeur doit néanmoins respecter l'ANI du 17 novembre 2017, qui lui impose de financer seul 1,50 % de la tranche 1 du salaire de ses cadres, en priorité sur le décès. La part patronale de branche, 0,65 %, n'y suffit pas ; un complément est nécessaire. Depuis 2025, l'entreprise peut en outre rattacher à la catégorie des cadres ses salariés classés du niveau III échelon 1 au niveau IV échelon 3.
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- Cabinets d'avocats (personnel salarié)
- Géomètres-experts et topographes
- Commerce à distance et e-commerce
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- Industrie textile
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- Bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, horlogerie
- Habillement : maisons à succursales
- Professions de la photographie
- Activités du déchet
- Taxis
Sources : Convention collective nationale des commerces et services de l'audiovisuel, de l'électronique et de l'équipement ménager du 26 novembre 1992, IDCC 1686, étendue par arrêté du 9 mars 1993 ; articles 29 et 30 des clauses générales et article 6 de l'avenant « cadres » (Légifrance, KALICONT000005635164, KALITEXT000005680147) · Accord du 13 avril 2017 relatif à la mise en place du régime frais de santé, étendu par arrêté du 15 février 2018 (JORF du 21 février 2018), KALITEXT000036026086 ; avenant n° 1 du 12 septembre 2019, étendu par arrêté du 3 avril 2020 (JORF du 9 avril 2020), KALITEXT000041686378, tableau des garanties publié au BOCC 2019-48 · Titre V « Prévoyance » de la convention : avenant n° 19 du 1ᵉʳ mars 2000, étendu le 21 juin 2000 ; avenant n° 31 du 16 novembre 2005, étendu le 30 mai 2006 ; avenant n° 44 du 15 juin 2016, étendu le 4 mai 2017 ; avenant n° 51 du 15 octobre 2020, étendu le 2 avril 2021 ; avenant n° 55 du 15 novembre 2022, étendu le 5 avril 2023 ; avenant n° 62 du 12 novembre 2025, étendu par arrêté du 18 mars 2026 (JORF du 2 avril 2026), KALITEXT000053504259 ; accord du 8 octobre 2024 relatif aux catégories de bénéficiaires, étendu le 20 mars 2025, KALITEXT000051191166 · Articles L. 911-1, L. 911-7, L. 911-8, L. 912-1, R. 242-1-1, R. 242-1-6 et D. 911-2 du code de la sécurité sociale ; articles L. 1226-1 et D. 1226-1 et suivants du code du travail (maintien légal de salaire) ; ANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres ; plafond de la sécurité sociale 2026 (PMSS 4 005 €, PASS 48 060 €)